Ours de TRI

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03/05/01

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  du numéro 188

Re-blocage à l’Anda

L'assemblée générale de l'Association nationale pour le développement agricole interrompue par le départ de son président, furieux des positions présentées par l’administration.

L’Anda, organe paritaire entre l’administration publique et la profession agricole gère les financements de développement agricole. Depuis un an, cette institution traverse une tourmente : sa gestion contestée a incité une réforme actant le pluralisme et la transparence dans le financement syndical (TRI 179). Ainsi, depuis 18 mois, la Confédération paysanne y siège et l’assemblée générale du 25 avril accueillait la Coordination rurale. Elle a renouvelé le président, Gilbert Bros (Fnsea).
Le clash est venu lors du vote du cadrage budgétaire 2002/2006. Le budget 2001, transitoire entre deux périodes de programme pluriannuel, reconduit à l’identique toutes les enveloppes sauf celle des syndicats. Celle-ci passe de 55 MF en 2000 à 73,67 MF pour intégrer le financement des syndicats minoritaires représentatifs. Concrètement, entre leurs enveloppes nationales et régionales : la FNSEA et CNJA totalisent  47,8 MF; la Confédération paysanne 17,7 MF et la Coordination rurale 7,1 MF. Pour 2002/2006, les conventions devaient être proportionnelles aux résultats des élections chambre d’agriculture de janvier 2001. La Fnsea a alors revendiqué une augmentation du budget syndical à 80 MF afin que la nouvelle clé de répartition ne diminue pas sa dotation. Le ministère de l’agriculture a exigé, quant à lui, un plafond à 70 MF pour permettre une réévaluation des enveloppes d’organismes nationaux de développement, à savoir la Fncuma et le regroupement d'associations de développement (Afip, Civam, Inter-Afocg) qui initient un pôle de promotion de l'agriculture durable avec les réseaux d’agriculture biologique (Fnab), de production fermière (Fnapf) et d’agricultures durable (Rad) et paysanne (Fadear).
Le ministère refusant d'aller au-delà dans la négociation, a mis hors de lui Gilbert Bros lequel a quitté la séance. Le désaccord porte sur moins de 5% du budget (4,5 MF sur 810 MF annuels) mais souligne le bras de fer entre le ministère et la Fnsea. L'enjeu est le reconnaissance de tout un courant associatif de développement agricole, touchant 50 000 agriculteurs et travaillant étroitement avec les réseaux consuméristes et environnementalistes. La Confédération paysanne se verrait volontiers jouer la médiation entre profession et administration, rôle inédit mais….suffisamment offensif ?

C. D.

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