CONTEXTE GENERAL

 

Malgré les efforts déployés par de nombreux acteurs, l'environnement urbain des quartiers périphériques des villes du Sud n'a cessé de se dégrader depuis plusieurs décennies. L'absence ou l'insuffisance de services urbains de collecte des déchets ou de gestion des eaux usées entraîne une détérioration des conditions de vie des populations défavorisées et aggrave leur sentiment d'exclusion.

Si les solutions classiques de prise en charge par des services urbains modernes ont échoué faute de moyens et d'adaptation au contexte, de nombreux acteurs de base dans différents pays du tiers monde expérimentent, avec les populations concernées, de nouveaux modes d'organisation, des pratiques adaptées à leur contexte propre ou des technologies simples permettant d'assainir l'environnement, de mettre en valeur les déchets et de créer des revenus.

Il s'agit aujourd'hui d'intensifier le soutien à ces acteurs de base, témoins de l'engagement des communautés en faveur de l'amélioration de leur cadre de vie.

Il s'agit également d'encourager la capitalisation des expériences pertinentes et la diffusion de leurs enseignements parmi tous les intervenants, de façon à améliorer les pratiques à l'échelon local et à alimenter, à un échelon supérieur, la réflexion sur les politiques environnementales à mener dans les villes du Sud.

Dans cette optique, la Conférence d'Habitat II sur les établissements humains, qui s'est déroulée en juin 1996 à Istanbul, a été un lieu privilégié pour renforcer les dynamiques d'échanges d'informations et de réflexions. Elle a abouti par ailleurs à l'adoption d'un plan d'action global (PAG) qui a mis l'accent sur le rôle majeur que peuvent jouer les organisations communautaires et les populations des quartiers défavorisés du Sud dans la prise en charge de leurs problèmes environnementaux.

Habitat II n'a cependant pas été un aboutissement. Il appartient à tous les acteurs de la ville et notamment aux acteurs associatifs de faire en sorte que les recommandations et propositions qui ont été retenues par la conférence se traduisent par des changements réels au niveau local.

Le Programme