L'impair de la matière (l'électron libre)

Pour la Science, no 299, septembre 2002

Les quantas ne se limitent pas aux photons mais à toutes les particules qui sont aussi des ondes : bosons ou fermions. Les bosons (comme le photon) sont des particules qui transportent une interaction, une onde, un quantum d'énergie dans un flux. Les bosons sont ouverts, inertes et grégaires. Les fermions constituent la matière, sa résistance (quarks, électrons), ils sont exclusifs, réactifs et solitaires. "Les fermions obéissent au principe d'exclusion de Pauli, selon lequel deux fermions de la même espèce ne peuvent se trouver dans le même état quantique en même temps. En revanche les bosons s'assemblent dans le même état".

L'intéressant est d'avoir découvert que la propriété des fermions tenait à leur propriété "impaire". En effet, les fermions ont tendance à se lier par paire, les paires se comportent alors comme des bosons, de sorte qu'un fermion composite peut se décrire comme une assemblage de n bosons + 1 fermion, le "plus-un", l'électron libre. "Les assemblages de nombre pair de fermions sont des bosons composites, tandis que les assemblages de nombre impair de fermions sont des fermions composites". Ainsi les Protons et Neutrons sont des fermions composites de 3 quarks férocement accrochés, mais lorsqu'ils s'assemblent pas paire, ils deviennent des bosons composites, doux comme des agneaux.

Les règles de la "supersymétrie" semblent impliquer qu'il faudrait associer à chaque boson (photon par exemple) un fermion (photino), de même qu'à un électron devrait être associé un "selectron". A vrai dire, je ne comprends pas ce que cela peut vouloir dire (sinon diviser le boson et coupler les fermions) alors que le caractère d'impair de la matière, de défaut de l'Être, de discordance, de perturbation, de résistance de la matérialité des particules me semble très suggestif, l'impair introduisant un état de liberté, d'excitation supplémentaire, se caractérisant par  une fonction d'onde individualisée, une résonance locale qui se fixe, ne se propage pas, alors que les bosons se coulent dans le flux général.

Si E=mC2, la matière serait ce qui freine la propagation de l'énergie, la matière c'est donc bien l'inertie, l'ombre de la lumière.

Pour la Science no 300, octobre 2002

Les particules matérielles n'exhibent pas leurs propriétés ondulatoires tant la longueur d'onde qui les décrit est petite. Cette longueur d'onde, dite de Broglie, est inversement proportionnelle à la vitesse et à la masse de l'objet considéré... p136

hn=mC2 où n est la fréquence. La vitesse est C2/n

Plus la vitesse et la masse de l'atome sont élevés plus la longueur d'onde est petite. Il semble que là encore, la matière est dans le défaut de transmission, de longue portée, la friction d'ondes ultra-courtes comme refermées sur elles mêmes. Le couplage de deux fermions pourrait donner une onde plus longue (somme des deux fermions ?) mais cela contredirait le fait que la masse supérieure implique une longueur d'onde inférieure, à moins que cette contrainte ne s'applique qu'à l'électron libre, au fermion qui reste. En effet, pour qu'il y ait solidification, il faut des collisions de 3 atomes. 2 restant collés tandis que le troisième enmagasine l'énergie excédente. Quand on voit la confusion de la théorie des cordes, il est bien présomptueux de dire quoi que ce soit de valable ! On peut juste donner matière à démenti aux spécialistes de nos représentations imaginaires.
10/09/02

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