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09/04/01

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Choix technologiques : la délibération collective se cherche

L’organisation d’une « conférence des citoyens » en juin 1998 pour débattre collectivement du choix technologique que représentent les OGM était la première expérience du genre en France. Si cette procédure constitue une innovation, elle n’en demeure pas moins accessoire.

Les conférences de consensus ont été lancées au Danemark il y a une quinzaine d’années. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont suivi le mouvement. Ces conférences sont destinées à préparer les débats parlementaires sur les choix technologiques, en plaçant les citoyens au centre d’un processus d’évaluation publique et contradictoire. Elles peuvent prendre la forme d’un dialogue entre un panel de citoyens et un panel d’experts, au cours d’une conférence publique qui dure plusieurs jours. La problématique porte sur des sujets de société qui mobilisent habituellement les connaissances scientifiques, mais qui selon leur complexité et leur portée éthique ou environnementale, doivent faire l’objet d’une appropriation sociale.
Depuis le milieu des années 1980, l'application des biotechnologies ou les risques globaux d’environnement sont les questions les plus fréquemment discutées.
La conférence des citoyens française portait ainsi sur l’introduction des OGM dans l’agriculture et l’alimentation. Elle a certes permis de confronter des savoirs scientifiques et des expertises à des valeurs sociales portées par un panel de citoyens. Le dispositif a ainsi stimulé la production d’une information transversale, à la fois hybride et prolixe. Cependant, la procédure délibérative s'est révélée tronquée dès lors que le gouvernement français avait autorisé la culture d'OGM (le maïs Bt de la firme Novartis) six mois auparavant (février 1997). On peut alors se demander si le « débat citoyen » visait à éclairer le choix d’une technologie socialement et culturellement appropriée ou à bien aider les politiques à cerner les modalités d’acceptation de celle-ci par les citoyens ?

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