Mardi Globenet #24

, par antoine

Mardi, le deuxième du mois, au CICP, comme d’habitude...

Une ambiance résolument low-tech pour ce 13 mars 2007. Pas de nouvelles des provinciaux = on n’essaie même pas de brancher la
soucoupe/boite à audio-conférence. Pas de Gobby, pas de IRC.
Un seul ordi ouvert... . On allume le néon qui sert de
plafonnier. Un camion poubelle passe dans la rue Voltaire...

Présents : Yanic, Jacques B, Valentin, Nicolas, Antoine, Jean Michel,
Alejo, un ingénieur UNIX, (ci après ’l’ingénieur’) et deux témoins discrets.

POINT LEGAL :

Valentin fait remarquer qu’au cas un individu (usager de No-Log) croirait qu’en
utilisant no-log, il pourrait commettre des actes illégaux en toute
impunité, il se trompe.

L’ingénieur est scandalisé par le fait que la loi permette aux autorités
de contraindre les FAI de suivre les faits et gestes des internautes à la
trace. Il se demande pourquoi le public reste si passif face à cette
surveillance de masse.

Valentin répond que les internautes ne se rendent pas compte des traces
qu’ils laissent sur internet et que le sujet est technique, donc peu
mobilisateur.
Antoine se plaint de l’obscurité typographique des directives européennes
sur le sujet (et sur les autres) (la commission met en ligne ces textes au
format PDF, écrit petit sur deux colonnes).
L’ingénieur et Nicolas font remarquer que les textes nationaux, sur
Légifrance, sont édités en HTML
Quelqu’un (Jacques ?) dit que de toute manière le format pdf n’est ni fait
ni à faire.

POINT COMPTABLE : qui paie ses dettes s’enrichit.

Globenet a réglé sa dette auprès de Transpac 6500 euro environ. Résultat :
la trèsorerie s’en ressent – 1500 actuellement, + 2500 attendus à la fin
du mois.
Ce déficit temporaire vient aussi du retard de paiement des connexion :

voici ce qui se passe :
Quand les no-logiens et no-logiennes se connectent à internet par no-log
(RTC)
leurs opérateur télécom versent des royalties à une grosse firme télecom
 : Completel.
Completel loue des lignes de téléphone à une petite entreprise qui
s’appelle Neuronnexion.
Neuronnexion transforme le signal téléphone en signal internet.
Elle dispatche ensuite le signal internet entre ses clients (dont
Globenet) comme une gare de triage.

L’argent suit le même chemin :
Completel reverse une part des royalties à Neuronnexion
Neuronnexion les reverse ensuite à Globenet, à Y et à Z.
Mais (on y vient), seul Completel connait les parts de royalties qui
revient aux différents clients de Neuronnexion.

Et comme Completel ne fournit pas ces parts chaque mois comme il devrait
le faire, Neuronnexion ne sait pas à qui il doit reverser l’argent et donc
cet argent n’arrive pas à Globenet. On prévoit d’insister auprès de
Competel.

POINT TECHNIQUE : RAID, RAID et RAID

Soit Bender, le serveur de webmail de no-log.
Soit son architechture actuelle en RAID 5
(4 disque de données et 1 disque qui répartit les redondances)
Sachant que notre fournisseur de matériel nous a prèté une nouvelle
machine pour faire des tests (avec la fameuse carte mère PCIX).
Sachant que personne n’a eu le temps de faire ces tests.
Déterminer quelle est la meilleure architecture matérielle pour Bender :

- RAID 1 ? : à chaque disque qui reçoit des données correspond 1 disque
’miroir’ de sauvegarde

- « RAID 10 » (RAID 1 + 0) ? : (des ’grappes’ de RAID 1).

Valentin propose de tirer à pile ou face.
L’ingénieur rappelle que sous UNIX la place des données ’écrites’ sur les
disques change au fur et à mesure.

Valentin dit que ce que vise no-log est avant tout la fiabilité, la
rapidité de la transmission des données étant de toute manière limitée par
la vitesse des disques. Il part du principe que « il faut doubler la
capacité disque ».

POINT INTERNEWS : suite et fin.

Triste fin (pour Globenet) du feuilleton Internews.
On rappelle : Internews, site de rediffusion de news et de formation
technique pour les média des PVD demandait de plus en plus de sous
comptes. Globenet leur avait proposé de migrer sur un serveur dédié.
Les responsables de ce site ont discuté de Spip avec Yanic,
puis d’hébergement avec Lunar, Nicolas et Jacques. A la fin de tout cela,
ils nous annoncent que suite à une procédure d’appel d’offre (dont on
prend connaissance ex-post), ils quittent Globenet pour aller chez
Netaktiv.

Silence pesant car :
- Globenet et Netaktiv sont associés dans le GIE Gitoyen.
- La baie de Netaktiv et de Globenet sont voisines.
- Les ingénieurs (bénévoles) de Globenet ont l’impression d’avoir déjà
échangé des services avec les ingénieurs (salariés) de Netaktiv
Or Globenet et Netaktiv apparaissent maintenant comme des concurrents sur
le ’marché’ de l’hébergement associatif.

On s’interroge sur les raisons du revirement d’internews. Peut être un
hébergeur avec des salariés, répondant au téléphone, ect, apparaît plus
présentable face aux bailleurs de fonds d’une association subventionnée
(Internews a beaucoup de partenaires officiels).

Après la réunion, tous ces parisiens vont prendre un verre en bavardant
jusqu’au dernier metro.