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 du
n° 207 - 19 février 2002
Un plan d’action breton pour l’exemple
Le plan d’action breton signé le 4 février en présence
des ministres Jean Glavany et Yves Cochet ne cible pas seulement la pérennité
du développement de l’agriculture et de l’agroalimentaire, il se centre sur
la reconquête de la qualité de l’eau. Un objectif qui ne figurait pas dans
la mission initiale du « Monsieur crise » dépêché par le
ministère de l’agriculture en décembre 1999.
Un plan consensuel…
Le plan d’action "pour un développement pérenne de l’agriculture
et de l’agroalimentaire en Bretagne et pour la reconquête de la qualité de l’eau"
vient d’être bouclé par les autorités régionales. La signature de ce plan
a suscité une large adhésion. Outre les organisations professionnelles
agricoles et agroalimentaires engagées depuis la charte de l’agriculture
pérenne (TRI 198), des associations
ainsi que la Confédération paysanne ont finalement décidé de signer le plan,
non sans réserves. Le dispositif d’action s’étale sur 5 ans et mobilisera
quelque 106 M € de la part de l’Etat, et 22 M € de la Région.
…où chacun se fait entendre
Chaque partie intéressée a fait valoir sa conception du plan d’action.
Les responsables agricoles et agroalimentaires, ainsi que la Région ont
réaffirmé leur attachement au maintien du potentiel de production en refusant
toute régression du cheptel notamment. Selon eux, il faut continuer coûte que
coûte à promouvoir le modèle breton basé sur « l’extraction de
matières premières de qualité », seul capable de sauvegarder « 50
000 emplois durables » (sic). Les associations de protection de la
nature, de consommateurs et d’agriculture durable et biologique, ainsi que la
Confédération Paysanne ont, elles, exprimé leurs réserves sur le financement
des usines de traitement et la cessation d’activité d'agriculteurs. Ces
réserves ont été confortées par Yves Cochet qui juge le plan seulement « acceptable
en tant que premier pas ». « Il a permis de franchir une
étape cruciale dans le rapprochement des points de vue », selon Jean
Glavany. Son efficacité dépend cependant d’une réforme de la Politique
agricole commune qui corrigerait les déséquilibres entre les systèmes de
production mis en concurrence sur le terrain.
S. F.
Les axes du plan
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Actions |
Financements d’État supplémentaires
2002-2006 (millions €) |
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Agronomie
Charte des prescripteurs et développement des actions agronomiques
Acquisition de matériels spécifiques (désherbineuses…)
Couverture des sols en hiver
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32
(30.5) |
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Agriculture de qualité
Appui aux démarches de certification (dont agriculture biologique)
Dynamisation des filières
Qualification des exploitations
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4.2 |
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Stratégie agroalimentaire régionale
Sécurité des aliments et qualité globale dans les IAA
Environnement
Conditions d’exercice des métiers dans les IAA
Logistique-transports
Veille réglementaire, sociologique, économique
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3.68 |
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Résorption des excédents d’azote
Stations de traitement des lisiers (porc)
Unités collectives d’incinération (volaille)
Composteurs de fumier (bovins et volaille de chair)
Réduction volontaire de cheptel
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40.11
(28.66) |
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Maîtrise sanitaire et bien-être
Sécurité des aliments
Epidémio-surveillance et épidémio-vigilance
Maîtrise de l’utilisation des médicaments et résidus
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1.8 |
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Emploi-formation
Emploi-formation dans les IAA et les exploitations
Conditions de travail dans les IAA
Conditions de vie des actifs agricoles (dont CTE MSA)
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10.9
(9)
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Actions d’accompagnement
Renforcement de l’action publique
Recherche-développement
Soutien à l’innovation et au changement
Suivi et évaluation
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13.65 |
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Total |
106 |
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