Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs 21 ter rue Voltaire - 75 011 PARIS Tél. : (33) 01 43 71 22 22 - Fax : (33) 01 44 64 74 55 Courriel : aitec@globenet.org |
* La question mondiale * Service public * Questions urbaines * Solidarité internationale |
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ENVIRONNEMENT |
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| Aujourdhui, près
de la moitié de la population mondiale vit dans les zones urbaines
; en 2025, ce chiffre dépassera 60%, soit environ 5 milliards de
personnes !
Cette croissance de la population citadine est particulièrement importante dans les pays pauvres : entre 1970 et 2000, cette population sera vraisemblablement passée de 635 millions à plus de 2 milliards, soit une augmentation de presque 350 % en 30 ans, alors que dans les pays riches elle ne sera que de 54%. Dans beaucoup de villes du Tiers Monde, la moitié seulement des besoins en eau potable est satisfaite et il manque dramatiquement dinfrastructures pour évacuer les eaux usées et les eaux de pluie, doù les inondations et les maladies souvent meurtrières. De plus, la qualité des ressources en eau douce se dégrade çà cause des pollutions industrielles et domestiques. Cest un problème que les pays développés connaissent bien ; ils tentent de le résoudre depuis quelques années déjà, grâce à une technologie de plus en plus sophistiquée dont les pays pauvres ne disposent pas. Dans ces conditions, et compte tenu de la croissance urbaine à venir ; vivre aujourdhui dans une ville où leau est disponible en quantité suffisante et ne présente aucun danger pour la santé, et où les eaux usées sont évacuées sans risque pour les êtres humains et lenvironnement, est une chance et même un luxe. (Panneau 1) LEAU ET LASSAINISSEMENT DANS LES VILLES DU NORD Dans les villes du Nord: l'eau, ça coule de source ! Dans les villes du Nord,
l'eau
est omniprésente : dans la sphère privée, il suffit
d'ouvrir le robinet pour disposer d'une eau potable et abondante; dans
le domaine public, les rues, les parcs, les jardins sont jalonnés
de fontaines, bassins et points d'eau divers et les piscines, bases de
loisirs ne manquent pas.
Une industrie de l'eau Il s'est créé
progressivement dans les pays développés une véritable
industrie de l'eau : le captage, le traitement et la distribution de l'eau
potable, l'assainissement et l'épuration des eaux usées domestiques
et industrielles, la maîtrise du ruissellement des eaux de pluie,
toutes ces activités sont aujourd'hui gérées par des
institutions publiques et des sociétés privées au
niveau local et/ou régional. Leau est devenue l'affaire des spécialistes:
ceux-là sont chargés d'assurer à tous un bon approvisionnement
et - une bonne évacuation de l'eau pour un prix modeste, d'assurer
une continuité de service permettant de libérer le citadin:
plus de corvée d'eau, plus de risques sanitaires, plus de vidanges
; en bref, l'amélioration du bien-être et de la santé
du citadin.
Surconsommation et gaspillage "Ainsi pris en charge, les
citadins sont devenus aussi exigeants qu'insouciants. on arrose le jardin
à l'eau potable, on jette tout à l'égout et à
la rivière ; les coupures d'eau paraissent intolérables,
mais les réseaux sont aussi méconnus qu'enterrés"
(1).
Le saviez-vous ? En France, les réseaux de distribution d'eau potable laissent échapper au moins 10 % de leur contenu. De plus, 90 % de cette eau rendue potable à grands frais par les usines de traitement, repart à l'égout aprùs avoir servi à laver des voitures, à arroser des jardins, ou à nettoyer des carrelages. Un robinet qui goutte entraîne
une perte de 30 à 50 rn3 par an (ce qui représente la moitié
de la consommation. globale d'eau par an d'une personne vivant dans un
pays pauvre).
L'eau en péril
dans les pays riches
Les limites de la technique
employée, l'exemple de la France
L'eau dans les pays riches
: le produit alimentaire le plus surveillé
LEAU ET LASSAINISSEMENT DANS LES VILLES DU SUD Dans les villes du Tiers
Monde et plus particulièrement dans les quartiers défavorisés,
les besoins en eau potable et en assainissement ne sont pas couverts ou
partiellement, entraînant une détérioration de la qualité
de la vie et une multiplication des maladies hydriques. Selon les estimations
des Nations Unies, en 2025, la population mondiale atteindra 8,5 milliards.
Près de la moitié des hommes vivront alors dans les villes
des pays en développement; près de la moitié de ceux-ci
seront des citadins vivant dans les quartiers défavorisés.
L'approvisionnement en eau potable dans les villes du Sud Parmi les citadins classés
comme n'ayant pas l'eau potable (de 20 à 50%, parfois plus dans
certains quartiers), certains doivent faire la queue pendant des heures
à une borne-fontaine pour prendre une petite quantité d'eau,
tandis que d'autres achètent l'eau à des camions citernes
ou à des revendeurs d'eau, ou la puisent directement dans les cours
d'eau, souvent contaminés par le déversement systématique
des eaux usées. (Panneau 6)
La corvée d'eau pour les femmes et les enfants Les femmes et les enfants
se chargent en général de la corvée d'eau : privés
d'eau courante ou de points d'eau salubre à proximité de
leur logement, ils passent une grande partie de leur journée à
faire la queue aux bornes-fontaines, à attendre les camions citernes....
pour de petites quantités d'eau.
"Je suis Filomena Moreira ... Je viens ici tous les jours chercher de l'eau à la fontaine publique parce que je n'ai pas d'eau courante à la maison. Je me lève chaque matin à cinq heures, je fais à manger pour ma famille, je m'occupe des enfants qui vont à l'école, j'attache le plus jeune sur mon dos. Puis je vais faire la queue pour acheter deux récipients d'eau... Ma fille de 9 ans, qui va à l'école seulement l'après-midi, reste à la fontaine pour s'occuper des récipients, et moi je retourne à mes taches domestiques. Plus tard, je reviens pour transporter l'eau sur ma tête, un récipient à la fois. Ça, c'est si j'ai de la chance, parce que, comme il y a plus de 100 femmes, parfois je n'arrive à obtenir qu'un récipient, et d'autres fois aucun..." (3). (Panneau 5) L'assainissement des villes du Sud Au problème de l'approvisionnement en eau potable s'ajoute celui de, l'élinùnation des eaux usées, des excréta, des ordures ménagères et des eaux pluviales. La pratique de la défécation en plein air, le rejet incontrôlé des eaux usées et des ordures et l'inefficacité du drainage des eaux de surface (résultant des inondations, de l'accumulation des eaux usées ou d'un mauvais ruissellement des pluies d'orage), qui semblent sans conséquences dans les zones rurales peu habitées, se traduit en ville par la pollution des ressources en eau douce et la recrudescence des maladies hydriques. A Jabalia (territoire
occupé de la bande de Gaza). "Avant que les égouts fermés
soient installés, des fossés d'écoulement à
l'air libre amenaient les eaux brutes de chaque ménage jusqu'à
un énorme trou ... Ce réseau fétide faisait régner
une horrible puanteur sur tout le camp et posait un grave risque pour la
santé et même la vie; plus d'un enfant était tombé
dans le trou et s'était noyé dans ces eaux dangereuses"(4).
(Panneau 7)
Eau rare, eau précieuse Le manque d'eau potable dans
les villes du Tiers Monde et plus spécifiquement dans les quartiers
défavorisés, conduit les habitants à économiser
cette ressource précieuse.
Un habitant des pays pauvres consomme en moyenne (pour ses besoins quotidiens domestiques), 40 litres; dans certaines villes, la consommation quotidienne n'est que de 20 litres. Le témoignage d'une femme vivant à Quito, capitale de lEquateur témoigne: "On utilise seulement 20 litres d'eau achetée au camion citerne par jour pour chaque membre de la famille, uniquement pour la cuisine, pour nous laver et pour laver le linge. Pour nous laver, on utilise l'eau des camions en été seulement, parce qu'en hiver on a l'eau de pluie qu'on a recueillie" (7). Eau et santé dans les villes du Sud Bien que difficilement mesurable, le lien entre l'eau et la santé est indiscutable. Ainsi, quand les systèmes d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement ont été améliorés dans les pays industrialisés aux XIX et XX siècles, l'impact sur la santé fut révolutionnaire. L'espérance de vie dans les villes françaises, par exemple, est passée de 32 ans en 1850 à 45 ans en 1900. "120rganisation Mondiale de la Santé estime à 25 millions par an, les décès dus à la consommation d'eau contaminée par des gènes pathogènes et polluants dans les pays en développement" (5). Les inégalités dans les villes du Sud : l'eau et l'assainissement pour les riches Les groupes sociaux les plus
exposés aux risques de contamination par des gènes pathogènes
et polluants sont les pauvres, à savoir les habitants des quartiers
défavorisés, contraints de s'installer dans des zones propices
aux inondations et aux eaux stagnantes ( eaux qui, mêlées
aux déchets de toute sorte et aux eaux usées, sont de puissants
vecteurs de maladie ) et mal desservies en eau salubre.
Comment expliquer ces inégalités d'accès à l'eau Potable et à l'assainissement dans les villes du Sud La population urbaine croît
trop vite pour que les pouvoirs publics puissent mettre en place les infrastructures
nécessaires (manque de moyens financiers et techniques). Les inégalités
résultent d'une croissance urbaine mal gérée et mal
acceptée par les autorités, qui en ont théoriquement
la charge: ces dernières, face à l'ampleur du problème,
se déresponsabilisent, elles se refusent à aider des populations
qui vivent, selon elles, dans des abris illégaux, et ne disposent
pas de revenus réguliers pour payer des systèmes de fourniture
d'eau potable et d'évacuation des eaux usées. Ces politiques
ségrégatives conduisent à n'approvisionner et à
n'assainir que les quartiers riches, et à mettre à l'écart
les populations pauvres, à les exclure de la ville.
Bombay en Inde
Quito, capitale de lEquateur
Les maladies de l'eau 1- Le déficit corporel
en eau ou les effets de la chaleur sur l'organisme humain
2 - Les maladies causées
par un manque d'eau salubre nécessaire à l'hygiène
3- Les maladies d'origine
hydrique ou contractées en buvant de l'eau contaminée
Le choléra est la maladie de la pauvreté : l'origine de l'épidémie est une grave crise économique qui a favorisé l'émergence d'un sous- prolétariat à la périphérie des grandes villes d'Amérique Latine; une croissance urbaine anarchique a engendré l'apparition d'un habitat précaire et insalubre caractérisé par l'absence d'infrastructures dans le domaine de l'eau et de l'assainissement. A cela, il faut ajouter une éducation sanitaire inexistante. - Les gastro-entérites : Chaque année, 6 millions d'enfants de moins de 5 ans meurent de diarrhée. A n'importe quel moment, il y a dans le monde, 100 millions d'individus atteints de diarrhée. - Le ver de Guinée ou la dracunculose : le ver de Guinée ou la dracunculose est une infection par le canal d'insectes microscopiques présents dans l'eau consommée, qui ont ingérés les larves du ver de Guinée. Si les insectes microscopiques sont détruits par le suc gastrique dans l'estomac, il n'en va pas de même pour les larves qui traversent la paroi intestinale où elles effectuent leur croissance. Les vers mâles et femelles s'accouplent. Une fois le ver mâle mort, la femelle peut atteindre un mètre de longueur et peut sortir, 10 à 14 mois après l'ingestion des moucherons, par la jambe ou le talon du malade! 20 millions de personnes sont affectées chaque année par le ver de Guinée. 4 - Les maladies transmises par des vecteurs liés à l'eau (c'est à dire par des insectes qui se reproduisent dans l'eau ou piquent près de l'eau) - Le paludisme est la première cause de mortalité dans le monde. Cette maladie transmise par les moustiques qui se développent grâce aux eaux stagnantes, concerne plus de 2 milliards d'hommes vivant en quasi totalité dans les pays pauvres. L'extension incessante des pollutions dans le Sud Dans les pays en développement,
on constate une extension importante des pollutions; l'industrialisation
et l'urbanisation poussées ont entraîné une contamination
généralisée des aquifères et des eaux de surface.
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Une autre gestion de l'eau dans les villes du Nord L'eau qui fait naître
la vie et l'entretient depuis des millions d'années, est, avec l'air
que nous respirons, le plus précieux des patrimoines de l'humanité.
L'eau et l'assainissement dans la ville : un thème de solidarité et de coopération internationales "Les efforts concertés
déployés dans les années 80, et notamment au sein
de la Décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement
lancée par l'Organisation des Nations Unies en 1981, ont permis
à des centaines de millions de personnes parmi les plus pauvres
du monde, de bénéficier de services d'approvisionnement en
eau potable et d'assainissement. Le principe de base, accepté d'un
commun accord, était que tous les peuples, quels que soient leur
stade de développement et leur situation économique et sociale,
ont droit d'avoir accès à une eau potable dont la quantité
et la qualité soient égales à leurs besoins essentiels"
(8). Mais les progrès sans précédent réalisés
durant la Décennie 19811990 ), ont surtout concerné les populations
rurales des pays en développement; la situation des populations
des quartiers urbains défavorisés reste extrêmement
préoccupante. Elle est d'autant plus alarmante que ces quartiers
connaissent et connaîtront une croissance démographique exponentielle.
Droit à la ville, droit à l'eau et à l'assainissement Il est nécessaire de rappeler aujourd'hui, étant donné la perpétuation des disparités entre les nations et à l'intérieur des nations, que tout citadin a le droit d'avoir accès à l'eau potable en quantité suffisante pour assurer ses besoins essentiels, et à l'assainissement. La négation de ce droit doit être interprétée comme la négation du droit à la vie et à une citoyenneté pleine et entière. Les villes des pays en développement doivent donc coopérer davantage entre elles et avec les pays développés, pour faire reconnaître ce droit à la ville et ce droit à l'eau et à l'assainissement. L'eau et la développement sont intimement liés En garantissant les droits à la ville, à l'eau et à l'assainissement, on améliore la santé et le bien-être de tous les citadins, pour qu'ils puissent contribuer au développement économique et social de leur ville. Leau est ainsi un puissant facteur de lutte contre la maladie, la pauvreté et. l'exclusion. Le droit à l'eau et à l'assainissement doit être garanti par les gouvernements, les institutions internationales, les organisations non gouvernementales, la communauté internationale; ils doivent uvrer tous ensemble pour que l'eau et l'assainissement dans la ville soient véritablement un thème de coopération et de solidarité internationales; pour que, "dans toutes les régions de la planète et allant au-devant de la multiplication rapide des hommes et des femmes qui les peuplent, l'eau soit disponible en quantité et qualité suffisantes" (9), et les eaux usées, évacuées sans danger pour les êtres humains et l'environnement. (Panneau 10) Eau potable et assainissement
à Esteli au Nicaragua. La ville d'Evry (France) au sein d'un
partenariat européen (11)
Quartier de Yantala à
Niamey au Niger
L'approvisionnement en
eau potable de Bay aux Philippines
Tout cela a changé
il y a quelques années, grâce à une société
publique locale et à l'aide financière du PNUD. Un nouveau
système de distribution de l'eau a été testé
avec succès. les usagers ont le choix entre divers services possibles
(raccordement direct, bornefontaine, ...), choix qui est établi
en fonction de leur revenu.
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Cette table ronde a réuni une centaine d'acteurs et de décideurs à Sophia Antipolis du 21 au 23 février 1994 (12). 1. Toute personne, quelles que soient ses conditions de vie ou ses ressources, a le droit imprescriptible de boire une eau saine. 2. La satisfaction des besoins essentiels des populations des quartiers urbains défavorisés en matière d'eau potable et d'assainissement doit être intégrée dans les politiques de développement urbain et de santé publique mises en uvre par les pouvoirs publics. 3. Seuls un engagement résolu des gouvernements et la participation active des citoyens eux-mêmes peuvent apporter à ces problèmes les solutions urgentes qu'ils requièrent. A cette fin un grand effort de communication et de sensibilisation doit être entrepris sans tarder. 4. Laccès à l'eau potable et à l'assainissement comprend des droits et des devoirs pour garantir une juste répartition de cette ressource rare comme des investissements et de leur financement, ainsi que la maintenance des équipements afin de lutter contre les phénomènes d'exclusion. 5. La valeur économique de l'eau doit tenir compte de sa valeur d'usage. La pérennité des investissements du secteur eau et assainissement requiert une prise en charge par les bénéficiaires des coûts correspondants. Des mécanismes de péréquation entre les différentes couches de population urbaine doivent être mis en place. Une part de subvention peut cependant s'avérer nécessaire. 6. Pour optimiser les objectifs de santé, l'approvisionnement en eau et l'assainissement doivent relever d'une approche intégrée, réaliste et participative. 7. Les prestations offertes devront couvrir les besoins essentiels tout en garantissant une protection sanitaire satisfaisante. 8. Les solutions aux problèmes évoqués doivent tenir compte d'un contexte en évolution, caractérisé par une plus grande décentralisation et la responsabilisation des acteurs locaux: municipalités, prestataires de services, entreprises privées et publiques grandes et petites, membres des communautés et leurs dirigeants hommes et femmes ainsi que les organisations non- gouvernementales. Ce nouveau partage des tâches ne doit pas enlever à l'Etat sa responsabilité générale et régulatrice. 9. Les partenariats reliant ces acteurs constituent des instruments essentiels pour l'accès équitable de toutes les composantes de la population des quartiers défavorisés à une eau saine et à l'assainissement. Leurs relations et la définition de leurs compétences respectives devront être clarifiées et organisées, notamment sous forme de contrats, en tenant compte du contexte social et culturel de chaque région. 10. Les solutions techniques ne doivent pas être considérées comme point de départ mais comme résultat d'un processus intégrant d'autres dimensions sociales, environnementales, culturelles, économiques et institutionnelles et impliquant tous les acteurs. 11. Lanimation, la formation et l'information doivent accompagner l'identification et la mise en uvre de technologies adaptables. 12. Un effort important doit être fait dans le domaine de l'évaluation, de la recherche, de la production et de la diffusion (grâce à une approche réellement participative) de données de base de bonne qualité, notamment dans les pays du Sud. 13. La tendance actuelle des bailleurs de fonds à financer en priorité les équipements lourds des centres ville doit être rééquilibrée au profit des quartiers périphériques et des villes secondaires. Des financements complémentaires significatifs doivent être mobilisés pour répondre aux besoins des plus pauvres et engendrer un développement durable. 14. Concernant les formes que peut revêtir la coopération internationale, il convient de susciter la multiplication des partenariats entre collectivités territoriales, organisations professionnelles, associations de solidarité, qui complètent la coopération intergouvernementale et lui donnent une dimension particulièrement proche des préoccupations des citoyens des communautés du Sud et de l'Est. ------------------
(1) B. BARRAQUE "Angleterre, Allemagne, France: trois modèles de gestion de l'eau" in Le grand livre de l'eau, la Manufacture de la Cité des Sciences et de l'industrie, 1990. (2) Q. DEVILLE "L'eau une denrée omniprésente" in Développement (ED) n°41, 1993 (3) F. BEITENCOURT "La corvée d'eau au Cap Vert" in Développement (ED) n'41,1993. (4) M.L. HANLEY "Du ménage dans les égouts de Jabalia" in Source, juillet 1990 dossier spécial "Le défi urbain". (5) "L'eau et la santé dans les quartiers urbains défavorisés" GRET Programme Solidarité Eau, mai 1994 p.33. (6) idem p. 154 (7) J. PONCE "Pas d'eau pour les envahisseurs" in Développement (ED) n'41, 1993. (8) Extraits des orientations formulées par la communauté internationale dans L'Agenda 21 Sommet de la Terre Rio de Janeiro 1992. (9) E. ROBSON "Niger: des services urbains abordables pour les pauvres" in Source, juillet 1990. (10) D. QUINLEY "Les Philippines choisissent des solutions peu coûteuses" in Source, juillet 1990. (11) Exemple tiré de "L'eau et la santé dans les quartiers urbains défavorisés", GREP, Programme Solidarité Eau, mai 1994, page 104. (12) In «l'eau et la
santé dans les quartiers urbains défavorisés»,
GREP, PSEA U, mai 1994, p 1 74-1 75.
Document de l'AITEC, 1994 |
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