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Dossiers de l'AITEC. Groupe Service Public. Résumé des documents


Privatisation et dérèglementation en Allemagne
 

Le gouvernement allemand se propose de développer la privatisation et la dérèglementation afin d'accroître la croissance économique par le biais de la concurrence.

La privatisation des diverses entreprises allemandes se fait, pour des raisons de principe, dans le cadre d'une concentration de l'Etat sur ses missions intrinsèques. Depuis 1992, le nombre de participations directes ou indirectes à des entreprises a diminué de plus de 50 %.

Ainsi, la privatisation de Deutsche Telekom ne se fera pas au profit de l'Etat mais du capital propre de Deutsche Telekom. De plus, l'Etat a libéré le groupe de la charge de la retraite vieillesse des fonctionnaires, après l'avoir modernisé et avoir majoré son capital. Le gouvernement fédéral souhaite par cette privatisation populariser l'action comme alternative d'investissement au sein de la population allemande, jusqu'ici restée relativement étrangère à une telle pratique. Il multiplie donc les encouragements à l'actionnariat en soulignant que Deutsche Telekom domine le marché allemand et a intensifié depuis quelques années ses activités internationales. L'entreprise dispose aussi en Allemagne du plus dense réseau mondial de fibres optiques. Elle ne néglige aucun effort pour se libérer du poids des dettes contractées (110 milliards de DM) dans le cadre des investissements consentis pour la mise en place des infrastructures des télécommunications en Allemagne de l'Est, ainsi que par suite des subventions versées durant des dizaines d'années aux entreprises sources que sont la Post et la Postbank.

Cette étape est aujourd'hui pratiquement dépassée. En 1995, 15 milliards de DM ont été remboursés. Les importantes compressions de personnel et la fin des investissements laissent entrevoir des bénéfices croissants. La politique de privatisation est aussi un succès pour l'Etat fédéral. Il a touché plus de 10 milliards de DM par suite de la vente de ses actions d'entreprises publiques.

La liste des candidats à la privatisation est longue : la Postbank, les stations service et restoroutes, la poste aux lettres et aux colis, les aéroports, les sociétés de construction de logements publics, une société de vérification des comptes et la maison des invités du gouvernement. L'objectif est un Etat "svelte", concentré sur ce qui ne peut pas relever des initiatives privées. La privatisation est présentée comme un gain pour les repreneurs et les investisseurs mais aussi pour l'économie nationale.


 

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