| LES RELATIONS ENTRE LES ONG ET LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES |
La diversité est peut-être l'une des premières caractéristiques du monde des ONG.
Au niveau des objectifs, il faut distinguer le soutien à des projets de développement, les actions d'urgence, l'envoi de volontaires, les actions d'éducation au développement, la protection de l'environnement ou le soutien aux migrants…
Outre cette différence dans les objectifs, la structure même des Associations est relativement variée. Les collectivités sont face à 3 types d'ONG
Les ONG nationales "professionnelles" ou thématiques.
Les Associations locales ou groupes locaux bénévoles.
Cet ensemble d'associations constitue un labyrinthe difficile à percer pour une commune qui souhaite engager une coopération internationale, associant l'ensemble des composantes de son territoire, dont les ONG, et dépasser le simple co-financement d'actions proposées.
Pour une commune dont l'action de coopération est déjà structurée, l'instauration d'un dialogue nécessite une explication souvent longue auprès des diverses associations locales afin d'amener ces structures à accepter la collectivité comme un acteur du développement et pour instaurer un dialogue constructif.
Il est à noter enfin que de nombreuses coopérations de collectivités ont pour origine l'action d'une association locale qui, par ses démarches auprès de la collectivité, a permis l'engagement de celle-ci sur un projet de solidarité internationale.
L'Apport des Assises .
Il apparaît que le rapport ONG/Collectivités territoriales évolue grâce aux Assises selon deux axes :
2) Prise de conscience de la place des Collectivités territoriales comme acteurs ayant un rôle plus riche que celui de simple bailleur de fond. 1) La concertation et l'échange local / régional
Toutefois, une négociation et un long travail de médiation doivent être réalisés pour écarter toutes craintes de "récupération" ou "d'instrumentalisation". Un travail important doit aussi être réaliser au sein de la communauté associative locale afin de s'organiser pour présenter une position commune.
Ces démarches sont souvent locales et les perspectives d'échanges, limitées (sauf dans de grosses agglomérations). Toutes les Assises ont démontré l'intérêt de l'ensemble des acteurs pour avoir un lieu ou un moment de rencontres et de découvertes des diverses familles. (Assises annuelles, demande d'un centre d'information régional, …) sur le plan régional afin d'atteindre une diversité suffisante dans les expériences.
2) Les programmes d'action concertée
Là-bas
Perspectives
Localement
Malgré ces difficultés, des perspectives apparaissent, notamment sur le champ de la sensibilisation et de la mobilisation citoyenne. Les Associations apportent leurs connaissances et savoir-faire, la collectivité amène sa connaissance de l'animation de son territoire, de la mobilisation des citoyens et aussi de certains volets du développement.
Pour les programmes d'actions concertés ou les partenariats, il est clair que le passage de la reconnaissance de la place de chaque acteur à un réel multipartenariat nécessitera encore un travail d'apprentissage et de contractualisation important.
Régionalement ( région/département)
Nationalement plusieurs questions apparaissent
Enjeux / Propositions
Une formation croisée (entre collectivités et ONG locales) doit être mise en place au vu des diverses rencontres régionales, pour approfondir
Les divers réseaux locaux qui apparaissent, faisant suite aux Assises, permettront, par des articulations entre les différents lieux de concertations (locaux, régionaux et nationaux), de répondre à cette demande.
La présente note a pour objectif de donner un panorama des diverses situations rencontrées entre les ONG et les collectivités locales menant une coopération internationale. Nous ne faisons pas référence aux collectivités ne menant pas d'activité de coopération et qui sont sollicitées par des associations.
Difficultés pour les collectivités, à saisir le monde des "ONG".
Les ONG de l'expertise solidaire
GRET/GRDR/CIEDEL...
Les relations avec ces structures "professionnelles" sont relativement bien définies autour d'une relation "Maître d'ouvrage/Maître d'oeuvre" ou "Maître d'ouvrage / Maître d'ouvrage délégué".
Les pratiques de négociation puis de contractualisation sont fréquentes. L'expertise de ces structures est reconnue et les collectivités locales y font régulièrement appel, notamment par l'intermédiaire de programme thématique (Programme de développement social urbain, Évaluations, …)Du type Pharmaciens Sans Frontières, elles apportent leurs compétences techniques en appui à certains volets des projets des collectivités, sur leur domaine de compétences. Elles peuvent participer notamment aux structures mise en place par les Collectivités pour la définition de la politique de la collectivité (commission extra-municipale, comité de jumelage, …) et recevoir la maîtrise d'œuvre de certains volets des programmes de développement décidés.
Plusieurs caractéristiques permettent de définir cet ensemble :
Les associations locales ont souvent une vision unique des collectivités :"ville = subventions". L'approche d'une collectivité par une association locale dans un esprit de réel partenariat est peu fréquente. Milieu morcelé, éparpillé
Relations limitées à une demande de fonds sur de petites sommes
Difficultés de mobilisation sur le long terme
Difficultés d'avoir un unique interlocuteur. Renouvellement important des personnes .
Réflexion et formation parfois limitée sur les problématiques du développement.
Caractère caritatif important de ces actions.
Action principalement orientée vers le milieu rural1) Concertation entre acteurs locaux (notamment avec les associations isolées) : poursuite et renforcement de dynamiques locales de structuration du milieu associatif spécifique de la solidarité internationale, et de concertation entre la municipalité et ces regroupements locaux ou régionaux.
Les ONG et Associations se structurent au niveau local (le niveau national semble souvent trop éloigné). La collectivité peut être alors reconnue dans un rôle d'ensemblier pour l'action et l'échange. Ainsi, de nombreuses expériences sont citées : réalisation d'une commission "solidarité internationale" ou "commission Tiers-Monde".
Les Associations ont un rôle reconnu dans la dynamique de coopération internationale mise en place par une collectivité (=> conseil, prise de position, …) Le développement de réels partenariats entre acteurs est une deuxième perspective qui a été ouverte par ces Assises. Des expériences ponctuelles ont pu être mises en avant. Des acteurs se sont appuyés sur la rencontre des Assises ou sur le travail au sein du comité de pilotage pour développer des relations nouvelles
Ici
Pour la sensibilisation, reconnaissance des ONG pour leur compétence et de la Collectivité territoriale, entre autre, sa capacité d'animation de son territoire et de mobilisaation de la population.
Les ONG sont reconnues pour leur expérience et leur connaissance du terrain. Toutefois, il y a des difficultés pour la majorité des ONG, à saisir l'enjeu actuel de la dimension urbaine et du rôle des autorités locales dans un processus de développement.Les collectivités et les ONG ont développé un ensemble de structures locales de concertations depuis quelques années (2 à 3 ans pour la majorité). Ces structures font face toutefois à un ensemble de difficultés (reconnaissance de chacun, contractualisation, …).
Une volonté de concertation, de connaissance a été exprimée dans toutes les Assises. Mais quels moyens sont réellement mis en place par chacun ? Quasiment aucun axe de travail n'a été mis en avant, en dehors des premières expériences déjà initiées.
Quelle liaison avec les organisation non gouvernementales nationales ?
Quels rôles pour les têtes de réseaux ?
Quelles instances de concertation avec ces acteurs ?les objectifs/contraintes de chaque acteur
la complémentarité des acteurs
la contractualisation …
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