Propositions pour une nouvelle coopération, débat


Roland BIACHE : président du CLOSI
Bertrand DURUFLÉ : conseiller diplomatique de Jean MATTEOLI, Conseil économique et social
Jean-Claude PEYRONNET : sénateur, vice-président de l'Assemblée des présidents de Conseils généraux
Bernard STASI : député européen, maire d'Épernay, président de Cités Unies France
Jean-Paul VIGIER : président de Coordination SUD

Le débat est présidé par Jacques PELLETIER, président du CFSI, ancien ministre de la Coopération.

I. L'action du Conseil économique et social

Bertrand DURUFLÉ

Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs, vous voudrez bien excuser l'absence de Monsieur Matteoli, Président du Conseil économique et Social, appelé à témoigner au procès de Monsieur Papon.

Il regrette de n'avoir pu venir à ces Assises qu'il considère comme un événement important. Il m'a demandé de présenter, à sa place, la vision du Conseil économique et social en matière de solidarité. Travaillant depuis près de dix ans à ses côtés, notamment dans le domaine des relations entre le Conseil économique et social de France et les Conseils économiques et sociaux africains, je vais m'efforcer de ne pas trahir sa pensée.

Jacques PELLETIER

Je voudrais souligner que le Conseil économique et social œuvre beaucoup en faveur de la coopération. Non seulement, il encourage des institutions similaires dans les pays en voie de développement ; mais, en France, il prend part aux débats sur la coopération. Moi-même, en tant que Ministre de la Coopération, j'ai souvent demandé au Conseil économique et social des études qui se sont révélées très complètes.

II. Propositions des associations et des collectivités territoriales

Bernard STASI

Je voudrais d'abord dire combien ces Assises ont eu un impact positif. Nous avons le sentiment que l'action des collectivités locales a été reconnue et qu'elles sont désormais considérées comme des partenaires à part entière de la coopération.

En investissant dans la coopération, les villes ne cherchent pas à remplacer les autres acteurs de la solidarité. Les villes veulent travailler avec tout le monde. Une telle collaboration est indispensable. Ces Assises ont montré que nous avions des spécificités et des valeurs propres, mais aussi une ambition commune. Je voudrais dans cette intervention décrire les vocations particulières des villes.

Jean-Paul VIGIER

Je crois que nous pouvons en effet nous réjouir du succès de la tenue de ces Assises. Elles nous semblaient nécessaires à la fois pour faire le point et inventer la solidarité des années à venir. Nous n'étions alors que peu nombreux à y croire. Nous sommes heureux aujourd'hui de leur réussite.

Nous regrettons que le Premier ministre n'ait finalement pas pu se joindre à nous car sa présence aurait symbolisé un soutien à notre action. Nous comptons sur Monsieur Josselin pour lui transmettre nos conclusions. De même, nous regrettons que le président de la République n'ait pas répondu à notre invitation, ni envoyé un message.

Nous souhaitons que Monsieur Jospin poursuive une politique de coopération conforme aux intentions manifestées dans la lettre qu'il nous avait envoyée entre les deux tours des élections et dont certaines étaient très proches de nos propres préoccupations. Nous espérons par ailleurs que le Premier ministre pourra ouvrir plus largement encore la collaboration entre les pouvoirs publics et les associations.

Le Closi et Coordination Sud ont rédigé des propositions communes qui portent aussi bien sur nos associations que sur nos partenaires. On ne peut en effet demander des efforts aux autres sans réfléchir d'abord sur son propre comportement. Ces propositions constituent une sorte de charte de la solidarité pour les dix à vingt ans à venir. Roland Biache et moi-même allons vous les présenter.

Roland BIACHE

Le moment nous semble en effet venu de décider des grandes orientations qui doivent régir notre action. Six points ont été dégagés :

Jean-Paul VIGIER