Population: 7,06 millions
Superficie totale: 41.290 km²
Capitale: Bern
1995
PNB: 316,3 millions de $US
Aide publique au développement (APD):
1.084 millions de $US
APD/PNB: 0,34%
100 CHF = 71 $US (janvier 1997)
La coopération du gouvernement au développement
Caractéristiques générales
En Suisse, la coopération au développement inclut l’aide financière, la coopération technique, l’aide humanitaire et la politique économique et commerciale. En général, l’aide s’adresse aux pauvres des pays en développement et se concentre sur la satisfaction des besoins élémentaires tels que l’éducation et la santé. En 1994, le gouvernement suisse a publié un nouveau document de politique générale intitulé " Lignes directrices Nord-Sud ". Celui-ci présentait les nouveaux éléments de la politique suisse et soulignait le besoin de cohérence dans l’ensemble des relations Suisse-Sud, notamment dans le rapport entre la coopération au développement et la politique de commerce extérieur.
L’aide bilatérale représente la majeure partie du budget de l’aide. Quatre-vingts pour cent de celle-ci, de même que toute l’aide multilatérale, sont gérés par l’Agence suisse pour le développement et la coopération (SDC) et par l’Office fédéral chargé du commerce extérieur. La SDC joue aussi un rôle dans l’éducation au développement en direction du public suisse et elle met principalement l’accent sur la réduction de la pauvreté à long terme et sur l’amélioration du niveau de vie. Au cours des années, la SDC a diversifié ses partenariats dans les pays en développement pour inclure des gouvernements, des ONG, des universités et des sociétés privées.
Priorités générales:
· promotion de l’autosuffisance dans les pays, les régions et les entités locales en développement
· aide aux pauvres
· renforcement de l’aménagement de l’environnement
· amélioration de la santé et de l’éducation
S’y ajoute une stimulation de l’emploi dans les zones urbaines et rurales: dans les premières par le soutien du secteur non structuré et de la petite entreprise, dans les secondes par le soutien aux associations d’agriculteurs et aux producteurs d’artisanat eu égard à des problèmes comme la commercialisation et les accords de crédit. Une attention particulière est accordée aux inégalités entre hommes et femmes.
Environnement et développement urbain
Environnement
La politique suisse de coopération au développement reconnaît qu’elle détient une responsabilité dans la promotion d’une utilisation durable des ressources naturelles à la fois dans le Nord et dans le Sud, en respect des engagements nationaux et internationaux pris par le gouvernement en faveur de la protection de l’environnement. Ainsi, un modèle de développement durable pour la Suisse elle-même a été élaboré et une aide est apportée aux pays les moins favorisés pour la mise en oeuvre d’activités de développement durable. L’amélioration de la qualité de l’environnement fait partie des secteurs prioritaires définis par la coopération suisse au développement, juste après l’agriculture, l’éducation, la santé et l’industrie. Un soutien financier est accordé aux mesures qui mettent un terme à la dégradation de l’environnement, telles que l’utilisation durable des ressources naturelles, le renforcement institutionnel et le renforcement des compétences au sein des organisations qui s’occupent des problèmes d’environnement.
Développement urbain
Pour la Suisse, les défis de l’urbanisation dans les pays en développement sont liés à la croissance démographique et aux changements sociaux, à la pauvreté, à la protection de l’environnement et à l’aménagement urbain. Le Programme de développement urbain de la SDC reconnaît que la politique dans ce domaine doit tenir compte des liens complexes entre les facteurs naturels, les rapports socio-économiques et les choix politiques et économiques qui interviennent dans la prise de décisions. Ainsi, cette politique doit se fonder sur une approche intégrée et transsectorielle qui prenne en compte l’octroi de pouvoirs au niveau local et accorde une attention particulière aux femmes.
Objectifs:
· renforcement du rôle des villes dans le développement de l’activité économique et des ressources humaines
· réduction de la pauvreté urbaine
· promotion d’un environnement urbain sain et durable
· amélioration de l’aménagement urbain
Les orientations stratégiques concernent le soutien à la gestion municipale, la productivité socio-économique et les activités génératrices de revenu, l’accès aux services et l’assainissement des quartiers, ainsi que l’aménagement de l’environnement.
" L’aménagement de l’environnement et l’assainissement ", par exemple, constitue un secteur-cible dont l’objectif est d’établir un environnement urbain sain et durable. Il porte en priorité sur:
· des programmes de soutien pour le développement de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement et pour la gestion des déchetsla formulation de programmes complets relatifs à l’aménagement de l’environnement urbain
· le renforcement des compétences des gouvernements locaux pour estimer, contrôler et évaluer l’état de l’environnement
· l’aide à l’élaboration d’un développement urbain qui respecte l’environnement par le biais de la création d’instruments de planification et de règlements appropriés
· le soutien à la gestion des soins de santé primaires en zone urbaine
Les pays-cibles sont: le Burkina Faso (renforcement institutionnel pour le secteur financier), le Cameroun (développement de la santé et des équipements sociaux), l’Indonésie (approvisionnement en eau, aménagement de l’environnement urbain et renforcement des compétences), le Pakistan (développement des infrastructures et des équipements sociaux), le Pérou (micro-entreprises et assainissement des eaux), le Sénégal (soutien à l’Institut africain de gestion urbaine et à Enda-Dakar) et le Vietnam (renforcement des compétences et gestion des déchets solides).
Les projets sont mis en oeuvre en collaboration avec des acteurs et des partenaires dans le Sud et dans le Nord. Ils comprennent des organisations communautaires (OC), des ONG, des entreprises privées, des associations, des individus et des ménages, ainsi que des acteurs du secteur public, tels que des pouvoirs publics au niveau local, régional et national, et enfin des agents externes de développement (organisations multilatérales et bilatérales de développement).
Affectation des ressources de projets urbains de la SDC au cours des années 1980:

Au cours de la période 1982-1989, un peu moins de 4% de l’aide bilatérale a été allouée à des Programmes de développement urbain (PDU). Depuis le début des années 1990, les affectations de fonds ont augmenté et ont été modifiées conformément à la nouvelle orientation de la politique suisse dans ce secteur (le PDU de la SDC dans son état actuel a été remanié en 1995). Les pourcentages exacts sont difficiles à calculer, dans la mesure où la SDC ne consacre pas de budget distinct au développement urbain. Son objectif est d’apporter une réponse efficace aux problèmes causés par l’urbanisation, en employant les allocations de ressources appropriées pour couvrir l’éventail des activités de développement sectorielles et transsectorielles dont elle s’occupe. En 1994, le développement urbain représentait environ 7% de l’aide bilatérale, chiffre qui devrait augmenter pour atteindre 10% d’ici à l’an 2000. Le programme de suivi de la SDC par rapport à Habitat II a pour objectif d’assurer la continuité des projets, de renforcer l’intérêt pour le développement urbain et de poursuivre l’approche transsectorielle engagée.
Concentration géographique
La majeure partie de l’APD est consacrée à 16 pays-cibles et à la région du Sahel. Ceux-ci reçoivent environ 65% de l’aide bilatérale globale. Il s’agit en :
Afrique: du Bénin, du Burkina Faso, de Madagascar, du Mali, du Mozambique, du Niger, de la Tanzanie et du Tchad
Asie: du Bangladesh, de l’Inde, de l’Indonésie, du Népal, du Pakistan et du Vietnam
Amérique latine: de la Bolivie, du Nicaragua/de l’Amérique centrale et du Pérou
Il existe des bureaux extérieurs de la SDC dans ces pays, ainsi qu’au Bhoutan et au Cap Vert.
Financement de la coopération au développement
L’aide privée émanant d’agences de financement s’élève à quelque 161 millions de $. En 1994, l’APD totale représentait 922 millions de $ (soit 0,36% du PNB), y compris les contributions des cantons (gouvernements régionaux) et des communes (presque 15,4 millions de $). En 1995, l’APD a baissé pour ne plus représenter que 888 millions de $. L’APD bilatérale se chiffrait à 560 millions de $ en 1993, 690 millions de $ en 1994 et 644 millions de $ en 1995 (chiffre provisoire).
Le soutien financier global du gouvernement à l’ensemble des ONG a diminué, passant de 95 millions de $ en 1994 à 87 millions de $ en 1995. Le financement aux ONG suisses de développement par l’Agence suisse pour le développement et la coopération a également baissé: de 84,7 millions de $ en 1994 à 74,9 millions de $ en 1995. Cependant, l’aide financière provenant d’autres sources a augmenté en termes absolus: de 11 millions de $ en 1994 à 12 millions de $ en 1995, année où les subventions totales aux ONG venant du gouvernement et d’organismes publics ont atteint 160 millions de $ (soit 0,06% du PNB).
Financement des ONG
Les ambassades
Les ambassades suisses disposent de fonds pour de petites subventions aux ONG, uniquement dans les pays où la SDC possède des bureaux. Ailleurs, il n’existe pas de financement direct disponible au niveau local.
L’Agence suisse pour le développement et la coopération (SDC)
L’aide bilatérale de la SDC transite généralement par les gouvernements ou par des ONG suisses. L’aide aux ONG locales dans les pays en développement doit par conséquent passer par des ONG suisses ou par les bureaux extérieurs de la SDC. Les ONG des pays en développement doivent souvent transmettre leurs demandes par l’intermédiaire d’ONG suisses. Des directives écrites concernant les demandes de financement de projets sont disponibles. Il n’existe pas d’allocation minimale ni maximale pour les projets. Les domaines qui reçoivent une attention particulière sont: les changements climatiques, la biodiversité et la pollution.
La SDC a commencé à collaborer avec des ONG suisses dans les années 1970 et, reconnaissant l’utilité de leurs liens avec des organisations partenaires dans les pays en développement, elle n’a cessé depuis d’accroître son engagement. La SDC coopère ainsi avec des ONG au Bangladesh pour des projets de boisement et en Bolivie pour l’application de politiques décentralisées à l’échelle du village et de la petite ville. Un Service spécial ONG a été créé en 1991 pour faciliter les rapports entre le gouvernement suisse et les ONG, et il conseille aujourd’hui les ONG eu égard aux procédures et aux demandes de subventions.
La coopération prend la forme de:
* Contributions à des programmes: la SDC offre le financement de programmes sur deux à trois ans à douze ONG suisses avec lesquelles elle a conclu des accords de cofinancement de projets. Ce soutien s’est élevé à 35 millions de $ en 1995. Généralement, le financement est plafonné à 50% par projet, exception faite pour les trois principales ONG qui peuvent recevoir jusqu’à 67%.
* Projets " en régie ": dans ce cas, les ONG font office d’agences de mise en oeuvre pour des programmes de la SDC entièrement financés par cette dernière. Dans les années 1980, cette forme de soutien a quadruplé pour atteindre 45,5 millions de $ en 1995. Les projets concernés s’intéressent principalement à l’utilisation collective des forêts, à l’approvisionnement en eau dans les zones rurales et à l’utilisation durable des sols.
* Financement d’un projet unique: les ONG moins importantes sont éligibles au financement d’un projet unique par la SDC, dans une limite de 50%. L’aide est accordée selon des critères liés à la capacité administrative de l’ONG, à la transparence, à l’efficacité et à la cohérence de sa politique. Les ONG doivent collaborer avec des partenaires locaux et des organisations autonomes dans les pays en développement. A la suite d’une évaluation des ONG réalisée en 1991 par le Service d’évaluation de la SDC et après plusieurs débats internes, la SDC a publié un manuel d’orientation sur la collaboration avec les ONG locales. Celui-ci ne définit pas de procédures strictes en matière de coopération, mais il est plutôt appelé à être utilisé avec flexibilité en fonction des besoins locaux.
La SDC collabore principalement avec les ONG suisses de développement suivantes:
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*Bread for All |
*Caritas |
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*Enfants du Monde |
*Grupo Sofonias |
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*Helvetas |
*Hirondelle Foundation |
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*Intercooperation |
*Organisation for Rehabilitation through Training (ORT) |
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*Pestalozzi Foundation |
*Solidar Med |
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*Swiss coalition of development NGOs |
*Swissaid |
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*Swisscontact |
*Swiss Lenten Fund |
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*Swiss Protestant Aid |
*Swiss Red Cross (SRC) |
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*Swiss Workers Aid Organisations |
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Les organisations suisses de développement
La Swiss Coalition of Development Organisations a été créée en 1971 par Swissaid, le Catholic Lenten Fund, Bread for All, Helvetas et Caritas. Elle mène une action de sensibilisation et d’éducation au développement, afin de susciter une prise de conscience concernant les problèmes des rapports Nord-Sud à la fois dans la population et chez les responsables politiques. Elle participe aussi activement aux négociations sur les swaps " créances-nature " entre la Suisse et les pays en développement, par exemple aux Philippines où un échange de ce type a été organisé en collaboration avec des ONG locales.
La Suisse possède une communauté d’ONG relativement développée, dont les secteurs d’activités et les origines sont variées. Elles sont actives sur le plan du lobbying et suivent de près les politiques suisses d’aide au développement. Elles mettent traditionnellement l’accent sur les zones rurales des pays en développement, même si un changement d’orientation naissant a été favorisé par l’attention portée par le gouvernement suisse au développement urbain. Beaucoup de ces organisations émanent de groupes religieux, telles que le Hilfswerk der Evangelischen Kirchen der Schweiz (HEKS ou Swiss Interchurch Aid) et le Swiss Catholic Lenten Fund. Celles-ci font souvent partie d’un réseau international d’organisations appartenant au même groupe religieux.
* Swissaid
Swissaid est une organisation de taille comparativement réduite qui comprend environ vingt collaborateurs suisses et 14 coordinateurs locaux travaillant à partir de bureaux extérieurs dans neuf pays:
Afrique: en Guinée Bissau, au Niger, en Tanzanie et au Tchad
Asie: en Inde et en Birmanie
Amérique latine: en Colombie, en Equateur et au Nicaragua
Swissaid travaille dans les zones rurales, principalement en contact direct avec des organisations et des mouvements au niveau local et, dans une moindre mesure, avec des ONG. Elle soutient des actions destinées à promouvoir l’autonomie des populations locales et encourage ces dernières à élaborer des solutions de développement durable à leurs problèmes en faisant appel à leurs connaissances, à leur créativité, à leurs ressources et à leurs traditions spécifiques. Cela implique la promotion de la pleine participation des femmes, ainsi que l’aide à l’accès et à la conservation de ressources naturelles telles que les sols et l’eau. Son budget total pour 1996 s’est élevé à 8,3 millions de $.
* Helvetas - Association suisse pour la coopération internationale
Créée en 1955, Helvetas est une association qui compte plus de 100.000 adhérents et donateurs en Suisse, 100 collaborateurs suisses et plusieurs centaines d’employés locaux en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Helvetas fonctionne principalement sur la base du partenariat avec des organisations locales et apporte un soutien institutionnel, des services de conseil et une aide financière aux projets de ses partenaires locaux. Elle travaille surtout dans les zones rurales à l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable, à l’agriculture durable, à la construction de logements à faible coût, aux transports et aux communications. Son budget pour 1996 s’est élevé à 27,65 millions de $.
Helvetas possède des bureaux extérieurs dans les pays suivants: au Népal, au Bhoutan, au Sri Lanka, aux Philippines, au Vietnam, en Kirghizie, au Cameroun, au Mali, au Bénin, au Mozambique, au Lesotho, en Haïti, en République dominicaine, au Guatemala et au Paraguay. Il existe quelques autres pays dans lesquels elle ne possède pas de bureaux, mais où elle coopère avec des partenaires locaux.
* Le SKAT
Le Centre suisse pour la coopération au développement dans les domaines de la technologie et de la gestion (SKAT) regroupe des spécialistes dans ces secteurs, qui adoptent une approche intégrée aux problèmes de développement. L’objectif général est le renforcement des compétences locales, en mettant l’accent sur l’essor de la petite et moyenne entreprise. Les programmes sont conçus pour favoriser une utilisation efficace des ressources adaptée aux conditions du marché local et ils sont établis en collaboration avec les partenaires locaux, lesquels participent également au contrôle et au suivi. En outre, le SKAT collabore avec des agences de l’ONU, la SDC et d’autres agences bilatérales en Europe.
Le Centre est organisé en quatre services: Développement urbain, Energie, Matériaux de construction et infrastructures, Documentation et communication. Les trois premiers reflètent la compétence spécifique de l’organisation tandis que, par le biais du dernier, le SKAT fait office de centre d’information et propose un service de conseil, d’estimation et d’évaluation. Les programmes portent notamment sur la gestion des déchets, l’approvisionnement en eau et l‘assainissement, l’hydroélectricité et les matériaux de construction à bon rendement énergétique.
Le SKAT n’a pas d’orientation géographique particulière. Il travaille dans la plupart des pays d’Amérique centrale et d’Amérique latine, d’Afrique (en Afrique du Sud, au Bénin, au Cameroun, au Ghana, au Kenya, au Lesotho, au Mali, au Mozambique, en Ouganda, en Tanzanie et au Zimbabwe), d’Asie du sud et du sud-est (au Bangladesh, au Bhoutan, en Inde, en Indonésie, au Népal, aux Philippines et au Vietnam), d’Asie centrale (en Mongolie, en Ouzbékistan et au Tadjikistan) et dans la Fédération de Russie.
Il joue un rôle central dans plusieurs grands réseaux internationaux en accueillant leurs secrétariats. Il s’agit de réseaux relatifs à l’eau et à l’assainissement (AGUASAN), à la gestion des déchets et à l’aménagement de l’environnement (WASTENET), à l’énergie et à l’hydroélectricité (MHPG), à la création de services de conseil et d’information (BASIN) et à la technique des pompes manuelles (HTN). Le SKAT entretient aussi des liens avec le SANDEC, centre international d’information sur l’eau et l’assainissement pour les pays en développement basé en Suisse.
* Swisscontact
Swisscontact collabore avec des organisations privées et publiques locales dans le Tiers Monde pour mettre en oeuvre des projets de développement destinés à accroître l’autosuffisance des populations. Il envoie des volontaires dans le Tiers Monde, diffuse des informations en Suisse sur les problèmes de développement et suit de près la politique de coopération au développement du gouvernement suisse.
Créé en 1959 par des entreprises suisses en tant que fondation privée et agence exécutive, son principal objectif est la formation professionnelle pour des activités génératrices de revenu. Ses fonds proviennent du secteur privé, du gouvernement suisse par le biais de la SDC, des cantons, des municipalités et de quelques dons publics.
L’un des programmes de Swisscontact porte sur la promotion de la petite entreprise et la protection de l’environnement. De nouveaux programmes sont élaborés pour l’Amérique du sud et l’Indonésie. Les projets comprennent le contrôle des rejets des véhicules; ils font appel à l’éducation et à la formation d’instructeurs et de mécaniciens, ainsi qu’à la prise de conscience de la population. Swisscontact élabore actuellement un Programme sur le développement urbain et l’environnement qui mettra l’accent sur la réduction de la pollution urbaine causée par les véhicules, les procédés industriels et la production d’énergie (en favorisant des solutions de substitutions telles que les énergies solaire et géothermique).