Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°250]
www.agirpourlenvironnement.org

Nouveau : http://www.koleos.tv - Non au premier 4x4 de Renault !


************

SOMMAIRE

- Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement
- [CommPresse - 30 mai 08] Slogan publicitaire du Koléos : « 4x4 à l’extérieur, Renault à l’intérieur »… et schizophrénie à tous les étages ?
- [CommPresse - 30 mai 08] Règlement européen visant à limiter les émissions de CO2 des véhicules particuliers : Une usine à gaz… à effet de serre !
- Le Monde - 29 mai 08 : Emissions de CO2 des voitures : le Sénat critique Bruxelles
- Agrocarburant : Participez au sondage de la Commission européenne
- [CommPresse - 02 juin 08] Deux jeunes parents en grève de la faim pour obtenir le déplacement d’un pylône de téléphonie mobile
- Actu-Environnement.com - 23/05/2008 : Le rapport ''Paillotin'' pour la préparation du plan de réduction de l'usage des pesticides fait l'unanimité !

**********

Recevoir le Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement

Chaque semaine, Agir pour l'Environnement vous fera parvenir une synthèse de l'actualité liée aux campagnes de mobilisation en cours (Téléphonie mobile, énergies renouvelables, 4x4, déchets ménagers, antipublicité, Ogm...)

Vous inscrire au Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement : cliquez ici

Pour effectuer un don à Agir pour l'Environnement : cliquez ici

Pour devenir bénévole de l'association : cliquez ici

***************

Agir pour l'Environnement - Réseau Action Climat France - Greenpeace France

- Communiqué de presse du 30 mai 2008-

Slogan publicitaire du Koléos : « 4x4 à l’extérieur, Renault à l’intérieur »… et schizophrénie à tous les étages ?

Paris, le 30 mai 2008 : En dévoilant le slogan censé venter les mérites du Koléos, premier 4x4 de Renault, le constructeur hexagonal semble exprimer publiquement sa difficulté à assumer un choix particulièrement peu opportun en ces temps de renchérissement des matières pétrolières et de dérèglement climatique.

En choisissant un double slogan illustrant son double langage opposant l’extérieur et l’intérieur, le 4x4 et Renault, le constructeur laisse à penser qu’il commercialise un 4x4 à l’insu de son plein gré.

Suite du communiqué sur www.koleos.tv

***************

Agir pour l'Environnement - France Nature Environnement - Réseau Action Climat France - Greenpeace France

-Communiqué de presse du 30 mai 2008-

Règlement européen visant à limiter les émissions de CO2 des véhicules particuliers : Une usine à gaz… à effet de serre !

Paris, le 30 mai 2008 : Dans un rapport d’information parlementaire, Mme Fabienne KELLER, Sénatrice, déplore la complexité de la réglementation européenne sur les émissions de CO2 des véhicules particuliers en cours de négociation.

Les associations déplorent, quant à elles, les reculs subis par le texte communautaire suite aux pressions de l’industrie automobile, notamment allemande.

Ce règlement européen devait initialement imposer une norme de rejet de 120g/CO2 par kilomètre à l’ensemble des véhicules particuliers vendus dès 2012. A la suite des pressions de l’industrie automobile, le niveau des rejets a été porté à 130g/CO2 par km avec une répartition de l’effort basé sur le poids des véhicules, critères bénéficiant aux 4x4 et grosses berlines. Les pénalités, en cas d’irrespect de ce règlement, seraient progressives et peu dissuasives jusqu’en 2015, revenant ainsi implicitement à reporter la date de mise en œuvre de ce règlement de 3 ans ! Enfin, l’objectif de réduction à horizon 2020 tend à être remis en question.

Face au renchérissement du coût des matières premières et au défi climatique, les associations appellent les députés européens à résister aux pressions de l’industrie automobile. L’industrie automobile européenne doit accepter d’offrir rapidement ce que la crise climatique nous impose et ce que le consommateur demande, à savoir des véhicules peu consommateurs et faiblement émetteurs de CO2, faute de quoi, elle risque notamment de voir se détourner nombre d’automobilistes qui veulent faire le choix de la sobriété énergétique.

Les associations appellent la France à s’impliquer d’avantage dans la négociation afin de limiter l’influence des constructeurs automobiles et défendre une réglementation ambitieuse comprenant :

· une moyenne de 120g/km en 2012 et 80g/km en 2020 ;
· une répartition de l’effort fondé sur l’emprise au sol et non le poids ;
· une pénalité de 150 euros par gramme supplémentaire et par véhicule dès 2012.

***************

- Le Monde - 29 mai 08 : Emissions de CO2 des voitures : le Sénat critique Bruxelles

Les sénateurs Hubert Haenel (UMP Haut-Rhin) et Fabienne Keller (UMP Bas-Rhin) rendent, jeudi 29 mai, leur rapport sur la proposition de règlement européen visant à réduire les émissions de CO2 des voitures. Ce règlement doit être adopté dans les prochaines semaines. La proposition de la Commission européenne fixe une norme d'émission de CO2 de 130 grammes par kilomètre à compter de 2012 au lieu de 160 grammes actuellement.

"Si le principe de réduire les émissions de CO2 va dans le bon sens, les modalités de mise en œuvre prévues sont plutôt critiquables", indique d'emblée Mme Keller. Les deux sénateurs regrettent que Bruxelles n'ait tout simplement pas choisi le système du bonus/malus adopté notamment par la France et qui incite les automobilistes à acheter des petits modèles peu polluants. "Un système simple, clair, efficace et compris par tout le monde", dit Mme Keller. La Commission a opté pour une réglementation des émissions en fonction du poids des voitures. La pente de la courbe – correspondant à une ligne graphique reflétant le poids et le CO2 moyen par flotte – qui illustre cette équation est de 60 %. Cela signifie que, plus les voitures sont lourdes, moins l'objectif sera ambitieux. Sur ce sujet, les groupes français et italiens s'opposent aux groupes allemands : les premiers, dont les modèles sont moins lourds, souhaitant une pente de 40 %, les seconds de 80 %.

MODULER LES PÉNALITÉS

Les deux sénateurs préconisent une pente la plus neutre possible fixée entre 45 % et 60 %. Ce différend a été traité au plus haut niveau entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel, qui a tout de suite soutenu l'industrie automobile allemande. De plus, ce calcul sera modulé au sein des constructeurs. Porsche, dont le dernier modèle dégage 300 grammes de CO2 par kilomètre, ou encore Audi pourront ainsi profiter des modèles Seat ou Skoda du groupe Volkswagen.

Autre grief : les pénalités prévues par Bruxelles quelle que soit l'importance du dépassement : 20 euros par gramme en trop en 2012 multipliés par le nombre de véhicules vendus, 35 euros en 2013, 60 euros en 2014 et 95 euros en 2015.

"Ces pénalités pourraient atteindre plus de 1milliard d'euros par constructeur", assure Mme Keller. Même si elle reconnaît que "sans contrainte forte il n'y aura pas de changement de comportement", un système consistant à moduler les pénalités en fonction du dépassement serait plus juste.

Enfin, elle critique vertement la possibilité pour les constructeurs de constituer des groupements, en réalité des "alliances artificielles", afin de respecter leurs obligations.

Nathalie Brafman

***************

- Agrocarburant : Participez au sondage de la Commission européenne

Le président de la Commission a lancé un sondage électronique sur l'objectif de 10% d'agrocarburants obligatoires dans les carburants automobiles.

Le score actuel est de 95% en faveur de cet objectif catastrophique sur les plans environnemental et social... L'industrie a bien mobilisé.

Vous pouvez réagir et voter contre.

Voici le lien : http://ec.europa.eu/commission_barroso/president/focus/cap/index_en.htm

C'est à droite dans le carré intitulé "E -poll", vous cliquez sur NO

****************

Priartém - Agir pour l'Environnement

-Communiqué de presse du 02 juin 2008-

Urgent // Urgent // Deux jeunes parents en grève de la faim pour obtenir le déplacement d’un pylône de téléphonie mobile

Paris, le 02 juin 08 : Claire Deslauriers et Christophe Troy se battent depuis plus d’un an contre l’implantation d’un pylône de téléphonie mobile situé à proximité de leur habitation dans le Hameau de la Ruchère, dans le Parc Naturel de la Chartreuse, en Isère. Le pylône de 38 mètres de haut, équipé d’antennes des trois opérateurs, véritable provocation visuelle au sein des paysages majestueux qui l’entourent, est situé à quelques mètres des maisons les plus proches.

Réunions, pétitions, lettres recommandées, manifestations… n’ont pas abouti : le couple a démarré une grève de la faim depuis dix jours et s’est installé devant la Mairie de Saint Christophe sur Guiers (38).

Il s’agit là d’un acte de désespoir, révélateur d’un dysfonctionnement grave dans notre vie démocratique et d’un cadre réglementaire totalement insuffisant. C’est parce qu’il n’a pas réussi à se faire entendre et à faire reconnaître son droit fondamental à « un environnement équilibré et favorable à la santé » (art.1 de la Charte de l’environnement) que ce jeune couple a, en désespoir de cause, opté pour cette action dont chacun connaît les risques.

L’absence de réponse à leur demande de recherche d’un site alternatif est d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’une installation cofinancée par le Conseil général de Savoie, qui engageant de l’argent public, aurait dû avoir comme souci le respect des conditions de vie et de santé des citoyens.

Mais aujourd’hui, l’heure n’est plus au regret. Les faits sont là et s’imposent à tous les acteurs du dossier. Deux jeunes personnes sont en danger si l’on reste sourd à leur appel au secours. Il faut que cet appel au secours soit entendu rapidement par les autorités publiques et les opérateurs de téléphonie.

Si l’on veut que cette affaire se termine sans dommages irréparables, il faut que très vite l’ensemble des parties prenantes se mette le plus rapidement possible autour de la table dans un esprit de réelle concertation afin de rechercher une solution qui recueille l’accord de tous.

Les associations Priartem et Agir pour l’environnement ne pourraient admettre que pouvoirs publics et opérateurs industriels restent inactifs en assistant passivement à cette grève de la fin.

***************

- Actu-Environnement.com - 23/05/2008 : Le rapport ''Paillotin'' pour la préparation du plan de réduction de l'usage des pesticides fait l'unanimité !

Après plusieurs mois de travail, le groupe d'expert chargé de préparer la mise en place du plan Ecophyto 2018 a rendu son rapport au ministre de l'agriculture. Les mesures proposées semblent satisfaire la plupart des acteurs.

Dans le cadre de la préparation du plan de réduction de l'usage des pesticides baptisé Ecophyto 2018, la troisième et dernière réunion du comité d'orientation a eu lieu hier sous la présidence de Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche. À cette occasion, le comité a examiné les conclusions des travaux du groupe opérationnel d'experts mis en place le 15 novembre dernier.

Le « groupe PAILLOTIN » du nom de leur président Guy Paillotin, secrétaire perpétuel de l'Académie d'Agriculture, réaffirme l'objectif de réduction de 50% de l'usage des pesticides en 10 ans, objectif découlant des débats du Grenelle de l'environnement. Pour l'atteindre, il recommande notamment la mise en place d'actions ayant pour objectifs la généralisation dans l'immédiat des meilleures pratiques agricoles économes en pesticides, la levée des obstacles à l'innovation et à la construction de nouveaux systèmes de production moins dépendants des pesticides et viables.

Le groupe de travail souligne également la nécessité de renforcer les réseaux de surveillance des bioagresseurs (virus, bactéries, champignons, insectes) et des effets de l'utilisation des pesticides. Il préconise une ambition très forte en matière de formation des utilisateurs et de sécurisation des métiers de la distribution des pesticides. Ce sont les conditions nécessaires pour faire adhérer le plus largement possible à cette démarche, explique le communiqué du ministère.

Les experts préconisent par ailleurs la mise en place d'indicateurs de suivi pour évaluer la réduction d'usage et s'assurer que parallèlement le profil des produits utilisés s'améliore. Des indicateurs globaux de suivi de l'intensité de l'usage calculés à partir des données de ventes de pesticides pourraient ainsi être utilisés au niveau national. L'un de ces indicateurs pourrait être le NODU. Fondé sur le nombre de doses utilisées défini par les quantités de substances vendues divisées par une dose unité de substance active, cet indicateur ferait référence pour le suivi du plan. Il pourrait être accompagné d'un ensemble d'indicateurs plus large destiné à examiner l'évolution de l'usage des phytopharmaceutiques ainsi que d'indicateurs spécifiques au niveau local.

Michel Barnier a semble-t-il accueilli favorablement le rapport en soulignant qu'il s'agit d'une très bonne base de travail pour la rédaction finale du plan d'action du Gouvernement Ecophyto 2018.

Du côté des associations de protection de l'environnement, la satisfaction est également au rendez-vous. Le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF) appelle le ministre de l'agriculture à retenir l'ensemble des propositions contenues dans le rapport Paillotin, notamment celles concernant le choix du NODU et l'objectif de réduction des pesticides de 50% en 10 ans. Nous serons vigilants à ce que le plan proposé par le COMOP Paillotin ne soit pas dénaturé, a déclaré F. Veillerette, président du MDRGF et membre de l'Alliance pour la planète. France Nature Environnement quant à elle salue l'approbation unanime des organisations agricoles, de la distribution et des industriels des pesticides et parle d'unanimité historique. La route sera longue et difficile pour en finir avec la contamination généralisée actuelle mais une étape importante a été franchie, estime Jean-Claude Bevillard, chargé des questions agricoles à FNE.

Les associations attendent désormais la concrétisation de ce plan et surtout les moyens nécessaires à sa mise en œuvre. Le MDRGF souligne la nécessité de mettre l'accent, dans le futur plan d'actions, sur la recherche concernant les itinéraires à bas niveau d'intrants, la promotion des produits de bio-contrôle et l'élaboration de variétés résistantes aux maladies et ravageurs.

Le ministre de l'agriculture a confirmé son intention de présenter le plan d'action au Président de la République lors de la première quinzaine du mois de juillet 2008.

F.ROUSSEL

*************

3788 personnes ou associations sont destinataires du Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement

> Imprimez cette page X Fermer la fenêtre