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14/06/04

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du n° 263 - 15 juin 2003

L’Adar privilégie-t-elle les réseaux ?

En 2004, 10 % du budget de l’Agence de développement agricole et rural (Adar), soit 9 millions d’euros, seront consacrés aux appels à projet du " programme d’innovation et de prospective ".

L’Adar financera une partie des actions du développement agricole par un appel à projets. La procédure de cet appel a été publiée le 24 mai. Un des critères largement mis en avant est l’organisation collective de partenaires du développement agricole, dont la recherche. En effet, sur demande de la DGER1, deux compléments à l’appel à projets ont été envoyés aux organismes concernés, détaillants les " Unités mixtes technologiques " et les " réseaux thématiques " ; ces deux formes de regroupement associent organismes de recherche publique ou d’enseignement supérieur et organismes de développement agricole. Si cette priorité est confirmée, elle pourrait élargir les bénéficiaires des crédits de l’Adar.
En effet, l’appel à projets est ouvert à tous les organismes visés par l’article L 820-1 du code rural, peu restrictif
2. Si l’Adar n’a pas l’intention de multiplier ses interlocuteurs, elles pourraient cependant favoriser les partenariats les plus imposants. La logique réticulaire se substitue à celle locale mise en avant lors de la précédente procédure d’appel d’offre dans le cadre des CTE (Contrat territorial d’exploitation). Les syndicats agricoles sont également concernés par cette procédure.
L’appel à projets se décline selon cinq thèmes : Mettre au point et évaluer des systèmes de productions et d’organisation innovants ; innover sur les méthodes et les outils ; développer l’observation des pratiques et des systèmes agricoles et de leur l’impact  sur l’exploitation ; concevoir des méthodologies pour asseoir l’agriculture dans le développement territorial ; renforcer les compétences en matière de nouvelles technologies. Sur ce dernier point, la Confédération paysanne a obtenu lors d’un conseil d’administration que les projets sur les biotechnologies ne soient pas retenus, " au grand dam de Coop de France ", selon Jean-Jacques Bailly, représentant du syndicat.
Les candidats ont jusqu’au 9 juillet pour remettre leur " manifestation d’intérêt " à l’Adar, les dossiers devant ensuite être remis au cours du mois d’octobre. Une évaluation des projets sera réalisée par un jury d’une dizaine d’experts indépendants des organismes professionnels. Des candidatures comme MM. Mazoyer de l’Ina P.G. ou Boiffon de l’Inra ont été retenues. L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture a néanmoins réclamé un représentant. C’est maintenant au ministre de l’agriculture de trancher. La liste des projets lauréats et le montant des concours attribués à chacun d’eux relèvent au final du conseil d’administration de l’Adar, dans lequel la profession agricole est majoritairement représentée.

M. R.

1 Direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’agriculture.

2 " Les actions du développement agricole sont réalisées de façon concertée avec le concours de l’État et éventuellement des collectivités territoriales par des organismes publics ou privés, en particulier les chambres d’agriculture, les établissements agricole et les groupements professionnels… "

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