Secrétariat Exécutif de ENDA-TM
Jacques BUGNICOURT
5, rue Kléber, Dakar
Sénégal
Tél : (221) 821 60 27/822 42 29/ 822 21 25
e-mail : se@enda.sn

Trois équipes de ENDA-TM au SÉNÉGAL

GRAF (Groupe Recherche Action Formation)
Sahel et Afrique de l'Ouest
Emmanuel SEYNI NDIONE
BP 13069, Grand Yoff, Dakar
Sénégal
Tél : (221) 827 20 25/ 827 16 72/827 16 76
Fax : (221) 827 32 15
e-mail : graf@enda.sn/ graf@sonatel.senet.net


RUP (Relais pour le développement Urbain Participé)

Malick GAYE
Volets coordination régional et information
54, rue Carnot, BP 3370, Dakar Sénégal
Tél : (221) 822 09 42
Fax : (221) 822 26 95/ 823 51 57
e-mail : rup@enda.sn

Principaux champs d'activité :
- gestion urbaine (ville et village)
- assainissement et accès à l'eau
- production sociale de logement
- éducation à la santé
- coordination de réseaux régionaux et globaux

Les membres de l'équipe :

Nfally Badiane
Mamadou Bassene
Ibou Bodian
Khady Diagne
Badara Dieng
Loly Diouf
Sabine Kete
Emmanuel Ndene
Bruno de Reviers
Marième Sy


ECOPOLE Ouest Africaine

Rue Félix Eboué, Dakar
Sénégal
Tél : (221) 823 56 63
Fax : (221) 822 26 95

Principaux champs d'activité :
- lutte contre la pauvreté, pour la créativité et la citoyenneté
- aménagement de quartiers défavorisés
- culture populaire.

 

Projet de valorisation agricole des déchets ménagers à Thiès (Enda GRAF)

 

Le principal objectif de ce projet est de promouvoir la salubrité de huit quartiers de Thiès et d'expérimenter et de vulgariser des techniques de compostage de la fraction organique des déchets. Le projet est géré en partenariat avec la fédération des femmes de Thiès.

Historique et résultats

L'équipe de GRAF a démarré le projet en organisant une série de rencontres dans 10 quartiers de Dakar avec des associations intéressées à mettre en oeuvre un volet environnemental.

Le processus a été le suivant :
- réalisation d'un bilan environnemental et d'un auto-diagnostic des populations;
- élaboration de propositions d'actions et d'un calendrier de travail.

Un premier site d'intervention pour le projet avait été trouvé dans un de ces quartiers, Thiaroye. Malheureusement, un conflit est apparu entre les propriétaires du terrain qui a abouti au retrait de l'offre de mise à disposition de ce dernier et donc à l'interruption des travaux de remblaiement et autres qui avaient été initiés.

La difficulté à trouver un site pour le projet a conduit l'équipe de ENDA-GRAF à délocaliser le projet vers Thiès où le contexte était plus favorable qu'à Dakar. Deux terrains étaient disponibles dans la ville et le partenaire local de ENDA-GRAF, la Fédération des femmes de Thiès, avait déjà initié une dynamique locale dans le domaine de l'environnement urbain, en se chargeant par exemple d'organiser des opérations de précollecte des déchets grâce à des charrettes.

Au cours de la première phase, l'activité principale du projet a donc consisté à aménager deux sites (fonçage des puits, désherbage...) pour permettre le démarrage des opérations de compostage et la préparation du terrain pour les activités maraîchères. Un accord a ensuite été passé avec les charretiers pour acheminer sur les sites des déchets qui sont actuellement triés en vue de production de compost. Les déchets indésirables sont par la suite acheminés vers la décharge publique. 29 jeunes issus de familles à revenu modeste ont travaillé sur le projet. Depuis octobre, 1996 la vente des produits maraîchers et du compost est leur unique source de revenus.

Pour la seconde phase les objectifs suivants ont été privilégiés :
- Promouvoir la salubrité dans les quartiers défavorisés de Thiès, en encourageant et en valorisant les initiatives prises dans les quartiers et notamment les systèmes alternatifs de collecte des déchets.
- Expérimenter et vulgariser les techniques de compostage de la fraction organique des déchets et de maraîchage.
- Contribuer à la promotion économique et sociale des jeunes.
- Aider les populations à avoir une vision globale de leur espace de quartier et à mieux gérer leurs ressources.

Les moyens utilisés

Divers moyens matériels tels que des : pompes, brouettes, bassins de réception, bottes, masques, gants, pelles, râteaux, fourches...

Les moyens humains :
- 1 coordinateur et une secrétaire,
- les jeunes exploitants qui seront partiellement pris en charge et les charretiers qui sont rémunérés par les populations concernées.

Les principales activités

- Appui aux initiatives locales de collecte alternative des déchets.
- Aménagement des sites de valorisation.
- Achat d'équipements et outillage divers.
- Aménagement de sites de compostage (fonçage et réfection des puits, installation de bassins de réception...).
- Mise en oeuvre d'activités d'arboriculture et de pépinières de reboisement.
- Formation des exploitants.
- Production de compost et de légumes et élevage de moutons par les deux premiers groupes.
- Commercialisation des plants et des produits.
- Animation de quartier.
- Organisation d'assemblées générales de quartier.
- Constitution de comités de salubrité.
- Identification des acteurs individuels ou institutionnels dans les quartiers (personnes ou institutions ressources).
- Education environnementale pour les enfants (visites et travaux pratiques).
- Réalisation d'une cassette-vidéo.
- Echanges d'expériences.
- Accompagnement des groupes d'autres régions désireux de s'initier aux activités de compostage / maraîchage.
- Echanges entre groupes de quartiers différents.
- Tenue d'un atelier sur les situations urbaines.

Les résultats attendus

- Réduction de l'insalubrité dans les quartiers, mise en place de réseaux autogérés de collecteurs d'ordures et réduction des déplacements des femmes (moins de contraintes pour se débarrasser des ordures) ;
- 30 emplois créés au cours de la seconde phase du projet dans les deux nouveaux quartiers Diakhao et Bambara et revenus additionnels pour des artisans recycleurs et pour les charretiers ;
- Appropriation effective des techniques de compostage et de traitement naturel des cultures (8.200 kg de compost / an produit dans les deux nouveaux quartiers).
- Extension de l'action dans d'autres quartiers (au moins 10 localités) à travers les échanges d'expériences.