Quelle
dimension territoriale pour les CTE ?
Identifier les intérêts des uns et des autres
Dans un autre registre, il semble difficile d’identifier les intérêts
respectifs que peuvent défendre les différentes catégories d’acteurs
dans une approche territoriale du CTE. Quelques hypothèses sont toutefois
envisageables et méritent sans doute d’être testées.
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Les agriculteurs sont confrontés à
une mise en cause de plus en plus explicite des soutiens publics dont
ils bénéficient. Le CTE doit notamment permettre de « relégitimer »
ces soutiens. Très concrètement, et même si les textes ne le
prévoient pas, ne serait-il pas intéressant de joindre à une demande
individuelle de CTE des textes d’environnementalistes, de
consommateurs, d’élus, etc., expliquant pourquoi (et à quelles
conditions) ils soutiennent le projet présenté ?
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Pour les environnementalistes, le CTE
représente une possibilité de trouver de nouveaux relais dans la
sphère agricole.
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Pour les élus, le CTE représente une
possibilité d’influer sur la gestion d’une partie importante des
territoires dont ils se sentent responsables.
Il serait dommage pour tout le monde que le dialogue ne parvienne pas à
s’approfondir entre ces différentes parties. En particulier, les
agriculteurs auraient à craindre que ne se généralise la pratique de
contrats proposés à certains d’entre eux par des collectivités locales,
les Agences de l’eau ou des groupes minéraliers (Vittel...) : outre
que les termes de ces contrats ne sont guère négociables, leur
multiplication ne pourrait que tendre à fragiliser encore davantage la
légitimité des financements publics.
Enfin, il serait intéressant de commencer à poser dès maintenant la
question des critères d’évaluation qui pourraient être retenus pour
mesurer les effets d’une approche territoriale des CTE. Avancer sur cette
question permettrait bien évidemment de débattre des objectifs
poursuivis...
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