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sur le tout nouveau et tout beau site officiel du DAL
http://www.droitaulogement.org


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Contre la Loi Boutin, mardi 27 janvier 2009 à 17h, à l’Assemblée nationale (à l’appel du Collectif contre la Loi Boutin)
Actions surprises.

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Le camp est réinstallé sur le trottoir de la rue de la banque
présence policière permanente

Paris le 18 janvier 2009


Les familles ont décidé de réinstaller le campement aujourd’hui, à l’occasion du rassemblement hebdomadaire dominical. Depuis plusieurs jours, elles avaient décidé de sortir de ce gymnase excentré situé avenue de la porte d’Ivry, par peur d’un enlisement et afin de poursuivre la lutte de manière plus visible. Elles demandent toujours à être reçues par le premier ministre. Un escadron de gardes mobiles a pris position à partir de 15h bloquant la chaussée de la rue de la banque. Environ 200 personnes se sont rassemblées sous la façade du 24 rue de la banque. Les bâches bleues installées le long de la façade de l’immeuble ont été descendues, les mères de familles s’y sont glissées, puis des matelas et des couverture ont été mis en place. Vers 17h, les bâches ont été relevées dévoilant l’installation ainsi que les sans domiciles de la rue de la banque. Vers 18h, les gardes mobiles se sont placés en retrait, de part et d’autre de l’entrée de la rue, et la circulation a été rétablie par les manifestants. Environ 150 adultes sont recensés en cours de nuit. Les enfants sont installés dans une pièce du ministère de la crise du logement.

Programme des prochains jours :
Rassemblement lundi 19 janvier 2009 à partir de 18h.
Mobilisation de soutien dimanche 25 janvier 2009, à 15h.
Contre la Loi Boutin, mardi 27 janvier 2009 à 17h, à l’Assemblée nationale (à l’appel du Collectif contre la Loi Boutin)
Actions surprises.


Nous attendons toujours un rendez-vous à Matignon demandé depuis le 15 décembre 2008 pour :
- le relogement immédiat des 233 familles de la rue de la Banque que l’Etat devait relogé selon sa promesse avant le 14 décembre 2008;
- le relogement en urgence de tout les prioritaires validés par la commission DALO, et des sans abris qui le souhaitent ;
- l’application de la Loi de réquisition et autre solutions de logement rapide et décente , telles que la location dans le privé, la mise à disposition de biens publics, l’ouverture de logements sociaux vides et en attente d’une opération de renouvellement urbain, pour satisfaire les besoins urgent de relogement;
- le retrait de la loi Boutin, particulièrement de l’article 24 ;
- la réalisation massive de logements sociaux, l’encadrement des loyers et des prix de l’immobilier, un moratoire des expulsions.


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Les familles du camp de la rue de la banque à NEXITY,
59 rue Lafayette, Paris 9ème

Paris le 15 janvier 2008


Une centaine de familles du camp de la rue de la banque, actuellement installées dans un gymnase de la Ville de Paris, jusqu’à la fin de la vague de froid, occupent le hall d’un immeuble de bureau qui loge une filiale de NEXITY, (SAGEL NEXITY), dans le 9e arrondissement de Paris.
Il s‘agit de demander au 1er promoteur de France qui détient notamment plusieurs réseaux d’agences immobilières, tels que Century 21, ou Guy Hoquet, de louer des logements pour des familles en difficulté, par le canal de par exemple du SOLIBAIL ...

Reçue ce matin par le Ministère du Logement, (Mr Lecomte Directeur de Cabinet, et le sous directeur), la délégation du DAL, CDSL et des familles du campement de la rue de la Banque ont rappelé leurs revendications :
Mise en place d’un avenant à l’accord de relogement du 14 décembre 2007 afin de fixer un programme et un calendrier de relogement des familles y compris celles qui ont rejoint le mouvement, et qui sont déclarées prioritaires par la commission DALO.
Des moyens supplémentaires de relogement pour accélérer les relogement promis, tels que l’application de la Loi de réquisition, le développement du SOLIBAIL à paris, et la mobilisation des biens immobiliers appartenant aux compagnies financières et groupes immobiliers aidés par l’Etat pour loger des prioritaires DALO et des familles de la rue de la Banque
Le retrait de l’article 24 de la Loi Boutin.

Le Ministère s’est engagé à accélérer le relogement des familles, sons toutefois apporter de garanties réelles.
Le Ministère à prévu de louer 5000 logements dans le privé, par le ‘Solibail', mais pas à Paris où pourtant la crise est la plus sévère et le parc locatif très développé.
Il s’est dit prêt à explorer la piste des biens immobiliers des compagnie financières et des groupes immobiliers, pour des mises à disposition.
Il demande au DAL de donner des adresses de logements à réquisitionner ... Comme chaque ministre depuis 10 ans
Le prochain RV est établi pour début février, mais la délégation a demandé une rencontre pour travailler sur l’avenant à l’accord du 14 12 2007, la semaine prochaine. (Réponse demain)

Les familles appellent à
Rassemblement pour une nouvelle
marche vers Matignon
Dimanche 18 janvier 2009
à 15h rue de la Banque – Paris 2e



Nous attendons toujours un rendez-vous à Matignon demandé depuis le 15 décembre 2008 pour :
- le relogement immédiat des 233 familles de la rue de la Banque que l’Etat devait relogé selon sa promesse avant le 14 décembre 2008;
- le relogement en urgence de tout les prioritaires validés par la commission DALO, et des sans abris qui le souhaitent ;
- l’application de la Loi de réquisition et autre solutions de logement rapide et décente , telles que la location dans le privé, la mise à disposition de biens publics, l’ouverture de logements sociaux vides et en attente d’une opération de renouvellement urbain, pour satisfaire les besoins urgent de relogement;
- le retrait de la loi Boutin, particulièrement de l’article 24 ;
- la réalisation massive de logements sociaux, l’encadrement des loyers et des prix de l’immobilier, un moratoire des expulsions.


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Sans logis du camp de la rue de la banque
Appel à manifester dimanche 11 janvier 2009

Paris le 8 janvier 2009


Suites des violences, plaintes à l’IGS :
Lundi 5 janvier 2009, le Maire de Paris, le groupe Communistes, la LCR ... ont apporté leur soutien au DAL suite aux violences policières.
Mardi 6 janvier 2009, à la suite d’une conférence de presse à laquelle sont intervenues les blessées, et josiane Balasko, Mgr Gaillot, la FSU, Olivier Besancenot (LCR), Nöel Mamère (Verts), Malika Zediri (PCF), Jean Yves Mano (adjoint au logement du Maire de Paris), 5 personnes ont déposé plainte auprès de l’IGS (INSPECTION GÉNÉRALE DES SERVICES), à Montgallet, Paris 12e : 3 mères de familles, la fille d’une blessée agée de 13 ans, et le porte parole du DAL JB Eyraud.
Puis elles se sont rendues pour trois d’entre elles aux urgences médico judiciaires de l’hopital Hôtel-dieu.
Les blessures ont été évaluées à 1 jour d’ITT pour deux mères de familles, à 5 jours pour celle qui a été assommée par un gendarme (l’ITT devrait être rallongée du fait de complications) et à 10 jours d’ITT pour JB Eyraud (fracture de la main)
Cette évaluation n’est pas définitive, et pourra évoluer en fonction des pathologies.
Des photos ont été remises à l’IGS, mettant en évidence le comportement brutal des certains gardes mobiles, sur le pont des arts, dimanche dernier. Des vidéos devraient aussi être transmises.
Il n’est plus possible de porter plainte contre des policiers, sans avoir au préalable déposé plainte à l’IGS.

Images de la marche de dimanche et des violences , par Michael Hoare et Agnès Denis :
http://www.dailymotion.com/video/x7y6cr_090104matignon_news

Sur les violences, voir également le clip de “avenir vivable”, sur l’évacuation du grand hôtel,
le 26 décembre 2008, où 2 mères de famille et 1 sans abris ont été blessés.
http://www.dailymotion.com/video/x7y1zg_081226grandhotel_news


Chahut gare de l’Est avec Mme Boutin:
Pendant ce temps, des familles se sont rendues gare de l’Est à 16h pour interpeller Mme Boutin en déplacement vers Nancy. Il lui a été demandé pourquoi 233 familles de la rue de la banque ne sont toujours pas relogées, quels moyens elle prévoit pour satisfaire les
engagements de relogement de son Ministère et pour reloger les 6000 familles parisiennes déclarées prioritaires en vertu de la loi DALO et que l’Etat doit reloger. Elle a été gentiment accompagnée à son train aux cris de “un toit c’est un droit” et “madame Boutin, arrête ton baratin .

Déménagement au gymnase 21 Avenue de la Porte d’Ivry (métro porte d’Ivry)
Dimanche après la marche vers Matignon , les familles ont libéré le gymnase St Merri nécessaire pour les activités scolaires. Elles se sont installées dans un gymnase plus grand et plus confortable, à la porte d’Ivry, pour le reste de la vague de froid.
En effet, les occupants souhaitent revenir sur le trottoir de la rue de la Banque au redoux.
En attendant, des sans logis et des familles supplémentaires ont intégré le mouvement : sans logis, familles déclarées prioritaires et non relogées.
Environ 120 familles dorment chaque nuit sur place.

Marche vers Matignon dimanche 11 janvier 2009
départ 15h Métro Porte d’Ivry, pour demander un RDV, et exiger :
• Contre les violences policières
• Pour le droit au logement pour tous,
• l’application de la Loi de réquisition
• le relogement des familles du campement de la rue de la Banque et des prioritaires.


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Actualités de la lutte de la rue de la Banque en début d'année
Paris le 5 Janvier 2009


Réveillon festif au Gymnase St Merri
Les sans logis du DAL et du CDSL ont fait la fête, avec de nombreux enfants venus avec leurs parents sortir de leurs chambre d’hôtel ou de leurs taudis. Beaucoup d’invités surprises ont rendu visite aux occupants : Albert jacquard, Mr Gaillot, Guy Bedos, Alain Krivine (LCR), Yan Brossat (PCF 75), Sylvain Garel (verts 75), Malika Zediri.
Les sans logis demandent que le Gouvernement se mette au travail dès la rentrée, pour tenir ses promesses de relogement des 233 familles de la rue de la Banque encore sans logis, et organiser le relogement de toute les familles déclarées prioritaires par la loi DALO, dans le département où ils vivent et travaillent.
Application de la loi de réquisition, arrêt de la marchandisation du logement social, des expulsions, retrait de la Loi Boutin, en particulier de l’article 24 ...


Date buttoir du 2 janvier 2009 :
Nous nous sommes engagés à rendre le gymnase à la fin de la vague de froid. Celle ci se poursuit encore plusieurs jours. La Ville de Paris a donné le 2 janvier comme date buttoir . Réunion demain avec la Ville de Paris, au gymnase, vers 11H, pour voire la suite ....

Marche vers Matignon le dimanche 4 janvier 2009 à 15h, au gymnase 16 rue du Renard Paris
Marche vers Matignon, pour la troisième fois depuis la réinstallation du campement rue de la banque le 14 décembre 2008, les sans logis s’avanceront vers Matignon pour demander un rendez-vous. Les deux dimanches précédents, les gardes mobiles ont encerclé et dispersé les familles.
On vous invite à cette marche du Dimanche dans le centre historique de Paris.

Sans logis de la rue de la banque : violences policières
Le dimanche 4 janvier 2009 il y a eu une montée en charge des violences policières sur le pont des arts, à l’encontre des familles en lutte depuis le 14 décembre 2008, pour que l’Etat tienne ses engagements, et applique les loi DALO et la loi de réquisition.

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Ils spéculent, nous payons ...
51 milliards pour les spéculateurs,les banques, les assurances :
Des miettes pour les sans logis et les mal-logés
On veut des logements !

Paris, le 30 décembre 2008


Les familles de la rue de la banque ont occupé de 12h à 13h30, une agence de la BNP, située Bd des italiens, elles ont été évacuées par les CRS, vers 13h30, sans incident. Elles demandaient un RV avec le responsable immobilier du groupe BNP Paribas, sans suites pour l’instant.

Les banques, les compagnies d’assurance ont reçu de l’Etat pour les secourir 51 milliards ces trois derniers mois, en espèces sonnantes et trébuchantes, provenant principalement de l’épargne populaire qui finance la construction des logements sociaux, afin d’éponger les pertes abyssales tirées de la spéculation financière et immobilière ....

Par contre les familles de la rue de la banque, les sans abris qui meurent de froid, les 3 millions de mal-logés et de sans logis, et tout ceux et celles qui galèrent pour se loger n’ont droit à aucun secours : juste quelques millions d’euros cédés pour faire parler Mme Boutin, des policiers pour embarquer les sans abris récalcitrants, des amendes pour les associations de défense des sans logis...

Aujourd’hui nous occupons le siège d’une grande compagnie financière qui a bénéficié comme les autres, des largesses et de la générosité de l’Elysée, pour :

• Dénoncer ce scandale car c’est l’épargne populaire destinée notamment à construire de logements sociaux qui a été détourné
• Exiger que ces grandes entreprises qui détiennent un patrimoine immobilier conséquent le mette à disposition pour loger les familles de la rue de la banque, les ménages déclarés prioritaires par les commissions DALO, particulièrement à Paris où elle détiennent l’essentiel de leurs immeubles.

Nous demandons au Gouvernement :

• un rendez-vous à Matignon demandé depuis le 15 décembre 2008 pour :
• Le relogement immédiat des 233 familles de la rue de la Banque que l’Etat devait relogé avant le 14 décembre 2008 selon sa promesse,
• Le relogement en urgence de tout les prioritaires validés par la commission DALO, et des sans abris qui le souhaitent
• l’application de la Loi de réquisition et autre solutions de logement rapide et décente , telles que la location dans le privé, la mise à disposition de biens publics, des biens immobiliers des groupes financiers refinancés par la collectivité, afin de satisfaire les besoins urgent de relogement
• le retrait de la loi Boutin, particulièrement de l’article 24 ....
• la réalisation massive de logements sociaux, l’encadrement des loyers et des prix de l’immobilier, un moratoire des expulsions ...


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2ème semaine de lutte
et première journée au Gymnase St Merri

Paris, le 28 décembre 2008 – 22h.


Une centaine de personnes ont passé une première nuit au Gymnase St Merri (16 rue du Renard, Paris 4) mis à disposition par la mairie de Paris après que les familles qui campaient rue de la banque l’eurent envahi.
Les familles ont conclu cette 2e semaine de lutte par une marche en direction de Matignon, pour demander à nouveau un rendez-vous, en passant par Beaubourg, les Halles, la Samaritaine (vide et entourée de locaux vacants), le Pont Neuf et les quai rive gauche. Les gardes mobiles ont bloqué la marche à hauteur du pont du Caroussel. Les marcheuses ont été dispersées après avoir été “encagées” une heure.

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Les familles de la rue de la banque sont au chaud
La lutte continue !

Paris le 27 décembre 2008


Après 2 nuits glaciales, le gymnase Saint Merri, Paris 4e, a été investi à midi pour mettre à l’abri les mères de la rue de la banque . Déterminées à poursuivre le mouvement, la vague de froid menaçait leur santé. Poursuivies par un important dispositif de police, les manifestants soutenus par Annick Coupé (Syndicat Solidaire) et Malika Zediri (conseillère régionale), ont dès l’arrivée dans le gymnase demandé et obtenu de la Ville de Paris l’asile pendant la vague de froid. Les familles de la rue de la Banque remercient la municipalité. Environ 200 familles participent pour l’instant à ce mouvement, issues du campement de la rue de la banque de 2007 pour la majorité ou demandeurs DALO ayant été reconnues prioritaires par la commission de médiation, et devant être relogées par l’Etat.

Rassemblement de soutien
dimanche 28 décembre 2008 à 15h
devant le 16 rue du Renard (M° Hôtel de Ville)


?Nous attendons toujours un rendez-vous à Matignon demandé depuis le 15 décembre 2008 pour :
- le relogement immédiat des 233 familles de la rue de la Banque que l’Etat devait relogé selon sa promesse avant le 14 décembre 2008;
- le relogement en urgence de tout les prioritaires validés par la commission DALO, et des sans abris qui le souhaitent ;
- l’application de la Loi de réquisition et autre solutions de logement rapide et décente , telles que la location dans le privé, la mise à disposition de biens publics, l’ouverture de logements sociaux vides et en attente d’une opération de renouvellement urbain, pour satisfaire les besoins urgent de relogement;
- le retrait de la loi Boutin, particulièrement de l’article 24 ;
- la réalisation massive de logements sociaux, l’encadrement des loyers et des prix de l’immobilier, un moratoire des expulsions.


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Face à la vague de froid, les familles de la rue de la Banque se réfugient dans un gymnase et demandent asile au Maire de Paris
Paris le 27 décembre 2008 - Midi


Face à la vague de froid, les familles de la rue de la Banque se réfugient dans le gymnase Saint Merri, et demandent asile pour quelques jours au Maire deParis, en attendant le redoux, ou que le gouvernement tienne ses engagements etprenne des mesures concrètes. Depuis 12h, une petite centaine de familles qui campent rue de la banque, et ontpassé une 2e nuit glaciale ont investi le gymnase St Merri, Paris 4, pour semettre à l’abris du froid et poursuivre leur mouvement.

Nous attendons toujours un rendez-vous à Matignon demandé depuis le 15 décembre 2008 pour :
- le relogement immédiat des 233 familles de la rue de la Banque que l’Etat devait relogé selon sa promesse avant le 14 décembre 2008;
- Le relogement en urgence de tous les prioritaires validés par la commission DALO et des sans abris qui le souhaitent;
- L’application de la Loi de réquisition et autres solutions de logement rapide et décente, telles que la location dans le privé, la mise à disposition de biens publics, l’ouverture de logements sociaux vides et en attente d’une opération de renouvellement urbain, pour satisfaire les besoins urgents de relogement ;
- Le retrait de la loi Boutin, particulièrement de l’article 24 ;
- La réalisation massive de logements sociaux ;
- L’encadrement des loyers et de l’immobilier.


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Blessés lors de l’expulsion
du grand hôtel par la brutalité policière

Paris le 27 décembre 2008


Après l’expulsion musclée du grand hôtel (Opéra) par la police nous constatons que 5 personnes ont été blessées, dont une gravement :
- Patrick, SDF, est hospitalisé suite à l’évacuation du grand hôtel, pour des problèmes au dos. Il avait été transporté et avait chuté sur les marches, pendant que des policiers l’expulsaient vers l’extérieur.
- Une mère de famille a un traumatisme au genou, une autre a mal au dos et sont en attente d’un examen complémentaire. Elles n’ont pas été hospitalisées.
- Deux autres mères de familles ont respectivement reçu un coup sur le nez et ont mal à la cheville.

Nous dénonçons cette brutalité inutile motivée sans doute par la volonté de décourager ces mères de familles, et demandandons aux autorités de régler les problèmes plutôt que d’employer la force.
?Une nouvelle action “pour se mettre au chaud” après une nuit glaciale est prévue ce matin le 27 décembre 2008, RdV à 11h rue de la banque.


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Occupation du “grand hôtel”, à Opéra
par les familles de la rue de la banque
Évacuation musclée :
3 personnes envoyée à l’hôpital

Paris, le 26 décembre 2008


Les familles de la rue de la banque ont occupé pendant un peu plus d’une heure le grand Hôtel, établissement de luxe, du type de ceux où se logent les chefs de l’exécutif, partis en vacance au Brésil et en Egypte. Mais l’hôtel pour les sans logis, c’est pas les vacances, c’est l’exploitation par des marchands de sommeil, une exiguïté et une précarité inacceptable.
Cette action pour se mettre au chaud tandis que les températures descendent en dessous de zéro, a aussi pour objectifs :
- d’obtenir un rendez vous à Matignon demandé depuis le 15 décembre 2008;
- le relogement des familles de la rue de la Banque, et tout les prioritaires validés par la commission DALO;
- l’application de la Loi de réquisition et autre solutions de logement rapide
- le retrait de la loi Boutin, particulièrement de l’article 24.


La police est intervenue après 1h15 d’occupation dans ce lieu de luxe, et a évacué une à une la petite centaine d’adultes (surtout des femmes) et d’enfants.
3 personnes ont été transportées à l’hôpital après cette évacuation musclée , et deux autres sont chez un médecin de ville.

DAL dénonce la brutalité inutile et superflue de la police, et annonce d’autres actions pour les jours à venir, tandis que Mme Alliot Marie, fait une visite imprévue cet après midi pour occuper le terrain médiatique.

Un toit c’est un droit !!

Rendez vous samedi 27 décembre 2008
à 11h au 24 rue de la banque
pour une nouvelle action.


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Les familles sans logis de la rue de la banque
se réchauffent au grand hôtel Intercontinental

Paris, le 26 décembre 2008


?Après une nuit froide et agitée rue de la banque, car une intervention de police est venu tirer de leur sommeil les familles, vers minuit, pour faire démonter une partie du campement installé sur le trottoir “d’en face”, les familles sans logis de la rue de la banque, qui campent à nouveau depuis le 14 décembre 2008 afin que l’Etat tiennent ses promesses (faite il y a un an) ont décidé d’aller se réchauffer dans un grand hôtel parisien, en attendant un rendez-vous à Matignon. ?
Elles ont pris place dans le grand hall de l’hôtel intercontinental de Paris, situé à proximité de l’Opéra.
??Elles demandent un rendez-vous à Matignon au plus vite pour des mesures immédiates afin de répondre aux urgence et satisfaire les engagements (relogement des 233 familles de la rue de la banque), aux obligations légales de l’Etat (8OOO demandeurs DALO prioritaires) en Ile-de-France, ainsi qu’aux aspiration des sans abris, notamment :?
- Un calendrier de relogement avec des objectifs hebdomadaires;
- L’application de la Loi de Réquisition, et des centaines de solibail à Paris;
- De l’argent pour le logement social au lieu des promoteurs;
- Le retrait de l’article 24 du projet de Loi Boutin;
- et des mesures concrêtes pour rendre le logement, les loyers et le foncier moins chers et plus accessibles.


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Noël des enfants de la rue de la banque :
solidarité et mobilisation

Paris, le 25 décembre 2008


Le Noël des enfants de la rue de la banque s’est déroulé mercredi 24 en fin d’après midi, froidement mais joyeusement : Deux grandes bâches ont été accrochées sur la façade, sur lesquelles étaient écrit
"petit papa (Noël) Nicolas, nous avons été bien sage cette année, et nous voulons la réquisition, l’arrêt des expulsions et notre relogement”. ?
Les mères de familles ont chanté : “petit Nicolas noël, quand tu descendra du ciel, avec des log’ments par milliers, n’oublie pas nous reloger”.
Les meubles d’un logements ont été installés sur le trottoir, surmontés d’une banderolle “une crêche pour tous!”.

Puis les jouets apportés par de nombreuses personnes solidaires ont été distribués aux enfants, ainsi que des friandises, des gâteaux; des jeux et des danses dans la rue ont égayé la soirée.

Ces enfants auraient dû passer noël dans un vrai logement, comme les autres enfants, mais le Gouvernement n’a pas tenu ses engagements.

La vague de froid qui s’annonce, tandis que les deux chefs de l’exécutif partis en vacance ont laissé les clefs à la Ministre de l’Intérieur, va nécessiter des actions pour faire entendre les sans logis et les mal-logés, et leurs revendications :

Un programme de relogement hebdomadaire, application de la Loi de réquisition, relogement dans le parc privé en attendant un logement social, retrait de la Loi Boutin, en particulier de l’article 24.
DAL à soutenir ces familles et invite les organisations, les syndicats et les associations à faire part de leur soutien.


Action “tous au chaud”
Rendez-vous Vendredi 26 décembre 2008 à 10h. au 24 rue de la banque


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Réouverture du dialogue
mais renforcement de la lutte

Paris, le 24 décembre 2008


Le gouvernement a reçu une délégation composée de militants et de familles de la rue de la Banque du DAL et du CDSL.
Il s’est dit prêt à “étudier” les différentes revendications de la délégation (objectif hebdomadaire de relogement, application de la Loi de réquisition, location de logements privés à Paris, retrait notamment de l’article 24 de la Loi Boutin).

Pas très pressé d’avancer sur ce dossier, et sans doute dans l’espoir que le découragement s’installe, le ministère envisage le prochain rendez-vous à la mi-janvier 2009.

Les familles de la rue de la Banque ont décidé de poursuivre leur mouvement, de l’étendre aux ménages ayant reçu un avis favorable de relogement par la commission DALO (au nombre de 8000 en Ile-de-France, dont 6000 à Paris), et de renforcer la mobilisation et les actions concrètes dans les prochains jours. Elles n’attendront pas trois semaines sans rien faire !

Aujourd’hui, Noël des enfants de la rue de la Banque : de 17h à 18h30 sur place.
???Cette nuit sur le campement : 78 familles ont dormi sur le campement.
Des bâches et des matelas ont été tendus sur le trottoir d’en face, puis démontées ce matin. Les enfants dorment dans les locaux du DAL, à l’abri.
Dans la perspective d’une chute des températures, les campeurs prendront des dispositions pour se mettre au chaud. Un jeune couple de parisien a passé la nuit avec les campeurs, sous une tente, en solidarité.

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Les sans logis de la rue de la Banque
demandent un RdV à Matignon :
Ce sera Chez Boutin, le Mardi 23 décembre 2008


Après une marche vers Matignon dimanche 20 décembre qui s’est terminée Boulevard Raspail par un “encagement” par les gardes mobiles (terme policier employé pour encercler des manifestants tout en les empêchant de repartir), un rendez vous a été fixé avec le Directeur de Cabinet de Mme Boutin mardi 23 décembre 2008, à 16h.

Le DAL et le CDSL avaient demandé un rendez-vous à Matignon, compte tenu de la dégradation progressive des engagements de relogement, des attaques de la Ministre du logement contre le DAL, des dangers de la Loi MOLLE (loi Boutin), en ce qui concerne notamment le relogement des familles de la rue de la banque et des demandeurs reconnus prioritaires par les commissions DALO, devant être relogées par l’Etat.

Après la fin de non recevoir de Matignon, les familles avaient décidé dimanche soir en AG d’ouvrir leur campement aux familles DALO prioritaires.
Une trentaine de familles ont rejoint le campement.

Aujoud’hui le Ministère du logement propose un RV, auquel se rendront les représentants du DAL, du CDSL, des campeurs.

Rappelons que, à partir des données mises à jour avec la Préfecture de Paris à l’occasion des 2 réunions de suivi par mois :
sur les 374 familles, 141 ont été relogées, dont seulement 70 par l’Etat, et 71 par d’autres canaux activés par le DAL
Sur la première liste de 143 famille remise fin décembre 2007, 56 familles restent à reloger, parmi lesquelles de nombreuses ont été refusées par les bailleurs.
Sur la deuxième liste de 123 remise en mars, 80 restent à reloger.
Sur la 3e liste remise en août, 93 restent à reloger.

La remise progressive de ces listes était actée dans l’accord écrit conclu avec l’Etat le 14 décembre 2007.
Les affirmations selon lesquelles l’Etat tient ses promesses sont donc fausses.

Nous demandons, afin satisfaire en urgence les demandeurs DALO déclarées prioritaires par la commission de médiation, le relogement des 233 familles de la rue de la Banque, l’application de la Loi de réquisition, le retrait de l’article 24 du projet de loi.

La délégation fera un point, avec les familles, à l’issue de la rencontre avec le Ministère, vers 17h30 le mardi 23 décembre 2008 au 24 rue de la Banque 75002.

DAL et CDSL revendiquent des mesures immédiates pour répondre aux urgence et satisfaire les engagements (233 familles de la rue de la banque), aux obligations légales de l’Etat (8OOO demandeurs DALO prioritaires) en ile de France, ainsi qu’aux aspiration des sans abris, notamment :
-l’application de la Loi de Réquisition, et des centaines de solibail à Paris
- de l’argent pour le logement social au lieu des promoteurs, le retrait de l’article 24, et des mesures concrêtes pour rendre le logement, les loyers et le foncier moins chers et plus accessibles.


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Samedi 20 décembre 2008 rue de la Banque 75002 :
7e nuit sur le trottoir
les sans logis passent à l’action pour l’application de la loi de réquisition


Toujours sans réponse du Gouvernement, les familles s’apprêtent à passer une 7e nuit sur le trottoir, après une journée bien remplie :

Vendredi 19 décembre 2008 :
* 11h, Josiane Balasko emmène Benoît Hamon (porte parole du PS) et Raza Hammadi rue de la banque. Benoît Hamon appelle à l’application de la Loi de réquisition.
* 19h la police a tenté de prendre les 3 tentes montées la veille, et a encerclé plusieurs heures les familles qui ont tenu tête et ont refusé cette confiscation arbitraire. Vers 22h, les policiers sont repartis les mains vides.

Samedi 20 décembre 2008 :
A 11h, branle bas le combat rue de la banque. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées , dont Olivier Besancenot et Guy Bedos pour aller en cortège occuper à quelques métres de là, un immeuble vacant, partiellement en chantier, appartenant à un marchand de bien qui mène une opération spéculative, 3 rue de la Bourse 75002.
Cette action a pour objectifs de dénoncer la spéculation immobilière qui a fait flamber les loyers et l’immobilier dans toute la France, exiger l’application de la Loi de réquisition, obtenir un RdV à Matignon pour le relogement en urgence des 233 familles de la rue de la Banque et des 8000 ménages qui selon la Loi DALO doivent être relogés en priorité par les Préfets et Ile de France (dont 6000 à Paris), et dénoncer la Loi Boutin.
150 mal logés et leurs soutiens avec une vingtaine d’enfants sont rentrés dans les lieux, et autant se sont massés devant l’immeuble après le blocage de la porte par la police.
La manif en soutien aux étudiants Grecs et aux jeunes poursuivis à Paris dans ce cadre, décidés à soutenir les familles en lutte ont été bloqué par gardes mobiles à quelques centaines de mètres de la rue de la banque.
Les CRS ont relayé les gardes mobiles, et sont entrés dans l’immeuble vers 14h. Ils ont du taper avec leur bélier et des outils de destruction pendant une trentaine de minute pour casser la porte du 4e étage, derrière laquelle s’étaient réfugié les mal-logées et les militants.

Quelques slogans pour la sortie en fanfare :
“Application de la loi de réquisition”
“la presse baillonée, mal-logés expulsés” (référence à la lutte des salariés de l’AFP située à quelques métres)
- “des crêches pour noël” “un toit c’est un droit”...
Et appel à la mobilisation, après des interventions de soutien sur la place de la bourse de Olivier Besancenot (NPA), Mohamed Mechmech (AC lefeu), Martine Billard (député Vert).

Prochaines mobilisations (Rendez-vous rue de la banque, métro Bourse) :
Dimanche 21 décembre 2008 à 14h, Action
Mercredi 24 décembre 2008 à 18h : réveillon des sans logis.
Jeudi 25 décembre 2008 à 15h : une crêche pour Noël, tout de suite !!!


Nous avons besoins de jouets, de bonnes nourritures, un grand sapin, et d’artistes (clowns, musiciens ...) pour le réveillon des sans logis. Il y aura beaucoup d’enfants ...
Faire circuler, merci ...


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Jeudi 18 décembre 2008 :
5ème jour de campement rue de la banque des tentes sont réinstallées. La lutte continue ...

En l’absence de réponse du Gouvernement à la demande de rendez-vous du DAL et du CDSL, transmise au Premier Ministre, les familles de la rue de la banque ont réinstallé ce soir quelques tentes rue de la banque. La police n’est pas intervenue.. La mobilisation progresse et les places commencent à manquer sous les bâches. 60 familles parmi les 233 familles qui devaient être relogées depuis le 14 décembre, ont dormi la nuit dernière sur le campement.Visite de soutien vendredi 19 décembre 2008 à 11h de : Josiane Balasko, Benoît Hamon porte parole du PS, et Razzy Hammadi chargé des services publics au PS.
Les familles appellent à la mobilisation pour une action de terrain. Rendez vous Samedi 20 décembre 2008 à 11h, sur place
Pour exiger : Le relogement des 233 familles de la rue de la banque et des demandeurs DALO prioritaires. L’application de la loi de réquisition et du “solibail”, y compris à Paris, pour les 233 et les DALO.Le retrait de la loi Boutin, y compris de l’article 24 .



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VENEZ TOUS et TOUTES,
24 rue de la Banque 75002
dimanche 14 décembre 2008 à midi

Paris, le 8 décembre 2008


Les familles du campement de la rue de la Banque, DAL, CDSL ... vous invitent, dimanche 14 décembre 2008 à 12h., 24 rue de la banque et vous attendent avec des boissons chaudes, casse croûte, tentes, sacs de couchages et couvertures ….. et votre détermination :

DAL a été condamné par une juge de proximité à une amende de 12 000 euros et à la confiscation de 319 tentes, pour avoir déposé sur la voie publique des couvertures et des tentes lors du campement des 374 familles de la rue de la banque, fin 2007.
C’est évidemment pour décourager les mobilisations et pour punir le DAL qui a obligé le gouvernement à signer une promesse écrite de relogement des familles dans un délai d’un an.

Justement, ce délai expire le 14 décembre, et les deux tiers des familles sont toujours dans leurs garnis exigus et sordides, tandis que les députés s’apprêtent à discuter de la Loi Boutin, une attaque en règle contre la vocation sociale des HLM le statut de leurs locataires, la Loi DALO, et plein de cadeaux pour les spéculateurs … cette loi construit la misère de demain, tandis que les SDF, chassés en 2007 des tentes installées dans la capitale, et réfugiés désormais dans les bois environnants dans des conditions encore plus difficiles, sont sous la menace de la prochaine vague de froid ...

- Pour le relogement de toutes les familles du campement de la rue de la banque
- Contre la loi Boutin
- Pour l’abandon des poursuites contre le DAL, les autres mouvements et les sans logis
Pour des mesures immédiates de relogement des sans abris et des mal-logés, telles que l’application de la loi de réquisition ...


Nous participons aussi à la manif unitaire pour le logement, samedi 13 décembre 2008 à 14h30, métro DUROC à Paris, avec les associations de locataires, les syndicats, le collectif contre la loi Boutin.


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Plusieurs centaines de mal-logés et sans logis demandeurs DALO vont soutenir des plaintes contre l’Etat pour faire appliquer le Droit au logement opposable
Paris le 1er Décembre 2008


RDV Lundi 1er décembre 2008 à 9h
au Tribunal Administratif Rue de JOUY, M° Saint Paul, à l’appel de DAL, CDSL, AFVS, COPAF :
Plusieurs centaines de mal-logés et sans logis demandeurs DALO vont soutenir des plaintes contre l’Etat :


Le Bilan de la Loi DALO est aussi désastreux que le traitement des sans abris, ou celui du relogement des familles de la rue de la Banque traduit l’incurie et le cynisme du Gouvernement qui s’inquiète de la situation des promoteurs, des spéculateurs et des banquiers, leur distribue des centaines de milliards d’euros, baisse de 30% les subventions pour construire des logements sociaux, et laisse crever les sans abris dans les bois après les avoir chassé des centre villes.

Sur 50 000 demandeurs DALO, seulement 3500 ont été relogé depuis 11 mois. A chaque étape de ce parcours du combattant que constitue la procédure DALO, l’administration a en plus dressé des obstacles, qui fait perdre encore du temps aux demandeurs.

L’exaspération et la colère commencent à se faire jour, aussi bien chez les sans abris qui voient leur avenir dans la tombe, que chez les mal-logés, sans logis précaires du logement, locataires exploités, surpeuplés, qui se rendent compte que la loi DALO est un leurre, si elle n’est pas améliorée.

En Ile de France ou le nombre de demandeurs est le plus élevé (la moitié) et le nombre de relogement le plus faible (21% sur la totalité des relogés en France), à Paris, moins de 1% des 11 000 demandes DALO déposées ont débouché sur un relogement (90).
Le projet de Loi BOUTIN, parmi des mesures aussi rétrogrades les unes que les autres, programme une attaque contre les demandeurs DALO : un « validé » DALO, par la commission de médiation devra accepter une offre de relogement dans un autre département de la région.
En cas de refus, il perdra tout ses droits. Cet article confirme le cynisme de l’Etat qui compte bien entendu sur des refus massif pour faire baisser les statistiques et faire porter le chapeau de son incurie sur les victimes de la crise.

Nous exigeons le retrait immédiat de cet article de Loi , qui va frapper principalement les demandeurs DALO de Paris et des Hauts de Seine, les familles de la rue de la Banque, et va aggraver les inégalités territoriales en Ile de France.

Il y a des réponses à la crise du logement, sans avoir à déplacer d’office les mal-logés en grande banlieue :

* Application de la loi de réquisition, 134 000 logements vacants à paris, et 309 000 en Ile de France[1]
* Ouverture des milliers de logement HLM fermés pour cause de démolitions en Ile de France.
* Développement massif par l’Etat du bail « louer solidaire » mis en place par Delanöe grâce au DAL, depuis 2007, sur le modèle anglais.



DAL condamne l’article 24 de la loi Boutin, exige un VRAI droit au logement et le relogement familles de la rue de la Banque, des demandeurs DALO, et lutte pour le retrait de la Loi Boutin, l’application de la loi de réquisition, l’arrêt des expulsions, des HLM en grand nombre, la baisse des loyers et la taxation de la spéculatiuon immobilière ....et

Prochaine mobilisation, 14 décembre 2008 à 12h, 24 rue de la banque
Venez avec des tentes, des sacs de couchages, des couvertures ...
Pour dénoncer aussi la condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende pour avoir posé
des tentes et des couvertures dans la rue.

Merci à tout ceux et celles qui nous ont soutenu.
Pétition bientôt en ligne.


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En condamnant le DAL à 12 000 euros d’amende, ce jugement crée une nouvelle infraction pour réprimer les associations de lutte de sans logis et les sans abris
Paris, le 25 novembre 2008


La juge de proximité du tribunal de police de Paris n’a certes pas suivi la réquisition du Procureur qui avait réclamé 100 euros par tente, car a-t-elle expliqué, l’embarras sur la voie publique par le dépôt ou l’abandon d’objets (en principe ordure, gravats, rebus …), ne peut être imputé aux objets déposés, mais à l’action de les laisser et les abandonner. Sur la voie publique (Art R 644-2 du Code Pénal) .

Le DAL a toutefois écopé de la peine maximum, pour les quatre « infractions », à savoir trois installations de tentes (un total de 319 tentes), et une installation de sacs de couchage, couvertures, cartons, bâches plastiques … soit 750 euros par « infraction » de 4e catégorie, multiplié par quatre, car DAL est une personne morale, soit 12 000 euros. La confiscation des 319 tentes, saisies depuis plus d’un an par la police a été également confirmée.

Le jugement sera rendu dans 6 semaines, après les fêtes et la Loi Boutin.

Ce jugement a pour objet de satisfaire la rancune d’un gouvernement qui avait dû signer le 14 décembre dernier l’engagement de reloger dans un délai d’un an les 374 familles sans logis de la rue de la Banque majoritairement d’origine migrante. Il donne ainsi des gages à la partie xénophobe de sa majorité. A ce jour, 130 familles ont été relogées, sur 374.

Il s’agit d’un détournement de cet article du code pénal, créé pour sanctionner le dépôt et l’abandon de gravats, de rebus, ou de poubelles sur le trottoir.

Ce jugement a des conséquences graves, puisque de fait il crée une nouvelle sanction applicable non seulement au DAL, mais à n’importe quel sans abri.

Qu’est ce qui empêche désormais un policier muni d’un carnet à souche de dresser un tel PV à un sans abri isolé, qu’il soit sous tente, dans un sac de couchage , ou sous des cartons .

Le délit d’encombrement de la voie publique s’applique désormais à des êtres humains !


Cet amalgame est insultant pour les familles sans logis qui ont combattu dans la dignité et sans faillir malgré la brutalité de la répression et le froid, pour vivre dans un logement décent.

Ce jugement répressif vise à décourager l’association qui depuis 18 ans, a installé des centaines de campements, sans avoir jamais été poursuivi, et a obtenu au fil des luttes le relogement de dizaines de milliers de familles, pour beaucoup victimes d’une double discrimination, portant sur la couleur de leur peau et la faiblesse de leurs revenus.

Ce jugement est un message dissuasif aux autres associations, ainsi qu’aux exclus du logement qui s’aventureraient à dénoncer leur misère et à s’unir pour réclamer leur droit à un logement. Il vient de fait recréer sous la forme d’une sanction financière le délit de vagabondage.


La loi Boutin en cours de discussion met en place de nombreuses dispositions régressives, le budget du logement est en baisse, le Livret A et l’épargne populaire sont lourdement ponctionnés afin de secourir les banques et les promoteurs au lieu des victimes de la spéculation et des loyers chers, la crise du logement s’aggrave, et les mesures répressives s’abattent sur les précaires, les exclus et les mouvements qui les défendent.

L’association est réconfortée par les nombreux messages de soutien qui affluent et appellent à renforcer et rendre publique ces gestes de solidarité

L’association interjettera appel jeudi matin au tribunal de police, rue de Cambrai.

Un appel à la solidarité pour faire face à cette amende et à d’autres attaques ultérieures va être lancée.

Droit Au logement appelle à se mobiliser :
· Le 1er décembre 2008 pour lancer des recours DALO contre l’Etat qui ne fait pas son travail, puisque sur 50 000 demandes, seulement 3750 familles ont été relogées à ce jour. Rendez-vous devant les tribunaux administratifs lundi prochain
· .Le 14 décembre 2008 au coté des familles de la rue de la banque car l’Etat et le gouvernement ne tiennent pas leurs engagements.
· A soutenir les initiatives unitaires mises en place pour dénoncer le projet de loi Boutin, qui viendra en discussion à l’Assemblée Nationale le 15 décembre 2008.


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