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Les Plates-formes d'initiative locale (PFIL)

Un système qui prend de plus en plus de poids : les Plates-formes d'initiative locale (PFIL)

Une plate-forme d'initiative locale (PFIL) permet de mobiliser de multiples partenaires, y compris des collectivités locales, pour apporter des financements aux personnes qui créent une activité de dimension réduite et qui manquent de fonds propres. La PFIL permet en outre de mobiliser des services et des conseils afin de pérenniser l'activité.

La PFIL n'a pas pour but de se substituer aux autres structures d'appui à la création d'activité. Au contraire, elle permet, avec ces structures, d'organiser une réponse aux besoins des créateurs. Ce principe est l'une des préoccupations de France initiative réseau (FIR)*, qui fédère la quasi-totalité des plates-formes : les PFIL ne doivent pas être créées dans une logique de concurrence.

Le partenariat avant tout

Au départ de la PFIL, il y a un groupe de personnes qui veut servir la population et qui va mobiliser différents réseaux : milieux économiques et monde de l'entreprise, chambres consulaires, collectivités territoriales, etc. Pour FIR, il importe d'associer des partenaires publics et des partenaires privés. Les différents partenaires sont sollicités pour un soutien financier et pour apporter leurs compétences techniques dans le montage et le suivi de l'activité. La " composition " varie fortement d'un endroit à l'autre. L'échelle géographique aussi. La référence, c'est le Pays. Toutefois, nombre de PFIL sont départementales, quitte à créer ensuite une antenne par Pays. D'autres opèrent d'emblée au niveau du bassin d'emploi ou de l'agglomération. Autre repère, une PFIL aiderait 40 personnes par an.

Financements

Les plates-formes proposent des prêts d'honneur, prêts personnels à taux zéro sans garantie, facilitant ainsi l'obtention de prêts bancaires complémentaires. Les PFIL ont un besoin financier pour consentir ces prêts, mais aussi pour assurer leur propre fonctionnement. L'apport financier des collectivités territoriales ne peut pas dépasser 60 % des ressources, chaque collectivité ne pouvant en apporter plus de 30%. L'appel aux fonds privés n'est pas toujours facile : par exemple, c'est par solidarité avec le territoire marseillais que les entreprises locales ont été sollicitées, appelées aussi à jouer la carte de l'image de la région. Avec les remboursements, les PFIL peuvent consentir de nouveaux prêts.

Quels créateurs sont aidés ?

Chaque plate-forme définit sa propre cible. Certaines se concentrent sur les petits projets créant cinq emplois environ, d'autres sur des projets plus gros. En général, il s'agit de projets qui nécessitent de 100 000 à 1 million de francs d'investissement. Le prêt d'honneur varie de 30 000 à 150 000 francs. Les créateurs bénéficient d'un appui technique pour le montage du projet et éventuellement d'une expertise par l'un des partenaires de la PFIL. Des acteurs économiques peuvent d'autre part organiser un parrainage, l'objectif étant d'articuler la mobilisation des fonds avec l'accompagnement des créateurs.

Perspectives et débats

L'objectif affiché par le réseau FIR est de s'appuyer sur les contrats de plan État-Région pour passer de 180 PFIL à 300 en 2003, poursuivant ainsi le maillage des territoires. Autre objectif affiché : soutenir 12 000 créateurs par an. FIR a pour vocation de soutenir les plates-formes existantes et d'apporter son appui pour en monter de nouvelles. Elle le fait sur la base d'une charte de qualité et de conventions avec la DATAR, la Caisse des dépôts et consignations, les Boutiques de gestion, etc.

Son délégué général affiche une préoccupation : " Nous n'avons pas l'intention de tout faire tout seul […] et nous avons le souci d'être présents, tant pour les très petits projets que pour les projets plus importants. " De nombreuses structures qui accompagnent des personnes en recherche d'activité s'interrogent sur l'articulation qu'elles peuvent trouver avec les PFIL, qui montent en puissance. Ces structures s'interrogent sur la prise en compte de projets créateurs d'emplois, mais qui demeurent " mal référencés " par rapport aux critères économiques des PFIL. En effet, ces dernières soutiennent le " haut du panier " parmi les projets candidats : parviennent au comité des prêts ceux qui présentent des simulations économiques solides, un bon niveau de faisabilité et de fiabilité. À l'échelle nationale, un dixième seulement des dossiers instruits par les PFIL aboutit à un accord de prêt. Les Plates-formes d'initiative locale restent donc un outil parmi d'autres : leur développement ne doit pas dissimuler les besoins de financement qui subsistent pour d'autres types d'activité qui n'entrent pas dans ce cadre.

Les élus et la PFIL

Les collectivités territoriales allouent des subventions aux Plates-formes d'initiative locale. Cependant, pour ne pas être accusés de gestion de fait, les élus ne doivent pas s'impliquer trop fortement dans l'utilisation de ces financements. S'ils peuvent participer au conseil d'administration de la PFIL, ils ne peuvent en occuper des postes à responsabilité tels que celui de président ou de trésorier. Ceci n'empêche pas les collectivités qui financent de procéder à l'évaluation des résultats sur une base contractuelle.

Extrait de "Territoires et création d'activités" 
FNFR, AFIP et PEC 
Projet NOW Diane

 

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