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Le rapport 1999 (format word)
Le rapport 1999 (format acrobat mais sans graphiques)
Sommaire analytique (format word)

Présentation | Les thématiques transversales | Les droits économiques et sociaux | Droits de la personne et libertés | Le droit à une famile et à une protection de remplacement | Le droit de l'enfant à la protection vis-à-vis des institutions dont la famille | Droit à l'éducation, aux loisirs et aux activités culturelles | Les engagements internationaux résultant de la Convention | Quelques rendez-vous pour l'an 2000 en guise de conclusion |


Quelques rendez-vous
en guise de conclusion




Au détour de cette analyse critique de l'année 1999, on a pu pointer implicitement ou explicitement un certains nombre d'attentes de D.E.I.-France. Certaines ont été exprimées sans détours; d'autres mériteraient d'être approfondies.

Sans les reprendre ici dans le détail, il nous apparaît bien que quelques signes seraient utiles pour démontrer que conformément à leurs engagements les pouvoirs publics français font de l'enfance une priorité ou du moins du respect de leurs engagements souscrits à travers la convention de New York.

Sans aller jusqu'à revendiquer comme certains un ministère de l'enfance, on observera qu'il existe un Délégué interministériel à la famille et qu'il pourrait en être de même pour l'enfance.

On reprendra ici les quelques éléments majeurs de ce qui devrait être fait dans le meilleurs délais
- respecter la recommandation européenne d'instituer un Médiateur pour l'enfance
- se doter d'instruments techniques permettant d'évaluer les politiques menées en faveur de l'enfance et notamment la part du P.I.B. consentie par notre pays.
- respecter les engagements souscrits pour rendre compte des programmes développés

D.E.I.-France souhaite que les pouvoirs publics français rendent compte des l'exécution des engagements souscrits par le premier ministre au sommet mondial de l'enfance les 29 et 30 septembre 1990. Qu'est-il advenu du programme pour la décennie?

Sur ces points mais encore sur chacun des points techniques des six grands thèmes retenus D.E.I.-France exercera son droit de vigilance et de critique dans les temps à venir.

Deux considérations générales nous serviront de points de repères pour l'an 2 000 et la décennie qui s'ouvre

1°         On observera tous comptes faits combien il est dommageable de ne pas trouver une politique de l'enfance explicite, affichée et cohérente. Certains revendiquent toujours un ministère de l'enfance. Ce peut être une poste de réponse mais partielle car on l'a vu au cours de ce rapport la responsabilité publique n'est pas que d'Etat. Et puis, tout ne relève pas de la puissance publique.

Sans doute manque-t-il comme nous le relevions en entame de ce Rapport un souffle général en faveur de l'enfance : l'enjeu de semble pas préoccuper nos contemporains. On ne peut pas penser aux retraites en 2020 et avoir une politique de l'enfance ! Encore que ... Peut être qu'une politique de l'enfance volontariste - et pas une politique nataliste - serait de nature à répondre aux angoisses pour 2030.

2° Si le sort des enfants de ce pays n'est pas globalement préoccupants si on réfère au passé ou si on ouvre les yeux sur ce qui nous environne, il n'en reste pas moins que la montée d'une certaine violence dans les rapports sociaux doit inquiéter. Elles et pour nous le signe d'un manque d'espoir de ces jeunes dans la société et dans les adultes que les environnent. Il ne s'agit pas de répondre en termes de texte de loi ou de politiques alignant les millions ou les milliers mais de créer un climat de confiance et de dialogue avec l'ensemble de notre jeunesse. Cela suppose déjà que les adultes sachent individuellement et collectivement où ils vont et où ils veulent guider leurs enfants. En d'autres termes il est démontre une nouvelle fois que la prise en compte de l'enfant suppose déjà de la part de la société qu'elle soit au clair avec son propre projet.

On peut rêver.

En tout état de cause des mouvements comme D.E.I.-France et spécialement D.E.I.-France se doivent d'exercer un droit de vigilance sur ce qui est fait ou pas fait en direction des enfants - de tous les enfants - de ce pays. quitte à jouer le rôle de gratte-poils. C'est le lot de ceux qui militent pour les droits de l'homme.

Rendez-vous au 20 novembre 2000 en faisant en sorte d'ici là d'avoir obtenu des réponses aux nombreuses questions posées à travers ce rapport et à toutes celles que nous aurions pu avancer ...




Paris, le 15 novembre 1999