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Cinq repères pour favoriser la création d’activité
Parmi les facteurs qui influent sur le
développement économique d’un territoire, l’implication des
acteurs, en particulier des élus, est une composante à la fois
déterminante et évolutive. Toute action destinée à favoriser la
création d’activité dans un territoire doit évaluer et prendre
en compte cette implication. Malgré leur pertinence, certains
projets échouent faute de relais parmi les acteurs du territoire.
F Une rencontre
dynamique entre les projets individuels et le projet collectif du
territoire bénéficie à la fois aux créateurs et au territoire.
Ainsi, mettre en place des réseaux territoriaux d’accompagnement
des créateurs constitue un important facteur de succès des
projets comme l’illustrent divers exemples présentés dans cette
première partie. Ces réseaux doivent permettre une progression
avec des étapes successives :
- mise en relation avec les élus pour une
écoute, une mise en confiance et une reconnaissance du
projet ;
- définition d’un cheminement commun entre le
créateur et les acteurs du territoire, puis mise en œuvre de ce
contrat (travail en commun, allers-retours, etc.) ;
- validation et reconnaissance du projet au
regard de la réalité locale, induisant divers types de
soutien ;
- accès aux dispositifs institutionnels d’appui
à la création d’activité en fonction des besoins du projet.
F Les habitants
ont des capacités « d’expertise » de leur territoire.
Mobilisées, ces dernières permettent de révéler des
potentialités de types variés : ressources peu ou pas
valorisées, besoins non satisfaits, activités ou produits qui
pourraient être mieux valorisés ou qui pourraient générer
davantage de valeur ajoutée.
Il importe que le processus de développement du
territoire intègre ces capacités par une « pédagogie de l’écoute ».
Des méthodes permettent en effet de mobiliser « l’expertise »
des habitants comme le démontrent certains exemples présentés
dans cette première partie. Elles ont comme caractéristique
commune de s’appuyer sur une parité élus / acteurs non élus.
Elles offrent ainsi au territoire davantage « d’imagination »
en multipliant les sources de projet.
F Porter
attention à la situation des femmes dans un territoire conduit
à poser un nouveau regard sur la participation de la population au
développement. L’expression de leurs besoins favorise le
règlement d’une diversité de problèmes.
Par conséquent, leur participation doit être
recherchée dans tous les aspects de la vie du territoire,
permettant ainsi un double regard des femmes et des hommes. Une
participation accrue – ou plutôt à égalité - des femmes permet
d’élargir la vision du développement territorial dans ses
composantes économiques, sociales et culturelles.
F Les idées d’activités
soumises aux élus sont loin d’être toujours abouties. Ils
doivent par conséquent jouer un rôle d’interprète : il
leur faut comprendre les projets envisagés, parfois faire le lien
avec d’autres projets, puis les traduire aux interlocuteurs qu’ils
estiment être en mesure de leur apporter un appui.
Les élus prennent ainsi une part active dans la
circulation des idées, des attentes, des besoins. Réciproquement
(il faut que tout le monde joue le jeu du dialogue), les personnes
qui prennent des initiatives, doivent très tôt communiquer avec
les élus et leur montrer leurs savoir-faire. Il importe d’informer
le plus en amont et le plus régulièrement possible les élus de l’avancée
de la démarche. Les solliciter une fois que tout est bouclé peut s’avérer
délicat… On voit aussi par là combien la compétence de
développement économique et social des collectivités locales et
des intercommunalités appelle une fonction d’animation.
F La création et
le développement d’activités s’inscrivent pour le territoire
dans une perspective de « production » de valeur
ajoutée, à partir notamment des ressources locales.
La dimension économique des projets doit
néanmoins se concevoir pour le territoire pris dans sa globalité. C’est
souvent la synergie entre initiatives (sociales, culturelles ou
économiques) qui produit de la valeur ajoutée. L’enjeu pour
le territoire est donc d’orchestrer des initiatives de natures
différentes. Élus et acteurs locaux sont donc appelés à soutenir
des projets qui ne sont pas directement créateurs de richesse, mais
qui, indirectement, renforcent le potentiel économique du
territoire par une amélioration des facteurs du
développement.
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