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Lieu d'implantation |
Afrique centrale - Cameroun - Ville de Bafoussam |
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Opérateur |
CIPCRE |
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Domaine dintervention |
Gestion des déchets et des eaux usées |
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Dates Clés |
Début du projet : Novembre 1994 Durée du projet : |
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Budget Total |
Monnaie locale : 104 millions de francs CFA octroyés par la Coopération française US$ : |
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Principaux partenaires |
Le CIPCRE (Cercle International pour la Promotion de la CRéation) La Coopération française La municipalité de Bafoussam |
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Mots clés |
Déchet organique - Compostage - Déchet non organique - Système de collecte - Transport non motorisé - Bicyclette ou assimilés - Tri - Technologie appropriée Création d'emplois |
Informations générales
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Contexte (géographique, institutionnel, politique, socio-économique, équipements, infrastructures ) |
La problématique de l'insalubrité urbaine en Afrique aujourd'hui constitue une préoccupation majeure pour certaines organisations de protection de l'environnement. Le CIPCRE fait partie des ONG africaines dont les méthodes d'intervention s'inspirent des principes d'un développement respectueux du milieu. Il exécute actuellement un projet de compostage des ordures ménagères dans la ville de Bafoussam au Cameroun |
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Historique (origines, problèmes rencontrés ) |
Tout part de 1991 avec le lancement officiel des activités du CIPCRE. A cette époque, la ville de Bafoussam croupissait sous le poids des ordures ménagères. La commune urbaine de Bafoussam, acteur institutionnel de l'évacuation des déchets, éprouvait d'énormes difficultés pour assurer l'enlèvement des déchets urbains. La situation était rendue difficile par les revendications populaires et les opérations "ville morte" décrétées ici et là. Les caniveaux, les chaussées, les carefours, les cours d'eau, bref tous les coins de la ville de Bafoussam étaient inondés d'ordures ménagères. C'est ainsi que le CIPCRE a inscrit de façon prioritaire la problématique des déchets dans ses préoccupations. En 1993 et plus précisément au mois d'août, le CIPCRE a initié une étude sur l'état de l'insalubrité dans la ville de Bafoussam. Cette étude menée en collaboration avec l'Ecole Polytechnique de Yaoundé a établi la composition des ordures de Bafoussam à plus de 80% constituées de matières biodégradables. Au regard de cette composition, le CIPCRE, au cours de la recherche d'une solution durable au problème des déchets, a préféré investir dans le recyclage de la matière organique. L'année 1994 a été véritablement le tournant décisif du projet de compostage de Bafoussam car c'est à la suite de la dévaluation du F.CFA intervenue en janvier 1994, que la Coopération française a, dans le cadre des mesures d'accompagnement, débloqué une subvention de 104 millions de francs CFA en faveur de l'initiative de Bafoussam, le 1er novembre 1994.
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Résumé du projet (objectifs généraux, bénéficiaires, moyens, résultats attendus ) |
Trois objectifs principaux ont motivé la mise en exécution de ce projet au départ: -mobiliser les jeunes des quartiers à oeuvrer de façon non-conventionnelle à assainir leurs quartiers, -introduire dans Bafoussam et ses environs le processus de transformation des ordures ménagères, jadis sources de mort, en compost engrais organique, source de vie, -et enfin vulgariser le compost produit de façon à transférer progressivement le projet aux acteurs de tous les jours que sont les composteurs. |
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Les acteurs et leurs relations : répartition des tâches et responsabilités, formes dorganisation |
Dans chacun des cinq quartiers de la ville couverts par le projet, 65 demi-fûts environ sont disséminés. Chaque demi-fût reçoit quotidiennement les ordures provenant des ménages. Le contenu de chaque demi-fût est quotidiennement vidé et acheminé dans les "porte-tout" (pouse-pousse) vers les sites de compostage. C'est là que les composteurs assurent le tri. Les ordures non-biodégradables sont enlevées et classées dans un coin de la compostière. Restent alors les ordures biodégradables qui sont entassées, arrosées et retournées de façon permanente pour se transformer au bout de trois à quatre mois en un produit de couleur noirâtre appelé compost. Le compost ainsi mûr est séché, broyé puis tamisé afin d'être conditionné dans des sacs de 50 kgs et stocké au magasin du CIPCRE.
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Aspects technologiques (innovations, méthodes) |
Au niveau des innovations technologiques : le matériel de collecte des déchets employé (les porte-tout) s'avère plus approprié que les engins de collecte de la municipalité car il permet d'atteindre les quartiers difficiles d'accès. Au niveau des innovations méthodologiques : le projet, avec la collaboration de la municipalité de Bafoussam, a permis une vulgarisation massive de l'utilisation du compost auprès des paysans, et a généré des emplois.
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Résultats & impacts de lexpérience (qualitatifs et quantitatifs) |
Au stade actuel (fin 1996), le projet a atteint un taux de collecte de 17% représentant une quantité de 12 tonnes d'ordures collectées chaque jour. Le matériel de collecte utilisé (les porte-tout) permet d'atteindre même les quartiers jadis difficilement accessibles aux engins de collecte de la municipalité. L'initiative actuellement exécutée à Bafoussam y a créé 80 emplois directs en même temps qu'elle fait vivre près de 200 personnes. Les paysans des Hauts Plateaux de l'Ouest Cameroun découvrent aujourd'hui avec grande satisfaction les vertus du compost car il constitue un fertilisant organique indispensable pour leurs sols restés pendant longtemps exploités. En moins de deux ans d'exécution, le projet de Bafoussam a pu favoriser la vulgarisation et l'expérimentation de plus de 500 tonnes de compost au Cameroun. L'utilisation du compost sur les Hauts Plateaux en particulier et au Cameroun en général, s'affirme aujourd'hui comme un enjeu de taille pour tous les paysans. Le compost fertilise et restaure le sol, le compost vendu à un prix abordable peut même être fabriqué par les paysans eux-mêmes.
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Intérêt de lexpérience (leçons tirées, durabilité, replicabilité) |
La durabilité des actions menées dans le cadre du projet de compostage des ordures ménagères de Bafoussam ne peut être une réalité que si un processus de responsabilisation des différents acteurs et de récupération des coûts est mis en place. A ce titre, la stratégie actuelle caractérisée par une vulgarisation intense du compost, la collaboration franche avec la municipalité de Bafoussam ainsi qu'un transfert à terme du projet aux acteurs quotidiens participent à rechercher cette garantie. A condition que l'environnement social, politique et économique soit toujours au rendez-vous. |
Coordonnées de lopérateur et des partenaires