| Origine
: |
L'accélération
de la concurrence et la mondialisation de l'économie relègue
l'individu à une place accessoire. On constate depuis quelques années
que croissance économique ne rime pas nécessairement avec
progression de l'emploi. On constate même qu'un certain type de croissance
économique peut garder de l'exclusion : l'OCDE, l'INSEE, le FMI
ont admis que progrès technologique et compétition exagérée
sont les deux principaux facteurs du chômage dans les pays économiquement
développés. La compression des coûts a été
à l'origine de catastrophes écologiques ou humanitaires extrêmement
graves : Bhopal, Seveso, Sandoz, Exxon Valdez, Tchernobyl... Des millions
d'individus et des milliers d'organisations associatives ou autres dans
le monde, préoccupés par ces questions, ne disposent d'aucune
information fiable sur la réalité des conséquences
environnementales et sociales de l'activité des entreprises.
La
société civile (consommateurs, organisations écologiques
ou humanitaires, actionnaires, syndicats, opinion publique, communautés
locales...) s'organise pour pousser les entreprises à fournir une
information plus transparente et sincère. Leurs points de vue sont
pris en considération par les entreprises qui accroissent leurs
moyens pour améliorer leurs relations avec leur environnement ou
prévenir les risques liés à leurs activités.
Les responsables de ces entreprises acquièrent la certitude que
la prise en compte de critères environnementaux et sociaux dans
leurs modes de management apportent des avantages en terme d'image, de
qualité, de vision globale de l'activité, de limitation des
risques, etc.
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| Objectif
: |
Un
outil pour améliorer les relations entre la société
civile et les entreprises.
L'environnement
de l'entreprise est vivant, composé d'individus qui s'organisent
pour vivre en communauté. Il importe donc à toute organisation
cherchant à prendre en considération les dimensions sociales
et environnementales de son activité, d'être à l'écoute
des préoccupations des individus qui la composent ou qui l'entourent.
Une telle démarche ne va pas de soi. Le dialogue est souvent brouillé
par la divergence des intérêts ou par une mauvaise interprétation
des intentions des uns et des autres. L'ignorance est souvent un facteur
essentiel dans l'échec des échanges entre entreprises et
société civile.
Quelques
raisons pour intégrer les valeurs environnementales et sociales
dans les méthodes de management des entreprises :
-
Les responsables
sont de plus en plus conscients que, dans un monde complexe, il importe
d'avoir une vision globale des entreprises qu'ils dirigent. Cette globalité
doit intégrer l'environnement des entreprises. Une telle approche
permet ainsi d'éviter des dysfonctionnements coûteux.
-
L'environnement
(ressources naturelles, capitaux, salariés, consommateurs, fournisseurs,
communautés locales, opinion publique...) nécessaire au développement
n'est pas inépuisable. Il est donc indispensable de le préserver,
d'adopter une attitude de partenariat à son égard pour éviter
un alourdissement des coûts nécessaire à son renouvellement.
-
Une telle
vision peut induire des effets positifs sur la qualité des produits
et des services offerts. Dans un contexte économique de plus en
plus compétitif où l'obtention de nouvelles parts de marché
devient de plus en plus difficile, la qualité est un facteur essentiel
dans les stratégies de développement.
-
Une vision
systémique du binôme entreprise-environnement permet également
de mieux cibler les messages vers l'extérieur et, en conséquence,
d'améliorer l'image de l'entreprise. L'expérience démontre
qu'il est toujours très long et très difficile de restaurer
une image dégradée. L'objet générique de l'entreprise
consistant à considérer cette dernière comme créatrice
de richesses ne suffit plus à lui seul à justifier son rôle
social. Dès lors, d'autres questions se posent : quels types de
richesses créer ? Comment doivent-elles être réparties
?
-
La plupart
des valeurs traditionnelles des entreprises ne permettent plus à
leur salariés de s'y reconnaître. Les entreprises ne sont
plus les acteurs essentiels en matière de création d'emplois,
ni le lieu d'épanouissement social des individus. Une prise en compte
des valeurs sociales et environnementales permettent de concrétiser
un projet, de forger leur identité et d'accroître l'adhésion
des salariés.
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| Activités
: |
Pour
parvenir à ses objectifs, le CFIE a entrepris de :
-
définir
des critères précisant les priorités sociales et environnementales
des entreprises. Le CFIE a classé ces critères en cinq domaines
:
-
Les activités
des entreprises (produits, services) ;
-
Les implications
écologiques ;
-
Les relations
sociales et les partenariats économiques ;
-
Les relations
avec les communautés, les collectivités locales, les Etats
;
-
Le management
(les relations de pouvoir, la qualité de l'information) ;
-
promouvoir
ces critères. Pour y parvenir, le CFIE est à l'écoute
des acteurs de la société civile : organisations de défense
des actionnaires individuels, de consommateurs, de solidarité, de
défense des droits de l'Homme, organisations syndicales, communautés
locales...
-
établir
un dialogue et des contacts soutenus avec les entreprises françaises
et notamment celles qui composent le panel-CFIE.
-
fournir
une information pertinente et actualisée à toute personne
ou organisation désireuse de promouvoir les valeurs relatives à
la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.
Le CFIE
met à disposition des personnes et des organisations les services
suivants :
-
Impact
Entreprises, une lettre bimestrielle destinée au grand public
-
Des analyses
spécifiques sur commande
-
Des études
précises sur un panel de 9 entreprises telles que Renault, PSA,
Rhône-Poulenc, Elf Aquitaine, Total, Alcatel, Lyonnaise des Eaux,
Générale des Eaux, Bouygues
-
Un système
de veille sur des sujets précis
-
Des tables-rondes
et des séminaires
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| ENTREPRISES
; MONDIALISATION ; EXCLUSION ; SOCIETE CIVILE. ENVIRONNEMENT ; SOCIAL ;
RESPONSABILITE |
Fiche
rédigée par le CFIE, mars 1998 |