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Actions citoyennes
Les campagnes d’opposition aux OGM ont
commencé en 1996, avec les premières importations de soja transgénique,
lancées par de nombreuses organisations (environnementalistes, de défense des
consommateurs, de promotion de l’agriculture durable ou biologique,
anti-mondialisation ou anti-capitaliste). Les anti-OGM n’ont pas tous les
mêmes ambitions. Le consensus est de demander un moratoire sur la
commercialisation des OGM. C’est par exemple l’exigence des agrobiologistes
aux Etats-Unis et de plusieurs organisations agricoles canadiennes,
brésiliennes et d’Afrique du Sud. En Europe, une pétition internationale
exigeant ce moratoire a été signée notamment par 82 députés européens.
Elle sera remise prochainement à Jacques Diouf, directeur de la FAO.
Entre l'exigence d'un étiquetage des produits avec OGM et le renversement du
productivisme agricole, une large latitude d'opinions s'exprime et de multiples
actions naissent partout dans le monde. En France, citons entre autres exemples,
l’Alliance paysans écologistes consommateurs de l’Isère qui s’est
adressée à deux cents maires pour interdire les OGM dans les cantines ;
les 430 unions locales de la Confédération de la consommation, du logement et
du cadre de vie (CLCV) qui ont interrogé le maire de leur commune pour savoir s’il
existe des essais de culture transgénique sur celle-ci ; le Mouvement
écologiste indépendant et France Nature Environnement qui demandent au
ministère de l’agriculture de rendre publiques les fiches d’informations
concernant les mises en cultures d’OGM ; le CRII GEN qui demande au
gouvernement et à différentes instances de l'Union européenne un référendum
sur les OGM… Au Japon, plusieurs associations de consommateurs, regroupées au
sein de "Non GMO Campain", ont demandé que les
autorisations de commercialisation soient évaluées par le ministère de la
Santé… D’autres actions, plus radicales, reposent sur la destruction des
recherches. Les actions de la Confédération paysanne et des Verts en France
ont leur équivalent en Australie, Belgique, Grande-Bretagne, Canada,
États-Unis, Inde ou encore Brésil.
Les pressions se dirigent également contre les firmes. Six agriculteurs
américains, soutenus par plusieurs associations (Foundation on Economic
Trends, National Family Farm Coalition, Soil Association, Amis de la Terre,
Greenpeace, Christian Aid, Coordination paysanne européenne) ainsi que
des paysans des États-Unis, d'Inde, du Panama et d'Europe intentent un procès
contre Monsanto pour son comportement oligopolistique sur les marchés des
semences et la commercialisation d’OGM, malgré l'absence de données fiables
sur leur sécurité.
Ces nombreuses actions visent souvent conjointement l'interdiction du brevetage
du vivant.
La dernière campagne d’opposition au brevetage du vivant
est à l’initiative de "Agir ici pour un monde solidaire". Cette
campagne de lettre, intitulé "Planète privatisée, défense
d'entrer", demande l'annulation de l'article 27.3b des accords de l'OMC sur
la Propriété Intellectuelle appliquée au Commerce et le soutien par la France
et l'Union Européenne de la position du groupe africain qui refuse tout
brevetage du vivant
Pour en savoir plus : www.infogm.org,
www.greanpeace.org,
www.crii-gen.org,
www.viacampesina.org,
www.amisdelaterre.org,
www.attac.org,
www.solagral.org,
www.grain.org,
www.resistanceisfertile.org,
www.ecoropa.org/brevets/
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