Communication à la base et éducation environnementale

Rapport de l'atelier de formation REFA

(Relais pour l’Evaluation, la Formation et l’Action)

 

Khemisset, 12 - 16 février 1998

 

Avec l'appui du Service Culturel, Scientifique et de Coopération

de l'Ambassade de France au Maroc et le soutien de la Commission Européenne (PRECEUP)

 

SOMMAIRE

SYNTHESE DES PAROLES D'OUVERTURE 4

Demarche globale de l’Atelier 5

Programme de l’atelier 6

SYNTHESE DES TRAVAUX EN ATELIERs 5

ATELIER 1 *

Approche visuelle et conceptuelle des composantes de l’environnement urbain et des problématiques qui y sont liées. *

Compte rendu *

ATELIER 2 *

Présentation de quelques techniques de gestion durable de l’environnement. *

Compte rendu : *

ATELIER 3 *

Sensibilisation, utilisation et création d’outils en communication / éducation environnementale. *

Compte-rendu : *

Phase 1: présentation de quelques outils existants *

Phase 2 : conception d’outils par les participants *

Phase 3 : présentation des outils conçus par les groupes *

ATELIER 4 *

Réflexion sur les démarches à mener dans le cadre de la mise en place d’un projet GCDU *

Compte-rendu : *

Quelles sont les étapes à suivre pour mettre en place un projet ? *

Quelles sont les actions à mettre en place pour gérer un projet ? *

Quelles sont les personnes qui peuvent faire partie du comité de gestion du projet et quel pourrait être le rôle de ce comité? *

Quelles sont les informations à collecter (lors du montage du projet) et quelle est leur utilité ? *

Quels sont les partenaires associatifs, institutionnels… à contacter ? *

Quelques points forts qui sont ressortis de la discussion de groupe : *

ACTIVITE 5 *

Atelier de réflexion autour de la mise en place d’un programme d’éducation environnementale en appui à un projet GCDU *

Compte-rendu : *

Quels seraient selon vous les principes de l’éducation environnementale ? *

Quels sont les éléments à prendre en considération lors de l’élaboration d’un programme de sensibilisation/éducation à l’environnement ? *

Quels sont les éléments qui doivent être précisés dans le cadre d’un programme d’éducation environnementale ? *

Quels sont les objectifs par étapes d’un programme d’éducation environnementale ? *

Quels sont les différents types d’activités qui peuvent être développées avec les différents publics (les enfants, les femmes, les jeunes, les adultes, les jeunes filles…)? *

 

ATELIER 6 *

Atelier de réflexion sur le rôle de l’animateur. *

Compte-rendu : *

Déroulement de l’atelier : *

ANNEXES

ANNEXE A2 *

Fiche technique Compostage et Gestion des ordures ménagères *

Fiche technique Assainissement liquide *

Fiche technique Récupération et valorisation des déchets solides non organiques *

ANNEXE A3 *

Fiche thématique eau *

Fiche thématique Dossier de presse *

Fiche thématique Dessins *

ANNEXE A3 2 *

Annuaire des membres associatifs du Réseau GCDU *

 

SYNTHESE DES PAROLES D'OUVERTURE

 

MM. Lahcen AZZEDOU, Président de l'Association Mouvement TWIZA

Dr Magdi IBRAHIM, Coordinateur des Programmes de ENDA Maghreb

M. Alain RECHNER, Chargé de mission au Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l'Ambassade de France au Maroc

M. Samuel WATCHUENG, Chargé des Programmes Urbains à ENDA Maghreb

près le message d'accueil et de bienvenue de M. Lahcen AZZEDOU, Président de l'Association Mouvement TWIZA (Khemisset), le Dr Magdi IBRAHIM, Coordinateur des Programmes à ENDA Maghreb a pris la parole pour remercier les autorités provinciales de Khemisset ainsi que les différents partenaires locaux (l'Association TWIZA, la Maison des Jeunes de Khemisset, le Centre d'Accueil, …), sans qui l'organisation logistique de cet atelier n'aurait pu être effective à Khemisset.

M. IBRAHIM a également loué le partenariat ancien entre ENDA Maghreb et le Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l'Ambassade de France au Maroc, dans le cadre duquel ce cycle d'ateliers de formation, destiné aux cadres associatifs et municipaux membres ou partenaires du Réseau de Gestion Communautaire des Déchets Urbains (GCDU) a ainsi pu s'enclencher à Khemisset. En effet, le présent atelier sur le thème "communication à la base et éducation environnementale" est le premier d'une série de quatre sessions de formation qui seront organisées avec l'appui du Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l'Ambassade de France au Maroc au courant de l'année 1998.

M. Alain RECHNER, Chargé de mission et représentant de M. René ROUDAUT, Conseiller Culturel Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l'Ambassade de France au Maroc a quant à lui adressé ses encouragements au processus de formation qui a ainsi été initié par ENDA Maghreb, et présenté l'expérience en matière d'éducation environnementale en cours entre la Fondation Nicolas HULOT et plusieurs établissements scolaires relevant du Ministère de l'Education Nationale marocain. Il a ainsi insisté sur les mécanismes de partenariat possibles entre les deux initiatives, et a réitéré l'engagement du Service Culturel, Scientifique et de Coopération de l'Ambassade de France au Maroc à appuyer ENDA Maghreb dans la concrétisation de ce cycle d'ateliers, réalisé dans le cadre du Relais pour l'Evaluation, la Formation et l'Action (REFA), en appui au Réseau de Gestion Communautaire des Déchets Urbains (GCDU).

Enfin, prenant la parole, M. Samuel WATCHUENG a insisté sur la démarche pédagogique de l'atelier et a présenté le détail du programme, étalé sur quatre jours. Il a souligné et remercié la présence de deux éminents intervenants externes, à savoir M. Emmanuel NDIONE, sociologue et coordinateur du Groupe de Recherche Action Formation (ENDA Tiers Monde, GRAF) au Sénégal et le Pr Mohamed AMEUR, Géographe à la Faculté de Droit de Fès.

 

Démarche globale de l’atelier

Une articulation autour de trois phases essentielles

Atelier de formation de Khemisset est le premier d’une série de quatre sessions de formations programmées pour l’année 1998, en réponse à une demande exprimée par les membres associatifs du Réseau GCDU (Réseau de Gestion Communautaire des Déchets Urbains) lors de la rencontre constitutive de Beni Mellal (11-13 juillet 1997). Il s’inscrit dans le cadre des activités de la Cellule " Relais pour l’Evaluation, la Formation et l’Action (REFA) ".

Cet Atelier avait pour but d’apporter un appui méthodologique et technique aux animateurs associatifs et cadres municipaux en matière de sensibilisation et de mobilisation communautaire, en accompagnement aux initiatives de développement local.

La démarche pédagogique de l’Atelier s’est articulé autour de trois thématiques majeures :

    1. la connaissance du contexte environnemental et social des projets : identification des problématiques environnementales et présentation de quelques solutions techniques, repérage des acteurs ;
    2. la nécessité d’une meilleure synergie entre les acteurs et particulièrement d’une participation des communautés : appui et accompagnement pour une structuration des initiatives de base, notamment à travers les associations de quartier ;

Concernant ce point central, l’Atelier aura bénéficié de l’appui de deux intervenants externes :

    1. le processus concret d’animation des projets d’amélioration de l’environnement urbain et d’éducation environnementale : conception d’outils, étapes à suivre, programme d’éducation environnementale, rôle de l’animateur.

En marge de cette démarche globale, l’opportunité du regroupement des membres du Réseau GCDU a été saisie pour la tenue d’une Assemblée Générale le 14 février 1998 ; une formation pratique à l’utilisation du courrier électronique en tant qu’outil de communication et d’échanges d’informations a été organisée le 16 février 1998.

 

Programme de l’Atelier

Jeudi 12 février 1998

Matinée

 

09h00-10h00

Accueil des participants

10h00-11h15

Présentation générale

11h15-11h30

Pause

11h30-13h00

Approche conceptuelle et visuelle des composantes et problématiques de l’environnement urbain

Après-midi

 

15h00-16h30

Présentation de quelques techniques de gestion durable de l’environnement urbain

16h30-16h45

Pause

16h45-18h30

Suite des présentations

Soirée

 

20h30-21h30

Travaux de groupe autour de l’utilisation d’outils en éducation environnementale (EE)

Vendredi 13 février 1998

Matinée

 

09h00-13h00

Intervention de E. NDIONE sur la participation communautaire

Après-midi

 

13h00-16h30

Sortie sur le terrain

17h00-18h30

Poursuite des travaux de groupe sur l’utilisation des outils en EE

Soirée

 

20h00-21h30

Restitution des travaux sur les outils en EE

Samedi 14 février 1998

Matinée

 

09h00-10h30

Atelier de réflexion sur les démarches de terrain à mener lors de la réalisation d’un projet GCDU

10h30-10h45

Pause

10h45-13h00

Poursuite des travaux de groupe autour des démarches identifiées au préalable

13h00-14h30

Excursion et pique-nique à Daït Roumi

Après-midi

 

15h00-16h00

Suite des travaux de la matinée et restitution finale

16h00-16h15

Pause

16h15-18h30

Intervention du Pr Mohamed Ameur sur le rôle de l’association de quartier dans la gestion de la ville

Soirée

 

20h30-21h30

Animation autour de jeux environnementaux

Dimanche 15 février 1998

Matinée

 

09h00-10h30

Atelier de réflexion autour de l’élaboration d’un programme de communication en éducation environnementale en appui au projet GCDU

10h30-10h45

Pause

10h45-13h00

Suite des travaux

Après-midi

 

15h00-16h30

Atelier de réflexion autour du rôle de l’animateur

16h30

Clôture

 

 

SYNTHESE DES TRAVAUX EN ATELIERS

Privilégier la participation de tous à l'exposé magistral…

ATELIER 1

Approche visuelle et conceptuelle des composantes de l’environnement urbain et des problématiques qui y sont liées.

Objectif fixé: Permettre aux participants d’appréhender de façon globale les interrelations entre la ville et l’environnement et clarifier la vision de l’environnement urbain.

Méthodologie : Séance en grand groupe, discussion et illustration des propos.

Mots-clés : écosystème urbain, infrastructures, services, acteurs, flux, interactions.

Résumé

Mise en évidence des composantes de l’environnement urbain, examen de l’impact de certaines composantes sur l’environnement, nécessité d’intervenir sur diverses composantes simultanément afin de résoudre un problème posé.

L’atelier s’est déroulé sous forme d’interactions entre les interventions des participants et les animateurs chargés de récapituler et de placer sur un grand tableau quasiment vide - où étaient cependant dessinées trois composantes essentielles de l’environnement (eau, air, végétation), les dessins des composantes urbaines énumérées.

Compte rendu

n guise d’introduction à la formation, cet atelier proposait de réfléchir ensemble sur ce qui compose l’environnement urbain et donc sur le cadre d’activité des membres associatifs et techniciens municipaux présents. Il s’agissait de mettre en évidence les principales composantes de l’environnement urbain, qu’elles soient humaines, physiques ou matérielles, ce afin d’établir les liens évidents et plus subtils qui les relient.

A l’issue de l’exercice, une fresque illustrant le paysage urbain a été créée et un tableau récapitulatif permettait de distinguer quatre types de composantes : infrastructures urbaines publiques, infrastructures de services, acteurs sociaux/individu, conséquences physiques et sociales. Une discussion sur cette classification a mis en avant d’autres catégories de composantes possibles, correspondantes à différentes problématiques.

A travers quelques exemples (hammam, décharge), il a été possible d’énumérer les principaux impacts sur l’environnement (de proximité et global) causés par les activités humaines en ville : pollution de l’eau, gaspillage d’eau, pollution de l’air, recul de la végétation, atteintes à la santé des individus, et à leur cadre de vie, nuisances visuelles et olfactives, déchets toxiques.

Ainsi les grands maux dont souffrent la ville ont été discutés brièvement, ce qui a permis de mieux comprendre les raisons pour lesquelles il est essentiel d’envisager une approche globale pour une gestion de la ville, incluant les composantes directes et indirectes liées à un problème environnemental que l’on cherche à résoudre, mais aussi la nécessité de mettre en œuvre des techniques de gestion appropriées et durables de l’environnement (objet de l’atelier de l’après-midi).

Animateurs: Guillaume MELLE, Agnès JOUANNEAU, volontaires à ENDA Maghreb

Dessinateur: A. MITARI, professionnel

 La gestion de l’environnement urbain soulève à la fois une problématique socio-politique (relations entre les acteurs et groupes d’acteurs urbains : habitants des quartiers, élus, autorités locales,…) et une problématique physique et technique (gestion durable de plusieurs thématiques : eau, air, déchets, espaces verts, …).

 

ATELIER 2

Présentation de quelques techniques de gestion durable de l’environnement.

Objectif fixé: Permettre aux participants de connaître quelques techniques alternatives de gestion de l’environnement.

Méthodologie : Exposés illustrés et interactifs / discussions.

Mots-clés : Compostage, recyclage, réutilisation, lagunage, collecte alternative.

Résumé

Quatre exposés de personnes spécialisées ou ayant une expérience dans divers domaines ont présenté quelques unes des techniques de gestion durable de l’environnement, en faisant appel aux connaissances des participants et en répondant à leurs questions.

 

Compte rendu :

ace aux problèmes rencontrés en milieu urbain, plusieurs réponses peuvent être apportées, souvent simultanément pour les résoudre; parmi celles-ci, des réponses d’ordre techniques ont intéressé ce second atelier. Quatre intervenants ont exposé des techniques de gestion durable de l’environnement en présentant des diapositives et en animant des exercices interactifs. Les techniques présentées ont été les suivantes :

Les interventions étaient accompagnées de la distribution de fiches synthétiques sur les techniques rencontrées (annexe A2);

 

ATELIER 3

Sensibilisation, utilisation et création d’outils en communication / éducation environnementale.

Objectifs fixé: Familiariser les participants à l’utilisation des outils disponibles en éducation environnementale et à la création d’outils adaptés à un contexte et à un public donnés.

Méthodologie : Présentation d’outils existants, création d’outils et présentation de ceux-ci.

Mots-clés : adaptabilité, diversité, support, communication.

Résumé

Les intervenants ont présenté la méthodologie de conception d’outils (fiches techniques d’utilisation) ainsi que certains exemples d’outils développés dans différents contextes ; les participants ont pu ensuite concevoir un outil de leur choix et le présenter.

Compte-rendu :

Phase 1: présentation de quelques outils existants

ors de la mise en œuvre d’activités visant une prise en charge collective des problème de l’environnement de proximité, une série de supports à la communication sont nécessaires pour l’animateur à la fois pour informer, sensibiliser et discuter des problèmes et des solutions… Des outils simples, adaptés aux publics (alphabètes/analphabète, milieu social, âge, sexe…), aux contextes (urbain, périurbain) et à la problématique visée, peuvent être développés par l’animateur lui-même en fonction des objectifs qu’il se fixe préalablement. Cet atelier ne pouvait passer en revue tous les types d’outils développés ou à développer car il en existe autant qu’il y a de publics et de situations. Ainsi six outils furent présentés avec leurs fiches techniques respectives et leurs supports d’accompagnement (les fiches techniques des outils présentés se trouvent en annexe A3 1).

Phase 2 : conception d’outils par les participants

Suite à la présentation d’outils déjà conçus, il était nécessaire de familiariser les participants au processus de conception et de création d’outils. En effet, de nombreux ouvrages et autres sources d’information sont accessibles et peuvent être à la base d’une activités d’information , de sensibilisation ou d’éducation à l’environnement. Il s’agit pour l’association de savoir les exploiter en tirant l’essentiel de leur contenu… A cet effet, un ensemble de dossiers d’information (comprenant des ouvrages, brochures, fascicules, vidéo, diapo...) sur des questions relatives à l’environnement, ont été mis à disposition de cinq groupes thématiques formés autour des problématiques de : l’eau, le recyclage, le compostage, les déchets et l’environnement en général.

Les groupes constitués ont développé sur la base de cette documentation, un outil qu’ils ont présenté en plénière le vendredi soir. Pour le travail de conception de cet outil, ils ont été accompagnés d’un animateur spécialisé dans le domaine environnemental et du matériel de base (cartons de couleurs, feutres, transparents…) a été mis à leur disposition. Ils ont pu choisir en groupe le thème spécifique qu’ils désiraient développer, le public auquel ils destinaient l’activité, les objectifs de l’activité ainsi que son déroulement.

Phase 3 : présentation des outils conçus par les groupes

En plénière, une personne de chaque groupe a présenté en 10 minutes l’outil développé par son équipe, en utilisant le matériel disponible : projecteur diapo, rétroprojecteurs, tableaux. Chaque groupe a choisi un support différent : projection de transparents, illustrations commentées, théâtre… (voir annexe A3 2).

Animateurs:, Guillaume MELLE, Rachid BENABBOU, Hassan CHOUAOUTA, Aïcha ACHTOUI, Houssam RACHAD, Agnès JOUANNEAU (ENDA Maghreb)

Mohamed BOUHSINA (A.M. TWIZA)

 

ATELIER 4

flexion sur les démarches à mener dans le cadre de la mise en place d’un projet GCDU

Objectifs fixés :

Méthodologie :

Travaux de groupe autour de questions de base correspondant aux démarches incontournables à mener pour mettre en place un projet GCDU.

Mots-clés :

Montage de projet, collecte d’informations, recherche de partenaires locaux, comité de pilotage, participation, mise en œuvre, réunion, concertation, programmation, suivi, évaluation, durabilité.

Résumé

Les travaux de groupe ont permis de réfléchir aux étapes de mise en œuvre d’un projet GCDU, dans le détail, en énonçant les activités incontournables et les recommandations qui y sont relatives.

Compte-rendu :

inq groupes de travail se sont constitués afin d’étudier et approfondir les différents axes de travail pour la mise en place d’un projet GCDU autour des questions suivantes :

Les réponses suggérées à titre indicatif sont les suivantes, (il est à noter que cette démarche n’est pas figée et qu’elle doit s’adapter aux spécificités du contexte).

Quelles sont les étapes à suivre pour mettre en place un projet ?

    1. L’identification d’un problème environnemental sur un site.
    2. La recherche d’informations relatives au problème identifié.
    3. L’identification des partenaires.
    4. La recherche de solutions avec les partenaires et les personnes concernées.
    5. L’écriture du projet.
    6. La recherche de financement.
    7. La mise en œuvre du projet.
    8. Le suivi et l’évaluation.

Quelles sont les actions à mettre en place pour gérer un projet ?

    1. La mise en place d’un comité de gestion du projet.
    2. La validation des informations préalablement collectées et la recherche d’informations complémentaires. En effet, compte tenu des délais entre le montage et la mise en œuvre d’un projet, il est souvent nécessaire de valider ou même parfois d’affiner l’étude du contexte social, physique à la problématique
    3. La prise de contact avec les personnes concernées et la mise en place d’une programmation concertée des actions.

Quelles sont les personnes qui peuvent faire partie du comité de gestion du projet et quel pourrait être le rôle de ce comité?

Le comité de gestion du projet, peut être constitué de représentants des partenaires identifiés (municipalité, universitaires…), d’un représentant de l’association en charge du projet, de représentants de la population…

Parmi les différents rôles que peut jouer le comité du projet, citons :

    1. La coordination des actions des différents partenaires.
    2. Le suivi des actions sur le terrain et l’évaluation.
    3. L’information et la concertation avec les décideurs.
    4. L’information et le suivi de l’action avec la population.
    5. La gestion financière du projet.

 

Quelles sont les informations à collecter (lors du montage du projet) et quelle est leur utilité ?

Des informations très complètes doivent être rassemblées lors du montage du projet. Elles seront validées ou complétées (si elles ne sont pas complètes) au moment de la mise en œuvre du projet pour tenir compte des changements de situations qui ont pu se produire.

Les informations peuvent être récoltées par le biais de questionnaire mais il est nécessaire de les valider par des observations sur le terrain et des discussions avec les habitants et les personnes responsables.

Une liste non exhaustive des informations à rassembler pourrait être la suivante.

Type d’informations

utilité

Informations générales relatives au site d’intervention (par exemple un quartier).

Le nombre d’habitants

Appréciation de la taille du travail

Le plan d’aménagement du quartier

Disponibilité de l’espace en prévision d’éventuels aménagements dans le cadre du projet (aires d’apport volontaire, espaces verts,…)

La vocation des espaces non aménagés dans le quartier et leur utilisation actuelle ?

Les écoles, lycées, universités, espaces féminins, mosquées, les associations dans le quartier….

Les informer quant au projet, rechercher les modalités de partenariat à établir pour la réalisation du projet (par exemple pour des activités de mobilisation de la population, d’information et de sensibilisation…)

Les personnes influentes dans le quartier.

Personnes ressources, membres potentiels des comités de concertation locaux

Informations sur les habitants et leurs relations avec le problème

des déchets urbains.

Quels sont les groupes directement responsables du problème environnemental identifié ?

Quelles sont les personnes qui dans la vie courante peuvent directement influencer ces groupes ?

Cette information permettra d’identifier les personnes auxquelles sera adressé le programme d’information et de sensibilisation qui accompagnera le projet.

Quel est le niveau socioculturel de ces personnes ?

Cette information permettra d’adapter les outils et les messages au niveau de compréhension des personnes identifiées.

Que pensent les habitants du quartier et les personnes directement concernées du problème environnemental du quartier ?

Priorité de la question environnementale dans l’échelle des besoins des habitants

Comment les habitants éliminent ou font face au problème ?

Dynamique et connaissance de la situation actuelle face à la question

Quelles sont leur connaissances sur l’impact de ces problèmes sur leur santé ? Par exemple : établissent-ils un lien entre le problème environnementale et leur santé ?

Evaluer leur niveau de connaissance pour développer le contenu du programme d’éducation environnementale.

Les habitants ont-ils déjà tenté de résoudre le problème qui se pose et avec quel résultat ?

L’objectif principal est de tirer les enseignements des expériences passées des habitants. Cette information est particulièrement importante car elle permet de tenir compte dans le projet des problèmes qui se sont posés et qui ont fait échouer la tentative des habitants. Elle permet également d’identifier des personnes sur le site qui se sont déjà mobilisées pour résoudre la situation et qui donc pourraient participer au projet.

 

Quelles sont les relations des habitants avec les élus et la municipalité?

Evaluer le niveau de dialogue et de concertation existant, identifier les obstacles au dialogue si ils existent pour pouvoir agir sur ces obstacles. .

Les informations relatives au problème environnemental à recueillir auprès de la commune et à valider sur le site.

Le nombre et la situation des points noirs dans le quartier par exemple.

Appréciation quantifiée de l’ampleur du problème et des sites d’intervention.

Quelles sont les réponses que donnent actuellement la municipalité pour faire face au problème ?

Cette information permettra de connaître les moyens mis en œuvre par la municipalités pour faire face aux problèmes qui se posent. De comprendre les failles dans les moyens d’interventions et de disposer des éléments d’informations nécessaires pour dégager des solutions.

Quelles sont les réponses qu’elle envisage de donner dans le futur pour résoudre le problème ?

Cette information permettra d’harmoniser l’intervention avec les planifications à moyens et long terme envisagées par la commune.

Ces réponses prennent-elles en compte l’avis de la population ?

Cette information permettra d’évaluer le niveau de consultation dans la mise en place de solutions par la commune. Dans le cas où la population n’est pas consultée , il faudra promouvoir auprès de la commune la nécessité de consulter la population pour une meilleure efficacité du service.

Quels sont les composantes des déchets au niveau du quartier ?

Cette information quantifiée permettra de dégager notamment les solutions/leur coûts/bénéfices en matière de tri et de compostage qui devraient être mise en œuvre.

Quels sont les partenaires associatifs, institutionnels… à contacter ?

Quelques points forts qui sont ressortis de la discussion de groupe :

Les informations recueillies lors du montage du projet ne suffisent pas souvent à connaître véritablement le contexte..

La population d’un quartier n’adhérera à un projet que si elle a été consultée préalablement, si elle s’y reconnaît. Des représentants de quartier – comme porte-parole de l’ensemble de la population – seront les relais et participeront à toutes les décisions et ce, en concertation avec tous les acteurs concernés : associations, municipalité… Les décisions seront de ce fait prises au niveau d’un comité représentatif, actif et susceptible de mener le projet à bien et d’assurer sa durabilité.

Les premières réunions avec la population devront rassembler un nombre important des habitants concernés , elles consisteront à présenter le projet et à considérer les propositions.

Lorsque les solutions ont été admises d’un commun accord et que les actions vont démarrer, il est nécessaire de faire en sorte que tout le monde soit informé et participe. Les diverses infrastructures (écoles, mosquées, foyers, dispensaires, maisons de jeunes) sont autant de lieux de rencontre pouvant accueillir des animations. Celles-ci doivent faire l’objet d’une programmation s’assurant d’une part de toucher tous les membres de la communauté (femmes, enfants, jeunes, travailleurs…) et d’autre part de respecter les diverses étapes d’information, de sensibilisation et d’investigation dans les objectifs d’activités.

La réalisation du projet dans ses aspects techniques se fera conjointement à la participation de toute la communauté. L’évaluation s’effectue par le comité et l’ONG, et prépare le départ de celle-ci en envisageant le suivi devant être assuré par le comité.

Animation  : Houssam RACHAD, volontaire à ENDA Maghreb

 

ACTIVITE 5

Atelier de réflexion autour de la mise en place d’un programme d’éducation environnementale en appui à un projet GCDU

Objectif fixé : Familiariser les participants aux principes et modalités de mise en place d’un programme d’éducation environnementale.

Méthodologie : Travaux de groupes et restitution en commun.

Mots-clés : Informer, sensibiliser, mener à l’action.

Résumé

Un programme d’éducation environnementale mène à une véritable éducation pour la responsabilisation et le changement de comportements (stade d’information, de sensibilisation…). Il respecte les règles de la communication, de la participation et doit contenir des activités dynamiques et concrètes. Dans le cadre de cette activité, les participants aidés d’un questionnaire ont eu à réfléchir sur les principes de base de l’éducation environnementale et à constituer un programme adapté à leur contexte de travail.

Compte-rendu :

Les questions posées:

Quels seraient selon vous les principes de l’éducation environnementale ?

L’éducation pour l’environnement répond à certains principes spécifiques, propre au sujet traité et dans le soucis de mener à l’action.

Tout d’abord l’environnement, sujet interdisciplinaire comporte de multiples facettes ; l’environnement de proximité dans lequel chaque individu évolue, est compris dans un environnement plus global qu’il peut influencer. En effet, rien n’est vraiment séparé mais tout est lié, et une action dans un endroit donné, à un instant donné, peut avoir des conséquences dans un autre endroit, à un autre moment. Les questions d’environnement touchent un ensemble de disciplines et il n’est pas difficile de partir d’un sujet quelconque et de le traiter sous un angle environnementaliste.

Enfin, l’éducation environnementale n’est pas une discipline " morte " mais au contraire a pour objectif principal de promouvoir la responsabilité de chacun dans ses actes de tous les jours qui peuvent porter atteinte à l’environnement global, et ce par la compréhension des mécanismes qui le régissent. L’individu ayant connaissance de l’impact de ses actions, sera à même de changer de comportement ou d’adopter un nouveau comportement, et ainsi d’agir pour la préservation de son cadre de vie.

Quels sont les éléments à prendre en considération lors de l’élaboration d’un programme de sensibilisation/éducation à l’environnement ?

Des paramètres incontournables doivent être pris en compte lors de l’établissement du programme afin que les activités soient adapter au public auquel elles s’adressent ; il s’agit de l’âge en moyenne (dont dépend le processus d’apprentissage), le sexe, le niveau de scolarisation, le milieu socioculturel. Ceci est important pour prendre en considération plusieurs éléments : le rapport à l’environnement de chaque individu est induit en partie de sa fonction sociale (femme, homme…), de ses origines socioculturelles (urbaine, rurale, rapport aux pouvoirs publics, place de la religion).

Voici, à titre indicatif une liste non exhaustive de paramètres à prendre en considération dans la mise en place d’un programme d’éducation environnementale.

Quels sont les éléments qui doivent être précisés dans le cadre d’un programme d’éducation environnementale ?

 

Quels sont les objectifs par étapes d’un programme d’éducation environnementale ?

L’établissement d’un programme doit tenir compte bien entendu du stade d’investigation des activités propres au projet GCDU. Il comporte un certain nombre d’activités dont les objectifs peuvent être de trois types : objectifs de connaissances (compréhension des concepts fondamentaux, des définitions…), objectifs de méthode/savoir-faire (mener une enquête, lire et exploiter un schéma…), objectifs de comportement (nouvelles attitudes, organiser une campagne…). Les activités à mener doivent comporter au moins deux types d’objectifs afin d’alterner entre l’apprentissage et l’action.

Par ailleurs les objectifs des activités développées doivent prendre en considération le processus d’apprentissage par lequel passe chaque personne : l’initiation et l’information (on prend connaissance d’un fait), la sensibilisation (on prend de l’intérêt pour le problème), la compréhension/l’investigation (on prend part à la recherche), la réflexion/structuration (on pose les problèmes et on trouvent les réponses), la communication et l’action (on mène des actions sur le long terme).

Quels sont les différents types d’activités qui peuvent être développées avec les différents publics (les enfants, les femmes, les jeunes, les adultes, les jeunes filles…)?

Le registre d’activité est très large. Parmi celles-ci, on peut citer :

Suite à cette réflexion, des programmes d’éducation environnementale ont été développés par les associations. Par la suite, une discussion en plénière autour des travaux de tous les groupes à permis d’élaborer un programme d’éducation environnementale (voir annexe A5).

Animation : Houssam Rachad, volontaire à ENDA Maghreb

Kamal El Mdari, Chargé de projet à ENDA Maghreb

 

ATELIER 6

Atelier de réflexion sur le rôle de l’animateur.

Objectifs fixés :

Méthodologie :

Observation, discussion, analyse.

Mots-clés :

Dynamisme, participation, souplesse, ouverture, écoute.

Résumé

Dans un premier temps, les participants ont eu à se questionner et à discuter sur le rôle de l’animateur. Par la suite il ont visionné un film portant sur une animation dans une école en identifiant par le biais d’un questionnaire les forces et faiblesses de l’animation. Ils ont pour finir établi une liste des principes de bases à respecter par l’animateur.

Compte-rendu :

animateur n’est pas uniquement porteur d’un message mais surtout un médiateur et un facilitateur. Autour d’un problématique de départ, il amène les personnes du groupe à exprimer leurs points de vue, à se questionner, à dialoguer et à rechercher un consensus. Il est à la fois attentif à tous et cherche à faire participer l’ensemble des personnes. Son attitude est ouverte, il ne juge pas, ne pénalise pas et n’est pas un objecteur de conscience, mais pousse à la réflexion et au questionnement. Il est là pour clarifier, récapituler et il utilise pour cela un langage à la portée de tous, sans perdre l’objectif de départ.

Déroulement de l’atelier :

Phase 1: Discussion ouverte sur le rôle de l’animateur et capitalisation des idées énoncées (voir annexe A6 1).

Phase 2 : Diffusion d’un film tourné lors d’une animation scolaire et distribution d’une fiche d’évaluation relatif au film et à l’animateur présent dans le film.

Phase 3 : Discussion avec les participants sur le rôle de l’animateur et comparaison avec les principes énoncés lors de la Phase 1 (voir annexe A6 2).

Animateur : Hossam Rachad, volontaire à ENDA Maghreb

ANNEXES