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Campagne
26 :
URGENCE CLIMATIQUE : CHAUFFE QUI PEUT
!!!
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Mondial de l'automobile 2008 : Les
rendez-vous climatiques

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Climat-France
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Pourquoi
cette campagne ?
Avec une progression des émissions de
CO2 de 26 % depuis 1990 en Europe, le secteur
des transports est montré du doigt. Or,
les propos ambigus et belles promesses des constructeurs
automobiles n’ont pas eu les effets escomptés.
Les décideurs économiques ont finalement
réussi àmaintenir les responsables
politiques à une distance respectable
de leurs choix industriels.
Afin
d’éviter toute réglementation
contraignante, les constructeurs automobiles
européens ont signé, en 1998, un
accord volontaire visant à abaisser de
25 % en dix ans, les émissions moyennes
de CO2 des voitures neuves vendues sur le marché européen.
Or, à un an de la date fatidique, force
est de constater que l’objectif ne sera
pas respecté ! En février 2007,
la Commission européenne a donc proposé de
recourir à un cadre juridiquement contraignant
afin de réduire les rejets de CO2 des
véhicules neufs à un niveau moyen
de 120 g de CO2/km d’ici 2012. Dès
l’annonce de ce projet communautaire, certains
constructeurs se sont agités en coulisse,
faisant parfois pression sur leur gouvernement,
pour obtenir ici des délais supplémentaires,
là de nouvelles échappatoires !
Sans
attendre l’adoption de cette réglementation
européenne, la France doit agir, notamment
en abaissant à 120 km/h les vitesses limites
autorisées sur autoroute. Les sociétés
d’assurances doivent également faire
preuve d’imagination et de civisme en offrant
de nouveaux contratspermettant d’élever
le coût d’usage des véhicules
les plus « climaticides ».
La
fièvre climatique que nous vivons
est sans précédent par son ampleur,
sa rapidité et son irréversibilité.
Ayant progressivement pris conscience des conséquences
délétères de nos actes,
il nous fautmaintenant agir sur les causes…pour
ne pas avoir à regretter le jour d’après
!

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Les
objectifs
Notre climat se dérègle et la responsabilité humaine
est aujourd'hui incontestable. En affichant un
objectif ambitieux, la Commission européenne
s'est attirée les foudres de certains
constructeurs automobiles. Face à la détermination
de ceux-ci, nous demandons :
Au
Président de la Commission européenne
:
.
de
fixer à 120 g/km les rejets moyens
de CO2 des véhicules neufs vendus dès
2012 ;
.
d'unifier l'ergonomie des tableaux de bord
afin d'y faire apparaître les consommations
de carburant et rejets de CO2.
Au
Président de la République
Française :
.
de reconnaître cette
réglementation
comme une priorité de la présidence
française de l'Union européenne
au second semestre 2008 ;
.
de modifier le Code de la route en réduisant à 120
km/h la vitesse autorisée sur autoroute
;
.
de moduler la
taxe carbone perçue sur
la carte grise ;
.
de rendre obligatoire l'étiquetage Énergie
sur les supports publicitaires.
À la
Fédération Française
des Sociétés d'Assurances :
.
de créer
un éco-bonus pour les
véhicules sobres en carbone et une surprime
d'assurances pour les véhicules climaticides;
.
de
mettre en place un système tarifaire
proportionnel aux distances parcourues chaque
année.

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www.europe.co2
?
L’augmentation
générale des émissions du
secteur « transport » risque de nous
empêcher d’atteindre les objectifs
européens du protocole de Kyoto, à savoir
une réduction de 8 % d’ici à 2012
de nos rejets de gaz à effet de serre,
par rapport à leur niveau de 1990… Là où il
nous faudrait les diviser par quatre d’ici
2050, pour contenir le réchauffement global
en deça de 2° C.
Afin
d’éviter une réglementation
trop contraignante, les constructeurs automobiles
européens ont accepté de réduire
-sur le papier- les émissions moyennes
de CO2 des véhicules neufs commercialisés
en Europe. Cet accord, signé en 1998,
invitait les constructeurs, à baisser
d’ici à 2008 les émissions
moyennes des voitures neuves de 186 à 140
grammes de CO2 par kilomètre parcouru.
Or, en 2006, les constructeurs européens
atteignaient 158 g, chiffre qui est en quasi-stagnation
depuis 2001.
L’irrespect de la parole donnée
par les constructeurs automobiles a amené la
Commission européenne à proposer
aux États membres l’adoption d’un
cadre juridiquement contraignant visant à atteindre
un rejet moyen de 120 grammes de CO2 par kilomètre
pour les voitures neuves vendues d’ici à 2012.
Cette première proposition a provoqué la
colère de certains constructeurs. Colère
qui a eu pour effet d’assouplir l’objectif
des « 120 g » en grappillant une
dizaine de grammes supplémentaires au
détour d’arguties techniques discutables.
Il
est essentiel de ne pas transiger sur ce seuil
de 120 g et que cet objectif soit réalisé le
plus rapidement possible. Il faut également être
vigilant quand aux modalités de mise en œuvre.
Le recours possible à des outils de marché nous
renvoie à l’émission de quotas
et à un prix de la tonne de CO2, qui,
historiquement, a toujours été sous-évaluée.
L'efficacité d'un tel système de
marché a été sujette à caution
car mal défini et peu encadré.
Car, acheter quelque chose qui ne vaut rien n’est
finalement pas ou peu contraignant.

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Dérèglement
climatique : pas très r...assurant !
Les assurances et banques ont un rôle majeur à jouer
en mettant à disposition de leurs clients
des produits financiers et assurantiels adaptés
aux contraintes climatiques.
Les
banques doivent proposer des offres de prêts
avec des taux suffisamment attractifs pour inciter
le client à faire le bon choix. Les assureurs
vont tout à la fois assurer les automobilistes
et devoir rembourser les dommages causés
par les impacts du dérèglement
climatique : canicules, tempêtes, inondations,
etc. entraînant un préjudice de
89 milliards de dollars. Pour la période
1993-2002, 63 catastrophes auront entraîné 567
milliards de dollars de préjudice !
Le
monde de l’assurance pourrait être
le 1er acteur économique à subir
les effets conjugués des accidents de
la route et du dérèglement climatique.
Ayant l’avantage de pouvoir infléchir
les habitudes des automobilistes, les assureurs
doivent créer un éco-bonus réduisant
les primes d’assurances pour les véhicules
rejetant A et B) tout en développant des
outils de dissuasion à l’aide de
surprimes frappant les véhicules climaticides.
Enfin,
il semblerait judicieux de mettre en place un
système tarifaire proportionnel
aux distances parcourues chaque année
afin que les baisses des consommations ne soient
pas compensées par une augmentation des
distances. Il est en effet probable, que par
effet de vases communicants, l’automobiliste
maintienne son budget « carburant » constant
en roulant plus et plus vite tout en payant moins.

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Une
climatisation qui fait froid dans le dos !
La climatisation est installée sur 80
% des véhicules commercialisésen
2005 et peut engendrer une surconsommation de
carburant de l’ordre de 25% ! Il semble
souhaitable que l’automobiliste recoive
une information la plus précise possible
de la réalité des rejets de CO2
induits par son automobile, à l’achat
mais aussi en fonctionnement.
Or,
tel n’est
pas le cas ! Accélérations
inopinées, surrégimes, pneus sousgonflés,
voitures mal réglées et vieillissantes,
climatisation, galeries sur le toit… la
longue liste des dysfonctionnements augmente
parfois de 30% les émissions annoncées
par les constructeurs ! Parce que l’accès à l’information
est un préalable à la prise de
conscience puis à la participation citoyenne,
il est nécessaire de modifier l’ergonomie
du tableau de bord afin d’y faire apparaître
les consommations de carburant ainsi que les émissions
de CO2, et ce en temps réel.
Avec
les mêmes visées d'éducation à l'environnement,
l’étiquetage énergie, classant
les véhicules des moins polluants aux
plus émetteurs de CO2, actuellement circonscrit
chez les concessionnaires, doit être apposé sur
toutes les publicités. Afin que cette
information ait un caractère d’alerte
climatique, la taille de l’étiquette
doit être proportionnelle aux émissions
de CO2 pour atteindre au moins 25% de la surface
du support publicitaire pour les véhicules
les plus polluants.

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120
ou 130g : deux poids... deux mesures !
Le lobby automobile a évoqué -et
sitôt obtenu !- un rabais de 10 grammes
permettant d'élever le seuil à 130
grammes, si le constructeur est capable de démontrer
qu'un effort a été accompli sur
les pneumatiques, la climatisation ou si certains
véhicules commercialisés recourent
aux agro-carburants dont les bilans carbone, énergétiques,
agricoles et environnementaux demeurent sujets à caution.
Diluant une esponsabilité qui devrait
pourtant leur être propre !
Cette
mesure technicienne s'apparente à un
engagement virtuel puisque la climatisation,
les agrocarburants ou les pneumatiques n'ont
jamais été comptabilisés
dans le calcul des émissions indiquées
aux clients lors de la vente du véhicule.
En recourant à de telles échappatoires,
il y a tout lieu de craindre qu'un seuil officiel
soit fixé à 120 grammes pour servir
d'affichage politique et qu'un seuil moins ambitieux
de 130 grammes soit la norme officieuse.

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Autoroutes
: impasse de la vitesse
Les améliorations technologiques entraînent une baisse des
consommations de carburant, occasionnant des effets pervers : un usage
plus fréquent du véhicule, une augmentation des distances
parcourues et/ou des vitesses… qui aboutissent à une augmentation
des consommations !
Entre
1970 et 1998, les distances parcourues par
les européens ont crû de 3,1
% chaque année. Pour prendre en compte
ce risque qui annihile tous les efforts menés,
il est nécessaire d’agir sur les
vitesses autorisées, notamment sur autoroute
puisque le régime moteur est à son
maximum et entraîne dès 120 km/h
des rejets et une consommation de carburant
quasi exponentiels.
Le
simple fait de respecter scrupuleusement les
130 km/h permettrait d’économiser
2 millions de tonnes de CO2. Le fait de passer
de 130 à 120 km/h engendrerait un gain
supplémentaire de 2 millions de tonnes
de CO2 et 600 000 tonnes de carburant par an.
Lever le pied sur autoroute en adoptant les
120 km/h revient à diminuer de 14 %
sa consommation de carburant, soit un gain
d’un litre aux 100 km.
Une
enquête d’opinion BVA commandée
par Agir pour l’Environnement indique
que 68 % des Français sont favorables à une
telle mesure. La Belgique, la Grèce,
les Pays Bas, la Grande Bretagne, l’Espagne,
la Suède, le Portugal… ont déjà fixé des
vitesses limites sur autoroute plus basses
qu’en France.
Le
culte de la vitesse pour la vitesse semble
avoir vécu. Reste donc à adapter
le Code de la Route pour tenir compte de ces évolutions
sociétales et ainsi économiser
vies, ressources naturelles, rejets de gaz à effet
de serre tout en limitant les nuisances sonores
et les dépenses inutiles qui pèsent
fortement sur notre balance du commerce extérieur.

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Dérèglement
climatique : une priorité... à droite ?
Plus de 170 millions
d’automobiles sont actuellement
en circulation en Europe, parcourant
près de 10 500 km en moyenne
chaque année… Le simple
fait de réduire à 120
grammes les rejets kilométriques
de chaque véhicule éviterait
l’émission de 68 millions
de tonnes de CO2, chaque année.
La
France va diriger l’Union européenne à partir
du 1er juillet 2008 durant un semestre. Au
regard de l’importance des enjeux climatiques,
l’adoption rapide d’une législation
encadrant strictement les rejets de CO2 des
véhicules particuliers doit être
retenue comme une des priorités de la
présidence française.
Malgré l’urgence climatique,
la date limite à partir de laquelle
les constructeurs devront commercialiser des
véhicules plus propres a été fixée à 2012
! Sans attendre cette date, la France doit
prendre des mesures nationales exemplaires
en privilégiant notamment les transports
sobres en carbone comme le rail, les transports
en commun, le vélo ou la marche à pieds
tout en adoptant un moratoire sur toute nouvelle
construction d'autoroute..
Taxe
verte pour carte grise
Depuis
2005, une taxe perçue sur la
carte grise frappe les acquéreurs de
véhicules rejetant plus de 200 grammes
de CO2 par kilomètre parcouru. Au delà de
ce seuil, l’automobiliste doit payer
un malus de 2 euros par gramme supplémentaire.
Pour rendre cette taxe réellement opérationnelle,
il faut renchérir le coût de ce
gramme supplémentaire en le modulant
fortement pour rendre l’acquisition d’un
véhicule polluant dissuasive. Puisque
l’Union européenne s’achemine
vers un seuil de 120 grammes de CO2 par kilomètre
parcouru, l’assiette et l’étalonnage
de cette taxe doivent prendre effet dès
ce seuil politique de 120 grammes.

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