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29 septembre 2000 |
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La campagne aux élections chambres d’Agriculture démarre Les élections des membres des chambres d'Agriculture auront lieu le 31 janvier prochain pour un mandat de six ans. Les syndicats agricoles fourbissent leurs armes. Ca y est ! la campagne entre en campagne... La FNSEA a lancé le mouvement au salon des professionnels de l’élevage (Space), mi-septembre, à Rennes. Choisir un espace professionnel ne tient pas du hasard. Luc Guyau, président de la FNSEA, y a présenté son nouveau livre, intitulé Le défi paysan, lequel sert de fondement à la campagne. Il y explique pourquoi les agriculteurs sont fiers de ce qu’ils font, la nécessaire alliance avec les consommateurs et défend le modèle agricole et alimentaire européen. Comme d’habitude, la FNSEA et le CNJA * font cause commune. « L'agriculture se conjugue au futur » sera leur slogan. Jouant la carte de la proximité, les leaders syndicaux sillonneront les régions dans un bus alimenté aux biocarburants. "Au moins deux fois", a précisé Luc Guyau qui a ajouté qu’ « il n'y aura pas de grand meeting, cela coûte trop cher », faisant allusion au coût du grand rassemblement de Millau organisé par la Confédération paysanne le 30 juin dernier (TRI 169). Le syndicalisme majoritaire souhaite à cette occasion, à la fois faire le bilan de sa présence sur le terrain (18 000 questionnaires) et se positionner comme un acteur porté vers l’avenir, participant à « l'équilibre mondial », conjuguant modernité (avec une ouverture notamment sur les biotechnologies) et qualité. FNSEA et CNJA espèrent réaliser un score supérieur à 50% des scrutins et regagner les départements aux mains de la Confédération paysanne (Finistère, Loire-Atlantique, Réunion, Guyane) et de la Coordination Rurale (Calvados). En 1995, la Confédération paysanne représentait 20,6% des voix. Le 20 septembre, lors de la conférence de presse lançant la campagne pour son syndicat, José Bové, porte-parole, a souligné que le contexte avait depuis, fortement évolué. S’appuyant sur l’écho des manifestations de Seattle et de Millau, il estime que le modèle agricole prôné depuis 30 ans est largement mis en cause : concentration, disparition des petits et moyens paysans, dégâts sur l'environnement et sur la qualité des produits. Le slogan de campagne, « le monde a besoin de tous ses paysans » reprend celui du congrès d'Argentan (TRI 161). « Notre but est de réorienter la politique agricole et que les paysans puissent dire : une autre politique agricole est possible », explique Julien Bertaud, secrétaire général. « C’est l’occasion d’aborder des thèmes qui nous sont chers comme la répartition des aides, la défense des agriculteurs en difficulté, les problèmes de foncier, etc. » ajoute Patrice Vidieu, autre porte-parole. La Confédération espère aussi un « bon » score, sans préciser son pronostic. Troisième force syndicale agricole, la Coordination rurale (12% des voix en 1995), se donne pour objectif d’être présente dans tous les départements, « sans alliance avec qui que ce soit », précise François Lucas, son président. « Dans les départements où nous serons un peu justes, nous passerons éventuellement des accords avec des groupes informels. Mais pas question de s’entendre avec la Confédération paysanne ou le Modef. Par contre, après le scrutin, en fonction des résultats, on pourra discuter de la répartition des postes de responsabilité ! », ajoute-t-il. A-M. R. et C. D. FNSEA : Fédération nationale des syndicats
d'exploitants agricoles; |
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