Ours de TRI


 8
SEPTEMBRE 2000

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Quelle dimension territoriale pour les CTE ?

Des logiques qui, trop souvent, s’ignorent

Depuis quelques mois, différents réseaux (1) réfléchissent ensemble à la dimension territoriale des CTE. Ils observent pour cela ce qui se passe dans une dizaine de sites. Trans Rural Initiatives aura bientôt l’occasion d’évoquer plus précisément ce travail, mais il a paru intéressant de faire dès maintenant écho aux premières analyses qu’il a produites.

Alors que cette recherche-action remplit de fait une fonction d’observatoire sur la mise en œuvre du CTE, les éléments collectés dans les dix sites suscitent de nombreuses craintes. Il semble en effet que les CDOA et l’administration ne manifestent guère d’exigence, notamment en ce qui concerne la dimension territoriale que doit théoriquement inclure un CTE. Les règles et les critères d’attribution restent flous. Pire : dans au moins un cas, la partie financière du contrat a été modifiée après signature, les consignes ministérielles ayant dans l’intervalle changé...

Ce constat globalement inquiétant peut être complété par une typologie des acteurs en présence.

  • Dans les dix départements concernés, l’administration se montre plutôt ouverte à une approche réellement territoriale du CTE. Elle est néanmoins sensible aux rapports de force départementaux.
  • Les organisations professionnelles défendent pour la plupart une approche a minima du CTE. Il est toutefois intéressant de pointer certaines nuances entre, par exemple, la Chambre d’Agriculture et l’Adasea d’un même département.
  • Les élus se divisent en deux catégories. D’une part, la petite frange de ceux qui étaient déjà impliqués dans une démarche territoriale (Parc naturel régional, projet intercommunal...) et qui s’impliquent. D’autre part, la très grande majorité que constituent les autres et qui, avec des nuances, ne se sentent guère concernés, n’y comprennent pas grand chose, estiment que c’est aux agriculteurs de régler ces affaires entre eux...
  • Les « environnementalistes » et les représentants d’associations de consommateurs sont souvent perdus devant la technicité des dossiers agricoles.

Pour (au moins) les deux dernières catégories, un effort d’information et de formation s’impose.

(1) Afip, Civam, Cuma, CPIE, MRJC, Inter-AFOCG et Accueil paysan. Ce projet est soutenu par le ministère de l’Agriculture (DERF) et l'Anda (association nationale de développement agricole).

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