Lieu d'implantation |
Afrique de l'Ouest-Mali-Bamako |
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Opérateur |
la COFEPE (Coopérative Féminine pour la Protection de l'Environnement) |
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Domaine d'intervention |
Gestion des déchets et des eaux usées |
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Dates Clés |
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Budget Total |
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Principaux partenaires |
l'ONG ALPHALOG, l'ACDI, WORLD Education, les Mairies des Communes II et IV, la coordination des partenaires d'assainissement (CPAC), le COGIAM (collectif des groupements intervenant dans l'assainissement au Mali), PAPF (PNUD, BTI), CREPA-Mali, ENDA Ecopop, la coordination des Associations et ONG féminines (CAFO), l'ambassade des Pays-Bas |
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Mots clés |
Déchet organique - Déchet non organique - Eau usée - Assainissement à faible coût - Système de collecte autogéré - Gestion des décharges - Transport à traction animale - Technologie appropriée - Système de crédit - Politique municipale - Initiative locale de développement - Système coopératif - Amélioration des conditions de vie - Participation de la femme - Communication et mobilisation sociale |
Contexte (géographique, institutionnel, politique, socio-économique, équipements, infrastructures ) |
La question de la gestion urbaine et de la salubrité est un véritable casse-tête dans les centres urbains et péri-urbains africains.Les autorités municipales se désengagent de plus en plus, laissant les populations cohabiter tant bien que mal dans un environnement sanitaire précaire avec tous les risques que cela comporte.Ces populations doivent dès lors se démener dans un contexte d'ostracisme économique chaque jour plus intense. Malgré tout, dans la plupart des villes ouest-africaines, les populations se sont organisées en structures plus ou moins formelles pour le développement social et environnemental de leurs quartiers.De plus en plus d'associations, prestataires de services à part entière, occupent ainsi le créneau de la lutte contre l'insalubrité et la prolifération des ordures ménagères. La COFEPE au Mali en est un exemple. |
Historique (origines, problèmes rencontrés ) |
La Coopérative Féminine pour la Protection de l'Environnement a été créée en juillet 1991 pour faire face au problème d'emploi qui se posait : 15 femmes diplômées et sans emploi ont décidé de créer leur propre structure. La COFEPE a pu démarrer ses activités grâce à la cotisation des membres s'élevant à 150 000 FCFA. Elle a également reçu l'apport de certains partenaires (voir ci-dessous) dans différentes activités -la collecte des ordures et la confection de puisards et latrines- portant le budget à un total de 19 750 000 FCFA. La coopérative a eu un démarrage chaotique du fait du manque de financement suffisant : à ses débuts, elle fut face à d'énormes difficultés compte tenu du fait que les seules ressources disponibles étaient les cotisations des membres très insuffisantes pour entamer des activités d'envergure. Elle s'est alors lancée dans une première expérience pour tenter de couvrir les frais de fonctionnement, notamment par la vente de céréales et de poissons.Une activité qui a tourné cours surtout par manque d'expérience. Ce n'est qu'en 1992, avec l'appui de l'ONG malienne ALPHALOG pour la recherche de financement, que la coopérative a pu acquérir un fonds, de l'ambassade des Pays-Bas, lui permettant de se procurer du matériel pour la collecte des ordures ménagères. Mais la concurrence est très rude à Bamako et il leur est très difficile de trouver de terrains d'intervention, sans compter les difficultés à trouver des espaces de parcage des ânes. Ainsi, le problème était de trouver un endroit où mener l'activité de collecte dans la mesure où la zone convoitée était déjà prise. Au début, la COFEPE a voulu agir en toute légalité en adressant une demande d'autorisation d'intervention accompagnée d'un document de présentation du projet.Mais à cause de la lenteur administrative, un autre groupement eu le temps d'occuper le terrain convoité. C'est dans ce contexte que la COFEPE s'est vue obligée de s'installer dans une autre commune du District : la Commune II, et plus précisément le quartier de Bagadadji. Ce quartier compte 983 concessions dont 450 occupées par la COFEPE. |
Résumé du projet (objectifs généraux, bénéficiaires, moyens, résultats attendus ) |
Le projet vise, d'une part, à aider les populations dans la protection de leur environnement et l'amélioration de leurs conditions de vie et ,d'autre part, assurer en même temps à ses membres des moyens de subsistance : n'oublions pas que cette structure a été initiée par des jeunes femmes diplômées sans emploi. Le projet génère des emplois temporaires à travers des activités de traitement des déchets solides et liquides, de reboisement, d'amélioration du cadre de vie des habitants de certains quartiers de Bamako. Outre la collecte des ordures ménagères, la COFEPE s'investit aussi dans la construction de puisards améliorés et de latrines depuis juillet 1994. L'objectif est de trouver une solution à l'écoulement des eaux usées dans les rues qui occasionnent la prolifération des mouches et des moustiques, principaux vecteurs des maladies diarrhéiques et surtout du paludisme.Les ménages bénéficiaires de ces infrastructures sanitaires remboursent les sommes engagées par la coopérative avec des conditions très souples. A côté de ces activités ponctuelles, la COFEPE participe à des opérations de reboisement, et met surtout l'accent sur la sensibilisation des populations pour leur adhésion effective aux actions de salubrité. |
Les acteurs et leurs relations : répartition des tâches et responsabilités, formes d'organisation |
Ses principaux partenaires sont S.N.V. à travers l'ONG ALPHALOG, l'ACDI, WORLD Education, les Mairies des Communes II et IV, la coordination des partenaires d'assainissement (CPAC), le COGIAM (collectif des groupements intervenant dans l'assainissement au Mali), PAPF (PNUD, BTI), CREPA-Mali, ENDA Ecopop, la coordination des Associations et ONG féminines (CAFO). La COFEPE reçoit de la part de ces partenaires des appuis techniques, financiers et matériels, des formations, des échanges d'expériences. Organisation : La collecte des ordures ménagères se fait de porte à porte avec des charrettes à traction animale. Les ordures sont acheminées vers le dépotoir de transit situé à 4 km de la zone de collecte. Le quartier est divisé en quatre secteurs et chaque zone est supervisée par un membre de la COFEPE qui se charge également du recouvrement (cotisation des bénéficiaires) des fonds à la fin de chaque mois. les charretiers sont des travailleurs saisonniers; ils s'occupent du vidange des poubelles dans les charrettes. Une fois les charrettes remplies, ils se dirigent vers les dépotoirs. La population bénéficiaire nettoie les cours et conserve les ordures dans les poubelles. Un vétérinaire est chargé du suivi du parc animal et un gardien s'occupe de la surveillance et de l'entretien des animaux. S'agissant des puisards, la COFEPE a commencé cette activité en 1994 avec l'appui de ALPHALOG. En 1995, elle a reçu de la Coopération canadienne un fonds pour atténuer les effets de la dévaluation en faveur de la population. Dans ce projet, la population contribuait à 50% du coût des investissements l'autre moitié étant couverte par l'appui. Avec le pouvoir d'achat très bas des bénéficiaires, la COFEPE a accordé des facilités de paiement en échelonnant le crédit sur six mois. La COFEPE fournit les matériaux, supervise les travaux et fait le recouvrement. Des équipes de puisatiers composées de trois personnes chacune exécutent les travaux (fouilles, disposition des pierres et finition). Le puisard est un trou dont le diamètre varie entre 1,5 m et 2 à 3 m de profondeur servant à accueillir les eaux usées. Dans ce trou les puisatiers disposent des pierres poreuses (servant de filtre) tout en laissant un espace au milieu pour faciliter la vidange. Après cette phase, ils procèdent à la fermeture hermétique du trou avec une dalle en béton, un tuyau collecte les eaux usagées vers le puisard. Le service d'hygiène est impliqué dans le projet pour le tracé des puisards (conformité aux normes d'hygiène : 15 m entre les puits et les puisards). La COFEPE a signé un contrat de nettoyage (désablement) des voies publiques (Hamdallaye et Bagadadji). |
Aspects technologiques (innovations, méthodes) |
Innovations technologiques : Dès que les groupements se sont lancés dans la collecte des ordures, ils se sont rendus compte que les anciennes charrettes n'étaient pas indiquées pour cette activité, ainsi ils optèrent pour des charrettes basculantes. Ces charrettes sont en tôle et donc plus résistantes que les anciennes en bois. En 1995, la circulaire n°10 du Gouverneur du District de Bamako ayant interdit les engins à traction animale, des solutions ont dû être recherchées pour sauver de nombreux emplois crées par l'activité. Un prototype motorisé a été conçu et testé, mais l'engin s'est avéré inadapté et très couteux par rapport au revenu des groupements. En Commune IV du District de Bamako, tous les les groupements intervenant en matière d'assainissement ont formé une coordination appelée CPAC. Cette coordination, avec l'appui de ALPHALOG et un partenaire étranger : le programme UWEP de WASTE ont mis à jour de nouveaux prototypes qui ont été testés en 1997 (voir fiche d'expériences sur les 4 projets pilotes du programme UWEP à Bamako). Les recherches se poursuivent afin de corriger les imperfections. Innovations méthodologiques : Pour les puisards, la COFEPE a initié une nouvelle méthode de paiement (paiement par tempérament). Des séances d'IEC (Information-Education-Communication) sont organisées pour mieux sensibiliser les bénéficiaires dans le cadre de l'assainissement. |
Résultats & impacts de l'expérience (qualitatifs et quantitatifs) |
Aujourd'hui, en matière d'assainissement, l'aspect de Bamako a changé. Presque tous les dépots sauvages ont été supprimés. Dans la zone d'intervention de la COFEPE, les eaux usées ont pratiquement disparu des rues. Autre résultat, des emplois ont été créés. Et la population commence à percevoir la place des groupements d'assainissement et leur impact sur le cadre de vie. Elle s'intéresse de plus en plus aux problèmes des groupements. C'est dans ce cadre que des comités d'assainissement, des comités de sages et des comités civiques se sont mis en place pour épauler les actions des jeunes. |
Intérêt de l'expérience (leçons tirées, durabilité, replicabilité) |
Malgré les efforts fournis, la COFEPE comme tous les intervenants en assainissement est confontée à d'énormes difficultés : précarité des moyens d'exploitation, difficulté de recouvrement des fonds investis, sans compter la non intervention des municipalités pour subventionner les activités. Cependant, en dépit des multiples problèmes relatés, la coopérative entend poursuivre ses activités d'assainissement et ses membres restent optimistes. Elle compte faire des prospections pour de nouvelles activités dans le cadre de l'environnement. Ainsi, elle a initié un nouveau projet de sensibilisation sur le tri des déchets solides. Enfin, la COFEPE reste ouverte à tous ceux qui s'intéressent aux problèmes environnementaux et exhorte les partenaires à s'investir davantage dans ce domaine. |
Opérateur du projet (adresse, téléphone, fax, e-mail) |
Mme Mariem MONO |
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Partenaires (adresse, téléphone, fax, e-mail) |
M. Seydou DIAKITE M. Adrien AFFOGBOLO
M. Mohammed SOUMARE |
Rédacteur de la fiche |
Secrétariat Preceup |
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