Les escaliers du pouvoir
par Claude Parent, Massimilliano Fuksas, Jean-Jacques Ory, Rudy Ricciotti ¤
DANS le dictionnaire des idées reçues de Flaubert, à Architecture, l'escalier est le lieu commun des architectes : la Métaphore.
Mais un escalier est aussi une ascension qui le lie, malgré lui, au pouvoir. Sa grandeur ou son étroitesse ne peuvent être innocente. Un escalier de service n'a jamais rendu le moindre service à celui qui l'emprunte. Trop raide.
Voici les opinions de quatre architectes sur le sens de ce symbole.Agence d'Art et d'Images Anonymes
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La collaboration avec les pouvoirs, la soumission aux grands corps de l'état, l'éloge des morales esthétiques ont usé les architectes. | ||||
| Finalement, dans une pénurie de travail, les architectes sont fatigués. | |||||
| Finalement, le nouvel académisme à la française, s'épuisant dans l'éloge du pouvoir, réactive avec une indécente vigueur l'esthétiquement correct. | |||||
| Quelle imprudence que cette demande d'un état fort, maître de tout alors qu'on le souhaitait seulement intelligent. | |||||
| Cette culture républicaine à laquelle nous sommes tous attachés fait un tabac; tous, y compris les plus réactionnaires ou les plus conservateurs sont devenus de fervents républicains. | |||||
| Le déficit de démocratie ne dérange plus. Finalement, les mécanismes d'un terrorisme culturel d'état sont en place. | |||||
Rudy Ricciotti | |||||